Marchés actions : quels risques pour notre système financier ?

Cette semaine, la Banque de France et l'Autorité des marchés financiers (AMF) publient plusieurs documents d'analyse des marchés actions en France. Face aux incertitudes en 2022, les investisseurs particuliers sont-ils trop exposés aux risques ? Le point avec Le Courrier Financier.
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L’ACPR et l’AMF publient leur rapport sur les engagements climatiques des acteurs de la Place

Les institutions financières continuent de renforcer leurs engagements publics dans ce domaine, à travers des engagements tant individuels que collectifs. Les politiques de désinvestissement et d’exclusion, ainsi que l’engagement actionnarial, font partie des actions les plus souvent mises en avant. Il est néanmoins difficile de recenser, de comparer et d’évaluer ces engagements qui ont des portées variées, peuvent être mis en œuvre de manière plus ou moins ambitieuse selon les établissements, et s’inscrivent souvent sur des horizons longs.

À la suite des analyses menées et du travail des Commissions Climat et finance durable des deux Autorités, qui ont accompagné de leurs avis la préparation de ce document, le rapport est l’occasion d’un suivi de la mise en œuvre des préconisations faites en 2020 et de leur actualisation. Nombre d’entre elles restent toujours d’actualité.

A l’issue de ce deuxième exercice, l’ACPR et l’AMF encouragent plus particulièrement les acteurs à :

  • communiquer une date d’échéance claire sur les engagements afin de faciliter leur lecture et vérification dans le temps et de délimiter plus clairement le cadre d’action des institutions financières ;
  • accroître la clarté et la précision de leurs politiques sectorielles pour le pétrole et le gaz, en s’inspirant des travaux menés sur le charbon, et rendre compte de façon transparente et homogène de leurs expositions aux énergies fossiles, en incluant l’intégralité de la chaîne de valeur, ainsi que le périmètre d’affaires le plus large possible ; ces informations seront notamment demandées dans le cadre de la mise en œuvre en 2021 du règlement européen SFDR et de l’article 29 de la Loi Énergie et climat ;
  • intensifier les travaux en cours visant à permettre une mesure plus robuste de l’exposition des acteurs aux énergies fossiles ;
  • formaliser davantage les politiques d’accompagnement des clients et d’engagement actionnarial, souvent mises en avant par les établissements comme un des leviers d’action du secteur financier en faveur de la transition.

Le rapport revient aussi sur le rôle des démarches collectives, nationales ou internationales, auxquelles adhérent les institutions financières, notamment pour leurs engagements « net zero ». Ces initiatives permettent de fédérer les travaux et de développer des cadres méthodologiques communs, mais il reste souvent à expliciter les impacts concrets pour les acteurs qui y font référence. Ces efforts permettront aussi de mieux comparer et évaluer les engagements pris. 

En savoir plus :Deuxième rapport ACPR/AMF sur le suivi des engagements climatiques des acteurs de la Place de Paris

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Salon de l’Immobilier et de l’Investissement 2021 : comment éviter les pièges en matière d’investissement

Le Courrier Financier s’est rendu le 8 octobre dernier au Salon de l’Immobilier et de l’Investissement 2021, qui se tenait au Carrousel du Louvre à Paris. Dans ce cadre, les Conférences CGP intervenaient sur le thème « comment éviter les pièges en matière d'investissement ».
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Reporting des enjeux climatiques : l’AMF accompagne les entreprises

L’Autorité des marchés financiers (AMF) a présenté le 16 décembre 2021 à la presse son panorama financier et extra-financier du reporting carbone des entreprises en présence de Benoît de Juvigny, secrétaire général, Astrid Milsan, sécrétaire générale adjointe, Direction des émetteurs et des affaires comptables. Parmi les sujets évoqués : les indicateurs quantitatifs utilisés par les sociétés pour rendre compte des enjeux climatiques, les informations communiquées par les entreprises sur leurs engagements de neutralité carbone, et les incidences comptables et les informations en lien avec le climat dans les états financiers.

Quel cadre règlementaire ?

Ce rapport présente un état des lieux du reporting financier et extra-financier des entreprises concernant les enjeux climatiques à partir d’un échantillon de sociétés cotées françaises. Si des progrès ont été accomplis depuis 2019, les prochaines échéances réglementaires européennes et les attentes croissantes de leurs parties prenantes obligent à accélérer les efforts.

