Thierry Renard – ritchee : bitcoin, « l’offre reste confidentielle en matière d’assurance vie »

Depuis la loi PACTE, l'assurance vie peut intégrer une exposition aux bitcoins et autres cryptos. Sous quelles conditions ? Le bitcoin va-t-il devenir incontournable pour les épargnants ? Thierry Renard, co-fondateur de la plateforme ritchee, répond en exclusivité aux questions du Courrier Financier.
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Réforme du Courtage : une opportunité pour les courtiers et les consommateurs

Stéphane Fantuz et Christelle Molin-Mabille
En avril 2022, la Loi courtage concernera tous les courtiers en assurance et en crédit désireux d'exercer cette profession ainsi que leurs mandataires. Au-delà de l'obligation d'adhésion à une association agréée, Stéphane Fantuz, Président de la CNCEF Assurance et Christelle Molin-Mabille, Présidente de la CNCEF Crédit relèvent les avantages pour les courtiers et les consommateurs avec ces dispositions législatives.
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PERin : le Groupe Matmut lance son Plan d’Epargne Retraite Individuel avec BNP Paribas Cardif

Le Groupe Matmut — acteur du marché français de l’assurance — annonce ce mardi 27 avril le lancement de son Plan d’Epargne Retraite Individuel (PERin) « Complice Retraite », en partenariat avec BNP Paribas Cardif. Objectif, offrir une solution d’épargne retraite simple et lisible à tous ses sociétaires. Le nouveau PERin a été conçu par AEP — marque commerciale BtoB de BNP Paribas Cardif, acteur du marché de l’épargne haut de gamme.

S'inscrire dans la loi PACTE

En 2019, la loi PACTE a ouvert de nouvelles perspectives pour l’épargne retraite avec la création du Plan d’Epargne Retraite Individuel (PERin). Cette solution, qui permet de constituer un complément de revenus pour préparer sa retraite, s’adresse aux particuliers, comme aux professionnels.

Le PERin « Complice Retraite » sera dans un premier temps distribué par les conseillers patrimoniaux du Groupe Matmut, avant une généralisation à l’ensemble des agences, dans le courant de l’année 2022.  Comme pour « Complice Vie », l’offre d’assurance vie élaborée également en lien avec les équipes de AEP, la logique partenariale prévaut. 

« Suite à la Loi Pacte en 2019, nous avons eu un grand coup de cœur pour le PERin. Ce produit offre des atouts importants en matière de stratégie d’épargne globale et de gestion de patrimoine pour nos sociétaires particuliers et professionnels », commente Tristan de La Fonchais, Directeur général adjoint Finances et Patrimoine du Groupe Matmut.

Gestion financière pilotée

Au-delà d’une gestion financière pilotée à horizon (3 profils de risques), permettant une sécurisation progressive de l’épargne du client dans le temps, et d’avantages fiscaux, « Complice Retraite » se distingue par : 

  • son accessibilité : avec des versements programmés à partir de 50 euros mensuels ou un versement initial de 500 euros ;
  • sa personnalisation : définition d’un profil de gestion, garantie plancher incluse en cas de décès, option table de mortalité et option exonération des cotisations en cas d’incapacité, pour les Travailleurs Non Salariés (TNS).

« Pour faire face aux enjeux de transformation profonds du marché de l’épargne retraite et apporter des réponses pertinentes aux besoins des clients, BNP Paribas Cardif et le Groupe Matmut, déjà partenaires en matière d’assurance dommages, étendent leur collaboration à l’épargne. L’ambition de BNP Paribas Cardif est de continuer à rendre l’assurance plus accessible, avec notamment des solutions simples et une offre complète », conclut Fabrice Bagne, Responsable de BNP Paribas Cardif France. 

