La technologie peut-elle être le chevalier blanc de la durabilité ?

Stéphane Monier
Les entreprises de la tech tentent d'allier innovation et préservation de l'environnement. Comment investir au mieux dans ce secteur en expansion ? Les éclairages de Stéphane Monier, Directeur des Investissements chez Lombard Odier.
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La tête dans les étoiles #4 : un job sur la Lune ? Une idée pas si lointaine

Rolando Grandi
Vivre et produire sur la Lune, des idées pas si farfelues... D'ici à 2030, 150 missions d’exploration lunaire sont prévues. Quelles opportunités offrent le satellite naturel de la Terre ? L'éclairage de Rolando Grandi, CFA, Gérant d’Echiquier Space chez La Financière de l'Echiquier (LFDE).
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La souveraineté énergétique européenne passe par la transition énergétique

Léo Lemordant
Le contexte géopolitique oblige les Européens à repenser leur politique énergétique. Léo Lemordant, cofondateur d'Enerfip, livre son analyse.
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EXCLUSIVITÉ — Mise au vert du secteur financier : entre promesse durable et réalité

Ania Cervini et François Moreau
L'investissement socialement responsable est en plein essor. Seulement, certaines accusations de greenwashing émergent. Qu'en est-il ? Quel est le cadre légal des fonds ISR ? Les éclairages d'Ania Cervini, consultante senior chez Square, et de François Moreau, consultant confirmé.
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Le Fonds Lamartine émet 850 millions d’euros d’obligations vertes

Le Fonds immobilier résidentiel Lamartine — détenu depuis mars 2022 à 85 % par CNP Assurances et 15 % par CDC Habitat, — a émis deux obligations vertes d’un montant global de 850 millions d'euros. Ces opérations ont été initiées par AMPERE Gestion — filiale de CDC Habitat et gestionnaire du fonds —. D’ici 2026, le fonds va ainsi produire 3 950 logements neufs, libres à loyers adaptés ou intermédiaires pour une taille cible de plus de 7 600 logements et une valeur de 2,4 milliards d'euros.

Deux obligations « Green et Sustainable »

Fort de l’obtention d’une notation A-/BBB+ (Fitch/S&P) sur sa dette, le Fonds Lamartine a émis deux obligations « Green et Sustainable » (SPO Moody’s ESG Solutions) en avril et en juillet 2022 dans le cadre de la stratégie de financement définie avec CNP Assurances et CDC Habitat, les deux investisseurs du Fonds :

  • Le 8 avril 2022, une première émission obligataire publique de 500 millions d'euros à dix ans sursouscrite 2x, offrant un coupon de 2,875 %,
  • Le 12 juillet 2022, une deuxième émission obligataire publique de 350 millions d'euros à six ans sursouscrite plus de 2x, offrant un coupon de 3,625 %.

Le succès de ces émissions, avec la présence d’investisseurs et d’asset managers européens de premier plan confirme le fort intérêt des institutionnels pour le logement libre et intermédiaire sur tout le territoire français.

La qualité du portefeuille constitué d’immeubles récents, neufs et en VEFA (vente en l’état futur d’achèvement) localisés sur les marchés français les plus tendus et la plateforme de gestion intégrée de CDC Habitat ont su séduire les souscripteurs, de même que la pertinence de la démarche d’investissement socialement responsable (ISR) mise en œuvre dans le cadre du Fonds Lamartine, en lien fort avec la raison d’être des deux actionnaires.

Une valeur finale de 2,4 milliards d'euros

Le Fonds Lamartine, géré par AMPERE Gestion, détient un portefeuille de plus de 7 600 logements sur l’ensemble du territoire métropolitain représentant à terme, une fois l’ensemble des programmes en cours de développement livrés, une valeur de 2,4 milliards d'euros.

Ces émissions sécurisent l’essentiel du financement recherché et permettront de produire 3 950 logements neufs d’ici 2026 pour atteindre la cible du portefeuille sur la base des meilleurs standards environnementaux de construction actuels. Grâce à la mise en place d’une couverture de taux initiée début 2022, le coût de financement  global de ces deux émissions d’une maturité moyenne de 8,4 ans a été limité à 2,20 %.

Ces obligations ont fait l'objet d'une demande d'admission aux négociations sur Euronext Paris et disposent d’un prospectus visé par l'Autorité́ des Marchés Financiers.

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Amundi lance le fonds Emerging Markets Equity ESG Improvers

Amundi — premier gérant d’actifs européen — annonce le lancement d’Amundi Funds Emerging Markets Equity ESG Improvers (« le Fonds »), une stratégie de gestion active visant à se concentrer sur les entreprises présentant des caractéristiques ESG prometteuses et un fort potentiel en matière de croissance durable. Ce fonds est le premier des six stratégies de la gamme ESG Improvers à offrir une exposition aux marchés émergents. Cette démarche s’inscrit pleinement dans le cadre du projet sociétal du Groupe Crédit Agricole.