Ce rapport analyse les indicateurs quantitatifs liés au climat publiés par les entreprises dans leur déclaration de performance extra-financière (DPEF), les informations communiquées par les entreprises en ce qui concerne leurs engagements de neutralité carbone pour celles qui en ont pris, et, le cas échéant, les incidences comptables ainsi que les informations liées au climat présentées dans les états financiers des entreprises.

L’AMF a étudié les informations exigées par le cadre réglementaire, ainsi que les autres informations fournies par les entreprises. Des efforts ont été entamés par les entreprises, mais il reste néanmoins une marge de progression quant aux indicateurs chiffrés et informations. Ils sont déjà scrutés par les investisseurs notamment en application du règlement sur la publication d’informations en matière de durabilité dans le secteur financier (SFDR), ou devraient être bientôt exigées avec la future Directive européenne sur le reporting de durabilité (CSRD).

Face au changement climatique

Les points clés suivants sont mis en avant dans le rapport à partir d’un échantillon d’entreprises appartenant à des secteurs fortement impactés par le changement climatique : 

  • s’agissant des données sur les émissions de gaz à effet de serre (GES), l’étendue du périmètre organisationnel et opérationnel (scopes) à prendre en compte, ainsi que les éléments fournis pour le justifier et pour rendre compte de la méthodologie utilisée ont vocation à être améliorés ;
  • les entreprises doivent se préparer à définir et rendre publics des objectifs de réduction des émissions de GES sur les trois scopes à court et moyen terme, en valeur absolue et en intensité, que ce soit dans le cadre de plans de transition ou en lien avec des engagements de réduction des émissions de GES de l’entreprise, ou des approches de neutralité carbone ;
  • lorsqu’ils sont matériels, l’AMF encourage aussi les entreprises à renforcer leur transparence sur les risques physiques liés au réchauffement climatique auxquels elles sont confrontées, qu’ils résultent d’une modification des températures moyennes ou des régimes de précipitation ou de l’augmentation de la fréquence et de la sévérité des évènements climatiques extrêmes ;
  • l’AMF constate que très peu d’informations relatives aux impacts du changement climatique apparaissent aujourd’hui dans les états financiers des entreprises ; celles-ci doivent poursuivre leurs réflexions et travaux en ce qui concerne la prise en compte des conséquences du changement climatique dans les états financiers et s’assurer de la cohérence entre les informations présentées dans les comptes et les autres supports de communication de l’entreprise.

Se préparer aux nouvelles exigences

Concernant la neutralité carbone qui a fait l’objet de nombreuses annonces à la COP 26, l’AMF souligne que les entreprises devraient se référer aux cadres en train d’émerger qui définissent les précautions à prendre pour veiller à la robustesse et la transparence de cette démarche. Le recours à la compensation carbone, qui devrait croître de façon importante dans les années à venir, notamment en lien avec la multiplication des engagements de neutralité carbone des entreprises, est également analysé dans ce rapport que ce soit la nature des projets ou sa contribution à la stratégie de neutralité carbone.

Compte tenu du projet en cours de la future Directive CSRD, l’AMF encourage les entreprises de toutes tailles à se préparer aux nouvelles exigences et à veiller à la cohérence d’ensemble de leurs communications en ce qui concerne les enjeux climatiques. Aujourd’hui, au regard de ses constats dans l’échantillon étudié, il est nécessaire de renforcer les efforts pour mieux comprendre les impacts des actions initiées dans les états financiers et les liens entre l’information financière et extra-financière pour les entreprises. 

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Label ISR : Generali Investments Partners l’obtient pour 7 fonds

Generali Investments Partners S.p.A. Società di gestione del risparmio (Generali Investments Partners) — spécialiste de l'assurance et de la gestion d’actifs — annonce ce mardi 18 janvier l'obtention du Label ISR pour 7 fonds actions, obligataires et monétaire, qui représentent un encours de plus de 2,2 Mds€. Cette démarche de labellisation répond aux exigences croissantes des investisseurs français et européens en matière d’investissement responsable.

Elle reste cohérente avec la stratégie du Groupe Generali : développer et promouvoir une offre diversifiée de  solutions d’investissement responsables, sur des actifs cotés et non cotés. Elle s’inscrit  également dans l’approche du groupe Generali, en matière d’investissement esponsable et  de développement durable. 