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PER : l’AFG publie son étude 2021 sur l’épargne salariale

L’Association Française de la Gestion financière (AFG) — organisation qui représente les professionnels de la gestion pour compte de tiers — publie ce jeudi 18 mars son enquête annuelle à propos de l’épargne salariale et de l’épargne retraite collective d’entreprise en 2020. Il en ressort notamment ce quelques chiffres-clés :

  • 147 milliards d’euros d’encours sur les plans d’épargne salariale et plans d’épargne retraite d’entreprise ;
  • 22,5 milliards d’euros en épargne retraite collective d’entreprise ;
  • 1,15 millions de titulaires d’un PER Collectif pour 8 milliards d’euros d’encours ;
  • 13 140 euros d’épargne par bénéficiaire en moyenne.

11,2 millions de salariés

« La crise sanitaire n’a pas entamé la détermination des entreprises à mettre en place ou à faire évoluer leurs dispositifs d’épargne salariale et retraite. La loi PACTE et l’ensemble des mesures en faveur de l’épargne salariale et retraite ont un impact concret, permettant à plus de 11,2 millions de salariés de bénéficier d’un dispositif d’épargne », déclare Dominique Dorchies, Vice-présidente de la Commission Epargne salariale et épargne retraite de l’AFG.

« Les Plans d’Epargne Retraite Collectifs se développent à bon rythme, représentant près de 35 % des flux de capitaux en épargne d’entreprise collective, après seulement un peu plus d’un an d’existence. La dynamique reste très positive sur les premiers mois de l’année 2021, mais sera à pondérer par les effets de la baisse attendue des résultats des entreprises sur les distributions de participation et d’intéressement », ajoute-elle.

PER, un bon cru en 2020

« Malgré la crise Covid-19, l’année 2020 est un très bon cru pour l’épargne salariale et l’épargne retraite d’entreprise avec l’essor du PER. L’année 2021 sera probablement marquée par une baisse sensible des sommes distribuées par les entreprises au titre de la participation et de l’intéressement à destination des salariés », explique Xavier Collot, Président de la Commission Epargne salariale et épargne retraite de l’AFG.

« La prise de conscience collective des valeurs de l’investissement responsable s’accélère et l’épargne salariale et retraite n’est pas en reste. Enfin, les bonnes mesures du plan de Relance sur l’actionnariat salarié ainsi que le fort développement des fonds labellisés Relance seront des leviers à activer en 2021 ! », se félicite-il.

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Label ISR : Generali Investments Partners l’obtient pour 7 fonds

Generali Investments Partners S.p.A. Società di gestione del risparmio (Generali Investments Partners) — spécialiste de l'assurance et de la gestion d’actifs — annonce ce mardi 18 janvier l'obtention du Label ISR pour 7 fonds actions, obligataires et monétaire, qui représentent un encours de plus de 2,2 Mds€. Cette démarche de labellisation répond aux exigences croissantes des investisseurs français et européens en matière d’investissement responsable.

Elle reste cohérente avec la stratégie du Groupe Generali : développer et promouvoir une offre diversifiée de  solutions d’investissement responsables, sur des actifs cotés et non cotés. Elle s’inscrit  également dans l’approche du groupe Generali, en matière d’investissement esponsable et  de développement durable. 

7 fonds labellisés ISR

Les 7 fonds qui ont obtenu le Label ISR — soutenu par le Ministère de l’Economie, des Finances et de la Relance — en décembre 2021 sont : 

  • 4 compartiments de la SICAV luxembourgeoise Generali Investments SICAV (“GIS”) dont la société de gestion est Generali Investments Luxembourg S.A. et qui a délégué la gestion à Generali Investments Partners : Generali Investments SICAV (GIS) SRI World Equity ; Generali Investments SICAV (GIS) SRI Euro Premium High Yield ; Generali Investments SICAV (GIS) SRI Euro Green & Sustainable Bond ; et Generali Investments SICAV (GIS) SRI Euro Corporate Short Term Bond.
  • 3 OPCVM de droit français dont la société de gestion est Generali Investments Partners : GF Europe Megatrends ISR ; Generali Euro Convertibles ISR ; Generali Trésorerie ISR.  