Un portefeuille diversifié

Le fonds investira activement dans un portefeuille diversifié composé de 90 à 120 valeurs internationales des marchés émergents issues de tout type de capitalisation, en mettant l’accent sur l’amélioration des caractéristiques en matière de durabilité, en combinant analyse ESG et analyse fondamentale.

Conformément à la philosophie qui sous-tend la gamme ESG Improvers depuis son lancement en 2021, le fonds adoptera une vision prospective de l'ESG et l’engagement constituera un élément clé. L’objectif est d’aller au-delà d’une méthodologie statique de notation ESG, en s’engageant auprès des entreprises présentant un profil ESG certes inférieur mais en amélioration, afin d’avoir un impact plus important sur les investissements et d’aider ces entreprises à obtenir un score ESG plus élevé.

Le Fonds sera co-géré par Deirdre Maher, Responsable des marchés frontières, et Andrea Salvatori, Gestionnaire de portefeuille senior — Responsable stratégies ESG pour les marchés émergents chez Amundi.

Une approche multi-actifs

L’équipe "Marchés émergents" d’Amundi gère plus de 41 milliards d’euros d’actifs sous gestion, en adoptant une approche multi-actifs unique basée sur la combinaison des équipes Obligataires et Actions. Cette approche à 360° permet aux équipes d’investissement de comprendre l’intégralité du coût du capital et d’identifier et de générer des opportunités d’investissement uniques.

Pionnier de l’investissement responsable, Amundi gère plus de 834 milliards d’euros d’encours en investissement responsable, avec plus de 13 500 émetteurs notés selon des critères ESG. Le processus d’analyse ESG reconnu d’Amundi sera pleinement intégré à l’approche d’investissement du Fonds.

Yerlan Syzdykov, Responsable de la gestion marchés émergents chez Amundi, déclare : "Les marchés émergents partent de plus loin en ce qui concerne leur parcours ESG. Alors que les thèmes ESG deviennent de plus en plus répandus sur les marchés en développement, la combinaison de notre approche multi-actifs et de nos solides capacités d’engagement auprès des entreprises, nous permettra d’offrir aux investisseurs une opportunité unique de générer de l’alpha responsable en ayant un impact concret sur leurs investissements. Nous sommes ravis d’ajouter cette nouvelle solution dédiée aux marchés émergents au concept ESG Improvers d’Amundi."

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Responsabilité sociale : il fait chaud dehors

Michael Lewis
En juin, les températures ont dépassé la barre des 43° C en France et en Espagne. Il plane au-dessus de l'Europe le spectre de la sécheresse. Quel est l'impact du manque d'eau sur les investissements ? Le décryptage de Michael Lewis, Responsable de la recherche ESG chez DWS.
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Pollution numérique : invisible mais pas indolore

Les équipes de Mandarine Gestion
Le secteur du numérique représente près de 4% des émissions de gaz à effet de serre dans le monde. Cet impact écologique doit être pris en compte dans le choix des investisseurs. Augustin Vincent, Responsable de la Recherche ESG, et Joyce Stevenson, Analyste ESG chez Mandarine Gestion, partagent leur analyse.
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Léa Dunand-Chatellet — DNCA : l’ISR « c’est le développement durable, c’est le long terme »

Doit-on favoriser les fonds article 9 ? Pourquoi des sociétés de gestion ont été condamnées pour “Greenwashing” ? Comment se comportent les fonds ISR dans le climat actuel ? Léa […]
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Responsabilité sociale : un Océan de possibilités

Luc Olivier
Chaque année, les océans produisent 2 500 milliards de dollars de biens et services. Seulement, ces richesses sont désormais menacées par la pollution sous-marine. Il convient, dès lors, d'apporter des réponses adaptées. Les éclairages de Luc Olivier, Gérant d’Echiquier Climate et Biodiversity Impact Europe chez La Financière de l’Echiquier.
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« Tokenisation » d’une obligation : De Gaulle Fleurance et KiloWattsol ont conseillé BNP Paribas

Le groupe BNP Paribas a mené un projet global et transversal de « tokénisation » et distribution d’une obligation destinée à financer un projet photovoltaïque porté par EDF ENR.

Grâce à la blockchain, les obligations d’un projet d’énergie renouvelable peuvent désormais prendre la forme d’un jeton ou « token », qui présente de nombreux avantages : liquidité accrue, opportunités de regroupement dynamiques entre investisseurs et plus grande transparence de la donnée, notamment pour y intégrer des données ESG.

Faire émerger des nouveaux modèles

Mais, sur les aspects juridiques et techniques, cette tokenisation est également l’occasion de faire émerger de nouveaux modèles afin de rationaliser les phases d’audit avec une analyse fine préalable de tous les risques d’un projet.