7 fonds labellisés ISR

Les 7 fonds qui ont obtenu le Label ISR — soutenu par le Ministère de l’Economie, des Finances et de la Relance — en décembre 2021 sont : 

  • 4 compartiments de la SICAV luxembourgeoise Generali Investments SICAV (“GIS”) dont la société de gestion est Generali Investments Luxembourg S.A. et qui a délégué la gestion à Generali Investments Partners : Generali Investments SICAV (GIS) SRI World Equity ; Generali Investments SICAV (GIS) SRI Euro Premium High Yield ; Generali Investments SICAV (GIS) SRI Euro Green & Sustainable Bond ; et Generali Investments SICAV (GIS) SRI Euro Corporate Short Term Bond.
  • 3 OPCVM de droit français dont la société de gestion est Generali Investments Partners : GF Europe Megatrends ISR ; Generali Euro Convertibles ISR ; Generali Trésorerie ISR.  

Ce que signifie ce label

Les compartiments et les fonds « Label ISR » mentionnés ci-dessus sont également classés  Article 8 au sens de la réglementation européenne SFDR. Le Label ISR de l’Etat français est attribué pour une durée de 3 ans renouvelable, au terme d’un processus strict d’audit et de labellisation mené par un organisme de certification agréé  et indépendant. Le Label ISR constitue un standard de place français pour les investisseurs. 

L’obtention du Label ISR témoigne ainsi de la rigueur des approches de Generali Investments Partners et du groupe Generali, tant en matière d’ESG (Environnement, Social, Gouvernance) qu’en matière d’engagement avec les émetteurs, dans le but d’assurer des bénéfices environnementaux et sociaux de ses investissements.

Quelle approche ESG ?

« Cette démarche de faire auditer et certifier les fonds gérés par Generali Investments  Partners sur la base de notre approche ESG est une étape naturelle de notre stratégie de  développement axée sur l'élargissement de l’offre de solutions avec une solide empreinte de  durabilité », déclare Tim Rainsford, CEO de Generali Investments Partners.

« Les 7 fonds et compartiments gérés par GIP, aujourd'hui labellisés ISR, s’ajoutent  aux 16 solutions ISR déjà proposées par notre écosystème des sociétés de gestion d'actifs telles que celles de Sycomore AM et Generali Real Estate S.p.A. Società di gestione del risaprmio. Nos clients et partenaires européens ne peuvent que bénéficier de notre large éventail de stratégies d'investissement actives, distinctes, durables et susceptibles de générer de la valeur à long terme », ajoute-il.

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BFT Investment Managers nomme une Responsable de la stratégie ESG

BFT Investment Managers — société de gestion de portefeuille — annonce ce mardi 18 janvier renforcer ses équipes avec l’arrivée d'une Responsable de la stratégie ESG. Julie Fardoux prend ses fonctions dans le cadre d'un poste nouvellement créé, afin d'accompagner la croissance de l'activité de BFT Investment Managers.

Focus sur le parcours de Julie Fardoux

Julie Fardoux est diplômée d’HEC (1997). Elle débute sa carrière au sein des groupes L’Oréal puis Procter & Gamble dans des fonctions marketing (1998-2001). Elle occupe ensuite des fonctions de Responsable de la communication chez Crédit Agricole CIB puis CA Cheuvreux (courtier actions). Elle rejoint le groupe Amundi en 2011, en tant que Responsable du Marketing Corporate d’Amundi ETF & Indiciel.

En 2015, elle intègre le département Investissement Responsable d’Amundi comme Responsable du pôle relations extérieures (Head of Advocacy). Elle y développe les relations avec les organismes de place, les initiatives de finance durable et les coalitions d’investisseurs ainsi que les ONG. Elle contribue aux relations avec les autorités de tutelle sur les sujets d’investissement responsable, et promeut l’investissement responsable auprès des investisseurs, et plus largement des publics externes comme internes d’Amundi.

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Investir en actions : les Français plus ouverts au risque, selon l’AMF

Ce mardi 7 décembre, l'Autorité des marchés financiers (AMF) publie la cinquième édition de son baromètre de l’épargne et de l’investissement. D'après cette étude, les Français semblent plus ouverts aux placements en actions, surtout les plus jeunes. Quelles sont leurs attentes ? Comment les conseillers peuvent-ils les accompagner ? Le point avec Le Courrier Financier.
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L’AMF publie son rapport 2021 sur la gouvernance et la rémunération des dirigeants des sociétés cotées

L’Autorité des marchés financiers (AMF) publie ce jeudi 2 décembre son rapport annuel sur le gouvernement d’entreprise et la rémunération des dirigeants des sociétés cotées. Face à la crise sanitaire, l’édition 2021 permet de revenir sur le fonctionnement des assemblées générales (AG) et d’évoquer les thématiques de l’ajustement des rémunérations et des interactions du conseil d’administration avec la direction générale et les actionnaires. Pour la deuxième année consécutive, le rapport examine l’information fournie par les conseillers en vote.