Ce que signifie ce label

Les compartiments et les fonds « Label ISR » mentionnés ci-dessus sont également classés  Article 8 au sens de la réglementation européenne SFDR. Le Label ISR de l’Etat français est attribué pour une durée de 3 ans renouvelable, au terme d’un processus strict d’audit et de labellisation mené par un organisme de certification agréé  et indépendant. Le Label ISR constitue un standard de place français pour les investisseurs. 

L’obtention du Label ISR témoigne ainsi de la rigueur des approches de Generali Investments Partners et du groupe Generali, tant en matière d’ESG (Environnement, Social, Gouvernance) qu’en matière d’engagement avec les émetteurs, dans le but d’assurer des bénéfices environnementaux et sociaux de ses investissements.

Quelle approche ESG ?

« Cette démarche de faire auditer et certifier les fonds gérés par Generali Investments  Partners sur la base de notre approche ESG est une étape naturelle de notre stratégie de  développement axée sur l'élargissement de l’offre de solutions avec une solide empreinte de  durabilité », déclare Tim Rainsford, CEO de Generali Investments Partners.

« Les 7 fonds et compartiments gérés par GIP, aujourd'hui labellisés ISR, s’ajoutent  aux 16 solutions ISR déjà proposées par notre écosystème des sociétés de gestion d'actifs telles que celles de Sycomore AM et Generali Real Estate S.p.A. Società di gestione del risaprmio. Nos clients et partenaires européens ne peuvent que bénéficier de notre large éventail de stratégies d'investissement actives, distinctes, durables et susceptibles de générer de la valeur à long terme », ajoute-il.

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BFT Investment Managers nomme une Responsable de la stratégie ESG

BFT Investment Managers — société de gestion de portefeuille — annonce ce mardi 18 janvier renforcer ses équipes avec l’arrivée d'une Responsable de la stratégie ESG. Julie Fardoux prend ses fonctions dans le cadre d'un poste nouvellement créé, afin d'accompagner la croissance de l'activité de BFT Investment Managers.

Focus sur le parcours de Julie Fardoux

Julie Fardoux est diplômée d’HEC (1997). Elle débute sa carrière au sein des groupes L’Oréal puis Procter & Gamble dans des fonctions marketing (1998-2001). Elle occupe ensuite des fonctions de Responsable de la communication chez Crédit Agricole CIB puis CA Cheuvreux (courtier actions). Elle rejoint le groupe Amundi en 2011, en tant que Responsable du Marketing Corporate d’Amundi ETF & Indiciel.

En 2015, elle intègre le département Investissement Responsable d’Amundi comme Responsable du pôle relations extérieures (Head of Advocacy). Elle y développe les relations avec les organismes de place, les initiatives de finance durable et les coalitions d’investisseurs ainsi que les ONG. Elle contribue aux relations avec les autorités de tutelle sur les sujets d’investissement responsable, et promeut l’investissement responsable auprès des investisseurs, et plus largement des publics externes comme internes d’Amundi.

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Actifs numériques : vers un dispositif renforcé de lutte contre le blanchiment

Bruno Le Maire, ministre de l’Economie, des Finances et de la Relance, Sébastien Lecornu, ministre des Outre-mer, et Olivier Dussopt, ministre délégué chargé des Comptes publics, ont présenté une ordonnance qui renforce le cadre de la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme (LCB-FT) applicable aux actifs numériques, a indiqué le Gouvernement ce mercredi 9 décembre dans un communiqué.

Les actifs numériques (« crypto-actifs ») présentent des opportunités importantes pour l’économie. L’entrée en vigueur de la loi PACTE en 2019 a permis de « développer, d’encadrer et d’encourager l’émergence d’un écosystème adapté au développement des actifs numériques en France ». En septembre dernier, la France a démantelé sur son territoire un réseau de financement terroriste recourant à des transactions en actifs numériques. La lutte contre l’existence de détournements criminels demeure d'actualité, ce que confirment par ailleurs les travaux du Groupe d’action financière (GAFI), mais aussi ceux du G7 et du G20.