Les équipes de BNP PARIBAS ont fait appel à De Gaulle Fleurance (aspects juridiques et projets avec Sylvie Perrin, associée, Sophie Weill, senior counsel, et Fatima Naili, juriste) et à KiloWattSol (aspects techniques avec Xavier Daval et Laurent Gaubert) qui ont contribué à la réflexion sur la méthodologie des audits et l’attente des financeurs de projets.

La mise en place d’un nouveau process a pour objectif de limiter le temps consacré aux audits de projets sur les petits objets, cibler les points essentiels analysés dans le cadre de leur financement, et donc limiter les coûts associés. L’équipe a pris appui sur un projet d’une toiture solaire développé par EDF ENR.

Technique, finance et transition énergétique

« Nous sommes fiers d’avoir contribué à ces réflexions pour une innovation attendue par le secteur », explique Sylvie Perrin, associée chez De Gaulle Fleurance. Elle ajoute : « cette tokenisation facilitera le financement et le développement de petits projets ENR, en ayant recours à la tokenisation pour alléger les process et augmenter la transparence sur toute la chaîne de valeur. C’est le type de projets innovants auxquels De Gaulle Fleurance souhaite s’associer pour faire avancer les financements et investissements dans les énergies renouvelables. »

 « Nous nous félicitons du travail collectif mis en œuvre dans le cadre de ce premier projet de tokenisation d'actifs photovoltaïques initié par BNP PARIBAS », déclare Xavier Daval, Président de KiloWattSol. « Il s’agit là d’un très bel exemple d’une coopération entre technique et finance au service de la transition énergétique. »

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L’investissement responsable atteint plus de 2 100 milliards d’euros

Les résultats de l’enquête menée par l’AFG sur la gestion investissement responsable en France en 2021 montrent une forte progression des encours sur un an et un décollage des fonds à impact au sein de l’investissement responsable pendant la période. A la fin 2021, l’encours de l’investissement responsable en France s’établit à 2 108,1 milliards d'euros selon la réglementation SFDR, enregistrant une hausse de 33 % par rapport à 2020.

987,5 milliards d'euros de mandats de gestion

Cette forte croissance des encours s’explique principalement par les efforts des gérants pour mettre leurs fonds aux standards de la réglementation SFDR et également par la bonne tenue des marchés et la dynamique commerciale. Après une année 2020 de transition en attente de l’entrée en vigueur de SFDR, il s’opère en 2021 un retour à la normale avec un poids de la gestion responsable en France en légère croissance par rapport à 2019. 

  • A fin 2021, l’encours IR est réparti ainsi : les mandats de gestion s’élèvent à 987,5 milliards d'euros (47 %), les OPC ouverts 945,4 milliards d'euros (45 %) et les OPC dédiés 175,2 milliards d'euros (8 %). 
  • Dans le détail, les encours « article 8 » de la règlementation SFDR, et les encours « article 9 » s’élèvent respectivement à 1 981,3 milliards d'euros et à 126,8 milliards d'euros. Les encours sous gestion articles 8 et 9 couvrent une grande diversité de stratégies d’investissement responsable (« best in class », « best in universe », investissement thématique, impact…). . 
  • Au global, la gestion responsable représente 54 % des encours gérés en France (mandats, OPC de droit français et étranger) et 58 % des encours des fonds domiciliés en France. 

Le succès des labels est un facteur de structuration du marché et de confiance dans l’offre d’investissement responsable des sociétés de gestion. En France, parmi les labels domestiques existants, le label ISR est de loin celui qui rencontre le plus de succès auprès des investisseurs (69% des fonds labellisés le sont au titre du label ISR). 

Les fonds à impact en phase de décollage 

Pour la première fois en 2022, l’enquête investissement responsable s’est portée sur l’investissement à impact en France. Ces investissements, réalisés dans l'intention de générer un impact environnemental et/ou social positif et mesurable, suscitent l’intérêt croissant des clients des sociétés de gestion, tant institutionnels que particuliers.

  • L’encours des fonds à impact s’élève à 60 milliards d'euros à fin 2021, soit près de 3% de l’encours responsable en France. Ils disposent d’un potentiel de développement important du fait de la montée des exigences des stratégies IR et de l’attrait suscité par ces produits. 
  • En 2021, 46 % des sociétés de gestion déclarent gérer des fonds à impact. L’engagement actionnarial, un autre levier pour peser.
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Responsabilité écologique : refus d’obstacle

Coline Pavot
Pourquoi est-il si délicat de concilier économie et respect de l'environnement ? L'éclairage de Coline Pavot, Responsable de la recherche Investissement Responsable chez La Financière de l’Echiquier (LFDE).
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