L’AMF n’étudie que certains thèmes jugés d’actualité ou pour lesquels une marge de progression existe encore. Cet exercice est l’occasion de mettre en avant les meilleures pratiques, d’émettre de nouvelles recommandations à destination des entreprises et de nouvelles pistes de réflexion pour l’AFEP, le MEDEF et le Haut comité de gouvernement d’entreprise (HCGE). L’AMF cite par ailleurs nominativement des sociétés qui n’auraient pas appliqué les recommandations du code AFEP-MEDEF, du HCGE ou de l’AMF.

Assemblées générales à huis clos

En 2021, les sociétés cotées ont pour l’essentiel tenu leur AG à huis clos, faculté offerte par le régime d’exception instauré par l’ordonnance du 25 mars 2020 (96 % des sociétés de l’indice SBF 120). Prenant en considération les recommandations de l’AMF dans son rapport 2020, l’ordonnance du 2 décembre 2020 et le décret du 18 décembre 2020 ont complété ce régime d’exception afin de limiter l’atteinte aux droits des actionnaires, dont l’AMF a vérifié l’application par les sociétés du SBF 120 ayant leur siège en France.

Toutes ont proposé une retransmission en direct et en différé de leur AG. A 87 %, elles ont désigné les deux scrutateurs parmi les dix principaux actionnaires. Et 66 % ont publié sur leur site internet les questions écrites des actionnaires et leurs réponses. Cette année, les actionnaires d’une société cotée pouvaient exprimer leur vote à distance et en direct. Les conditions du développement d’une telle procédure de vote font l’objet de travaux menés par les associations professionnelles.

Conseil d’administration, direction générale et actionnaires

La seconde partie du rapport est consacrée à l’information publiée par un échantillon composé des 50 premières sociétés du SBF 120. Parmi les thématiques abordées, figure cette année le choix du mode de gouvernance, entre unicité des fonctions avec un président-directeur général (PDG) et dissociation des fonctions de président du conseil d’administration et de directeur général.

Parmi les 45 sociétés anonymes à conseil d’administration de l’échantillon, 25 sociétés ont opté pour la dissociation dont 5 au second semestre 2020 ou en 2021. Le rapport examine ensuite les mesures mises en place par le conseil pour organiser ses interactions avec la direction générale, assurer l’équilibre des pouvoirs et prévenir et gérer les risques de conflits d’intérêts. S’agissant des interactions avec les actionnaires, l’AMF évoque notamment les résolutions climatiques soumises aux actionnaires en 2021.

L’ajustement des rémunérations

L’année 2020 a été marquée par une baisse des rémunérations versées aux dirigeants mandataires sociaux exécutifs. Dans 35 sociétés sur les 50 composant l’échantillon, un ou plusieurs dirigeants ont renoncé à une partie de leur rémunération 2020.

La majorité des sociétés cotées n’a procédé à aucun ajustement de rémunération par rapport à la politique de 2020. Dans 18 sociétés de l’échantillon, le conseil d’administration a pris la décision d’ajuster, en cours d’exercice 2020 ou en fin d’exercice, les règles de détermination de la rémunération des dirigeants, en modifiant les critères de performance, les objectifs cibles, ou le niveau d’atteinte. Seules six ont soumis ces modifications à l’approbation de l’AG, via un nouveau say on pay ex ante.

L’AMF rappelle que toute modification importante par rapport à la politique de rémunération approuvée nécessite un nouveau vote de l’AG. Les éventuels ajustements doivent rester exceptionnels, être justifiés et leur impact chiffré, et rester exigeants. Pour un dialogue actionnarial de qualité, les sociétés devraient les communiquer le plus en amont possible.

Pour l’exercice 2021, 36 sociétés (contre 23 en 2020) ont introduit dans leur politique de rémunération la possibilité pour le conseil de déroger à cette politique en cours d’exercice. L’AMF recommande aux sociétés de veiller à ce que ces clauses d’ajustement soient rédigées de façon aussi détaillée que possible.

D'importants progrès

Conformément à la loi Pacte, l’AMF a examiné l’information publiée par les conseillers en vote. Elle revient sur les principaux apports du premier rapport du comité de surveillance du Best Practice Principles Group (le BPPG), chargé de superviser la mise en œuvre de son code de conduite.
Sur la base d’un questionnaire adressé aux émetteurs, l’AMF constate que d’importants progrès ont été réalisés quant à la qualité du dialogue entre les sociétés cotées et les conseillers en vote.

Elle rappelle que l’information sur les conflits d’intérêts et leur gestion est un élément clé pour les investisseurs. Elle incite par ailleurs les conseillers en vote à prendre en considération, dans leur nouvelle politique de vote, les spécificités nationales françaises en termes de marché, de législation et de réglementation. Elle recommande enfin que le processus décisionnel des conseillers en vote soit clarifié.

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Bourse : qui sont les investisseurs particuliers depuis la crise sanitaire ?

Après une première analyse du comportement en Bourse des particuliers réalisée en avril 2020 lors du premier confinement, l’Autorité des marchés financiers (AMF) publie ce mardi 30 novembre une nouvelle étude. Elle a été menée sur un périmètre différent, du T3 2018 au T3 2021. Dans ce document, L'AMF confirme le regain d’intérêt des particuliers pour les instruments financiers dont elle a la compétence.

Chargée de veiller au bon fonctionnement des marchés financiers et à la protection de l’épargne investie dans des instruments financiers, l’AMF suit de près les marchés. Elle assure une veille des tendances et des comportements des différents intervenants, dont les investisseurs particuliers. Cette étude passe au crible quelque 218 millions de transactions réalisées par des particuliers français ou étrangers sur les titres financiers sous la compétence de l’AMF.

Rôle accru des neo-brokers

Elle témoigne d’une très nette progression des investisseurs actifs : alors que leur nombre par trimestre évoluait autour de 1 million jusqu’au troisième trimestre 2019, il a atteint les 2,5 millions et se maintient au-dessus de ce niveau depuis trois trimestres, et ce malgré la reprise du travail en présentiel. En trois ans, l’âge moyen des investisseurs particuliers a reculé de 8 ans pour s’établir au-dessous de 50 ans.

Sur la seule catégorie des neo-brokers, une génération d’intermédiaires ayant émergé récemment et se présentant avec une offre différenciante, l’âge moyen atteint de 36 ans. Habituellement capté par des acteurs comme les banques et les courtiers en ligne traditionnels, l’investissement en Bourse des particuliers passe de plus en plus par les neo-brokers, tous établis en dehors du territoire français. Le pourcentage par trimestre des transactions réalisées par leur intermédiaire est passé d’un peu moins de 10 % au troisième trimestre 2018 à 21,8 % au troisième trimestre 2021.

Plus de 400 000 clients

La clientèle active par trimestre des neo-brokers a été multipliée par 12 depuis le troisième trimestre 2018 pour atteindre plus de 400 000 personnes, se rapprochant ainsi des effectifs de la clientèle active des courtiers en ligne. L’AMF s’est intéressée aux instruments financiers traités par les particuliers. Comparativement à la clientèle des banques et courtiers en ligne, les clients des neo-brokers semblent plus enclins à la négociation d’instruments complexes et optent pour des actions au profil différent.

Ce comportement pourrait s’expliquer par une appétence au risque plus importante mais aussi par les instruments offerts à la négociation par les intermédiaires. Parmi les actions, le palmarès des dix valeurs les plus traitées montre que les clients des neo-brokers incluent dans leur portefeuille des titres de sociétés de moindre capitalisation dans des secteurs fortement influencés par l’actualité. S’ils interviennent en Bourse plus fréquemment, le montant moyen de leurs transactions est plus faible.

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Le médiateur de l’AMF est reconduit pour un mandat de trois ans

Après consultation du Collège et sur désignation de Robert Ophèle, le président de l’Autorité des marchés financiers (AMF), le régulateur reconduit son médiateur pour un mandat de trois ans. Dans ce cadre, Marielle Cohen-Branche a débuté le 12 novembre dernier son quatrième mandat en qualité de médiateur. 

Marielle Cohen-Branche avait été désignée Médiateur de l’AMF le 16 novembre 2011, dans le cadre d’un renforcement de la mission de la médiation. Celle-ci était auparavant dévolue à l’institution elle-même et depuis lors confiée à une personne indépendante des services de l’AMF, directement rattachée au président et disposant d'une équipe et d’un budget propres pour mener à bien son activité.

Focus sur le parcours de Marielle Cohen-Branche

De 2003 à 2011, Marielle Cohen-Branche a été conseiller en service extraordinaire à la Cour de cassation en charge du droit bancaire et financier. Elle a été également membre de la Commission des sanctions de l'AMF pendant cette période. Précédemment, Marielle Cohen-Branche a exercé pendant 25 ans comme directeur juridique de banque.

Elle a été membre du Comité de la médiation bancaire, présidé par le Gouverneur de la Banque de France, chargé de veiller à l'indépendance des médiateurs bancaires, de 2003 à 2011. Marielle Cohen-Branche est par ailleurs vice-présidente du Tribunal international administratif de la Banque Mondiale. Elle est officier de la Légion d'honneur et officier de l'Ordre national du mérite.

La Médiation, qu'est-ce que c'est ?

La Médiation de l’AMF est un service public gratuit de résolution amiable des litiges financiers, prévu par la loi. Le Médiateur de l’AMF peut être saisi par tout épargnant ou investisseur, consommateur, personne physique ou personne morale telle que société, association, caisse de retraite ayant un différend individuel avec un intermédiaire financier ou un émetteur. Il intervient dans le cadre de tout litige en matière financière qui entre dans le champ de compétence de l'AMF, à savoir principalement : 

  • commercialisation de produits financiers ;
  • gestion de portefeuille ;
  • transmission et exécution d’ordres de bourse ;
  • épargne salariale ;
  • tenue de compte-titres ou PEA ;
  • Forex (si la société est agréée en France).

Le Médiateur n'est pas compétent en matière fiscale, d'assurance (contrat d'assurance-vie, PERP, etc.) ou d'opérations bancaires (livret, dépôt à terme, PEL, crédit, découvert, carte bancaire, surendettement, etc).

50 % de demandes en plus

Les recommandations émises par le Médiateur rencontrent un fort taux d’adhésion : en 2020, elles ont été suivies à 95 % par les deux parties lorsqu’elles étaient favorables aux demandeurs et contestées dans 4 % des cas seulement quand elles étaient défavorables aux épargnants.

Dans le prolongement d’une année 2020 marquée par une forte hausse des demandes de médiation (+27 % par rapport à 2019 pour celles entrant dans le champ de compétence de l’AMF), Marielle Cohen-Branche constate une accentuation de cette tendance en 2021, avec une progression de +50 % du nombre de ces demandes à la fin du premier semestre. L’arrivée de nouveaux investisseurs sur les marchés d’actions depuis 2019 et l’usage accru des formulaires en ligne de saisine expliquent cette augmentation.

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Barcelone : PATRIZIA acquiert un portefeuille de près de 600 millions d’euros pour le fonds Living Cities

PATRIZIA AG (PATRIZIA) — spécialiste de la gestion d’actifs réels à l’échelle internationale — annonce ce mardi 18 janvier l'acquisition pour environ 600 M€ d'un portefeuille résidentiel de haute qualité, situé à Barcelone en Catalogne (Espagne). Cet investissement sera effectué pour le compte de son fonds phare, paneuropéen et ouvert : Living Cities.

La transaction augmentera significativement le montant des actifs résidentiels sous gestion de PATRIZIA, le portant à 16 Mds€. Le portefeuille de Barcelone comprend 10 actifs résidentiels. Il se compose d'immeubles récemment achevés, et d'immeubles qui seront construits cette année — comprenant des services tels que des salles de sport, des espaces de coworking, une conciergerie, des espaces de détente et des piscines.

Investir grâce à un outil IA

« Toutes les décisions d'investissement que nous prenons pour notre fonds Living Cities sont étayées d’analyses de data intelligence qui évaluent l'attractivité et le potentiel futur des actifs que nous ciblons. Cette technologie — conjuguée à notre solide connaissance locale qui s’appuie sur plus de 200 professionnels de l’immobilier résidentiel et sur notre équipe d’experts en investissements alternatifs — nous a permis de réaliser cet investissement complexe et structuré », déclare Sebastian Dietert, gérant du fonds Living Cities chez PATRIZIA.

« Nous avons constaté, grâce à notre technologie d’intelligence artificielle (IA), que les actifs que nous avons acquis à Barcelone bénéficient d’une excellente localisation, aux échelles macro et micro. Ils sont proches de toutes commodités et présentent d’intéressantes perspectives de croissance. Barcelone, à l’instar de toutes les villes où nous investissons, offre un revenu stable et de bonnes perspectives de croissance du capital à long terme », ajoute-il.  

« Ne serait-ce qu’en ce qui concerne la connectivité et l'innovation, Barcelone se classe régulièrement en haut de notre PATRIZIA European Living Cities Report, qui scrute plus de 100 villes sur la base de critères incluant l’accessibilité et la liquidité du marché dans le but d’aider nos clients à constituer un portefeuille résidentiel européen véritablement diversifié. Malgré ce classement, Barcelone reste sous-approvisionnée et sous-développée en programmes build-to-rent attractifs. », conclut Sebastian Dietert.

Croissance et performance

Grâce à ce dernier investissement stratégique, le fonds Living Cities dispose désormais d'environ 1,5 Md€ de capitaux et vise à atteindre un total d'au moins 2 Mds€ en 2022. Living Cities a également généré de solides rendements cette année pour ses clients, parmi lesquels figurent des fonds de pension et des compagnies d'assurances venant d’Europe, du Moyen-Orient et d’Asie.

Parmi les autres acquisitions récentes de Living Cities figurent un large portefeuille de logements étudiants au Danemark et un programme résidentiel en Irlande, totalisant environ 1 500 unités, un projet de build-to-rent à Reading au Royaume-Uni, de 281 appartements, une tour résidentielle de 24 étages à Helsinki en Finlande, ainsi qu'un projet résidentiel et des résidences collectives en Suède.

Rentabilité globale de 10,7 %

« Le secteur résidentiel, et en particulier les résidences collectives, continue de faire preuve d'une grande résilience face aux fluctuations économiques causées par la pandémie de la Covid-19, et je suis ravie que Living Cities affiche une performance solide. Nous avons levé plus de 950 millions d'euros de nouveaux capitaux pour le fonds en 12 mois seulement, au plus fort de la pandémie de la Covid-19 », indique Nathalie Winkelmann, Directrice du fonds Living Cities et Directrice de la gestion de fonds résidentiels chez PATRIZIA.

« À la fin du premier trimestre 2021, nous avons enregistré pour nos clients une rentabilité globale de 10,7 % par rapport à l'année précédente et sommes donc en phase de dépasser l’objectif annuel de rendement de 6 % à 7 % que nous nous étions fixés pour ce fonds. Fort de ce nouvel actif à Barcelone, et d’autres investissements attractifs à venir pour Living Cities dans d’autres villes dynamiques d’Europe, PATRIZIA continue d’affirmer sa position de leader sur le marché du résidentiel », ajoute Nathalie Winkelmann.

Living Cities est l'un des fonds ESG de PATRIZIA qui est conforme à l'article 8 du SFDR de l'UE. En tant que fonds ESG, Living Cities promeut des objectifs ESG clairs, par exemple en fournissant 100 % d'énergie renouvelable pour tous les espaces communs des bâtiments et en utilisant des matériaux de construction économes en énergie. Living Cities contribue à la construction de communautés durables et dynamiques, à proximité de commodités telles que des jardins d'enfants, des écoles, des espaces verts et des supermarchés. Le fonds est étroitement aligné avec les cinq objectifs de développement durable des Nations unies.

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Robeco recrute une gérante de portefeuille senior pour la stratégie RobecoSAM Circular Economy Equities

Robeco — spécialiste international de la gestion d'actifs — annonce ce mardi 18 janvier la nomination d'une gérante de portefeuille senior de la stratégie RobecoSAM Circular Economy Equities. Natalie Falkman sera basée à Zurich. Elle rejoint Robeco après avoir travaillé pour Swedbank Robur, où elle était gérante de portefeuille senior pour la stratégie actions Kapitalinvest, un fonds mondial avec des critères de durabilité élevés et un classement Morningstar cinq étoiles.

RobecoSAM Circular Economy Equities est une stratégie gérée de manière active qui investit dans des sociétés de premier plan qui tirent parti des opportunités créées par le changement de paradigme des modes de production et de consommation traditionnels vers une économie circulaire. Cette stratégie s'appuie sur l'investissement dans des solutions innovantes dans le domaine de la reconception des intrants, de l'utilisation circulaire, des technologies habilitantes et des ressources en boucle. Cette stratégie diversifiée est optimisée par une analyse de risques ESG propriétaire et est intéressante pour les investisseurs avec un horizon de trois à cinq ans.

Focus sur le profil de Natalie Falkman

Natalie Falkman est diplômée de la Stockholm School of Economics, où elle a obtenu un MSc en économie et affaires. Avant de rejoindre Robeco, elle occupe plusieurs postes chez Carnegie Investment Bank à Stockholm — notamment ceux d'analyste actions spécialisée dans les biens d'équipement nordiques, d'analyste des ventes et des ventes d'actions institutionnelles pour la région nordique, et de responsable de la recherche en actions des marchés émergents axée sur la Russie, la CEI et l'Afrique.

« Natalie Falkman a une connaissance approfondie du concept d'économie circulaire, de solides compétences analytiques dans tous les secteurs pertinents pour la stratégie et une vaste expérience de la gestion d'une stratégie active. Elle assistera sans aucun doute parfaitement nos clients dans leur recherche pour atteindre leurs objectifs financiers et de durabilité », déclare Mark van der Kroft, CIO Actions fondamentales et quantitatives chez Robeco.

« Investir sur le long terme en se concentrant sur des modèles commerciaux durables et de solides moteurs de croissance structurelle a toujours été au cœur de ma stratégie d'investissement (...) Je suis fermement convaincue qu'investir sur le long terme dans des entreprises durables qui favorisent la création d'une économie circulaire permettra de générer des rendements intéressants pour les investisseurs », réagit Natalie Falkman.

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Claire Castanet – AMF : éducation financière, « le conseiller a un rôle clé » auprès de l’épargnant

Pour la rentrée 2021, l'éducation financière revient au premier plan dans un contexte de reprise. Comment les conseillers peuvent-ils favoriser l'éducation financière des épargnants ? Quels outils le régulateur met-il à leur disposition ? Quels sont les points de vigilance à surveiller ?
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AMF : vers une supervision plus européenne et une meilleure réglementation

L’Autorité des marchés financiers (AMF) annonce ce mardi 13 juillet des propositions pour une supervision plus européenne et une meilleure réglementation. Dans le cadre de la consultation de la Commission européenne sur la convergence de la supervision, ouverte jusqu’en mai 2021, le régulateur publie ses principales propositions.

Celles-ci visent à confier un rôle plus important à l’Autorité européenne des marchés financiers (ESMA), pour une supervision harmonisée et unifiée, garantissant des conditions de concurrence équitables tout en minimisant les possibilités d’arbitrage réglementaire.

Union des marchés de capitaux

Deux ans après la réforme des autorités européennes de supervision, la Commission européenne a fait de la supervision et de l’amélioration du corpus de règles une priorité dans le cadre de son nouveau plan d’action pour le renforcement de l’Union des marchés de capitaux (UMC), publié en septembre 2020.

La consultation menée par la Commission au printemps est l’occasion d’effectuer un bilan des efforts déployés par le passé pour promouvoir la convergence de la supervision et l’application d’un corpus unique de règles au sein de l’Union européenne (UE).

Pour l’AMF, les efforts déployés en faveur de la convergence de la supervision au travers d’exercices, comme les revues par les pairs ou les actions de supervision communes, dans la mesure où ils dépendent très largement des ressources des autorités nationales et peuvent être chronophages, ont atteint leurs limites.

Pour autant, le marché de capitaux de l’UE a besoin d’une supervision harmonisée et unifiée, qui garantisse des conditions de concurrence équitables pour tous les acteurs du marché et élimine les possibilités d’arbitrage réglementaire, avec un rôle central pour l’ESMA dans ce dispositif.

Evolution des missions de l'ESMA

Dans cette perspective, l’AMF se positionne pour :

  • une évolution vers une supervision véritablement centralisée au sein de l’ESMA de nouvelles activités jusqu’ici non réglementées ainsi que de certaines catégories d’entités et d’activités, en raison de leur caractère transfrontières, de leur importance significative ou systémique : l’ESMA pourrait dans ce cadre se voir confier un rôle d’agrément et de suivi de ces entités, par exemple, pour les chambres de compensation européennes ;
  • une ESMA dotée d’outils repensés à l’image de lettres de non-intervention comparables à celles existantes dans d’autres juridictions comme les Etats-Unis par exemple. Celles-ci permettent de suspendre rapidement et temporairement l’application de certaines règles lorsque celles-ci peuvent avoir des conséquences néfastes ;
  • une gouvernance de l’ESMA permettant un processus décisionnel avec une dimension plus européenne qui pourrait passer par un directoire indépendant, composé de membres permanents, habilité à prendre les décisions en matière de convergence de la supervision et par un vote, par le conseil, des décisions stratégiques à la majorité pondérée ;
  • une simplification de la manière dont sont élaborées les règles, afin de faciliter les éventuels recalibrages — lorsque ceux-ci s’avèrent nécessaires — et en privilégiant les réglementations d’harmonisation maximale, pour minimiser les interprétations divergentes d’un pays à l'autre.
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