Compléter la loi PACTE

Le Gouvernement souhaite favoriser le développement des crypto-actifs dans les meilleures conditions de sécurité et d’attractivité. Cette ordonnance — prise sur le fondement de l’article 203 de la loi PACTE — permettra de lutter plus efficacement contre ces risques de détournement et de protéger l’intégrité financière de l'économie française. Elle soumet aux obligations posées par le code monétaire et financier en matière de LCB-FT les activités d’échanges d’actifs numériques contre d’autres actifs numériques (échanges dits « crypto-to-crypto ») et les plateformes de négociation d’actifs numériques.

En application des recommandations du GAFI, l'ordonnance complète le cadre juridique de la loi PACTE — qui avait déjà inclus, dans le champ des entités assujetties à la LCB-FT, les prestataires de services d’échanges entre actifs numériques et monnaie ayant cours légal (échanges dits « crypto-to-fiat ») et les services de conservation d’actifs numériques pour le compte de tiers. Les mêmes obligations s’imposent dorénavant à l’ensemble de ces acteurs, notamment en matière d’évaluation de leurs risques LCB-FT, de connaissance client et vérification des bénéficiaires effectifs, de coopération avec les services de renseignement et de gel des avoirs.

Lutter contre l'anonymat

Cette ordonnance renforce la lutte contre l’anonymat des transactions en actifs numériques — pour ce faire, elle inclut les prestataires de services sur actifs numériques (PSAN) parmi les entités ayant l’interdiction de tenir des comptes anonymes. De nouvelles dispositions réglementaires viendront accélérer la mise sur le marché de solutions d’identification numérique pour les transactions en actifs numériques.

Cette demande émane des acteurs de l’écosystème, afin de lutter contre l’anonymat des transactions en actifs numériques, tout en facilitant l’identification des utilisateurs. Par ailleurs, afin de renforcer l’attractivité et la compétitivité de la Place de Paris en l’absence de cadre européen harmonisé en la matière, cette ordonnance allège les contrôles préalables auxquels étaient soumis les PSAN visés par la loi PACTE. Elle les restreint aux seules obligations les plus décisives en matière de LCB-FT.

Penser à l'échelle européenne

Enfin, afin de réduire les risques que pourraient porter des acteurs européens exerçant en France sous le régime de la libre prestation de services et éviter toute distorsion de concurrence entre ces derniers et les PSAN établis en France, cette ordonnance confirme les obligations d’enregistrement préalable applicables aux acteurs étrangers désireux de cibler le marché français, sans y avoir d’établissement fixe.

Ce cadre national renforcé sera particulièrement valorisé dans le cadre de l’évaluation du dispositif national français de LCB-FT par le GAFI. Il sera également promu au niveau européen dans la perspective de la présentation par la Commission européenne, au premier semestre 2021, d’une proposition législative refondant le système européen de supervision LCB-FT.

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RSE et développement durable : transformer le DAF en Chief Value Officer

Delphine Gibassier
Les entreprises se montrent de plus en plus sensibles aux enjeux du développement durable. Comment l'intégration des critères ESG est-elle devenue centrale ? Quels changements pour la fonction de directeur financier ? Les explications de Delphine Gibassier, titulaire de la chaire « performance globale multi-capitaux » et directrice académique de l’Executive MBA Chief Value Officer à Audencia.
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Actifs numériques : l’AMF détaille ses attentes aux candidats à l’enregistrement ou à l’agrément de PSAN

L’Autorité des marchés financiers (AMF) publie ce mardi 22 septembre dans un Questions-Réponses sur les points clés du régime des prestataires de services sur actifs numériques (PSAN), créé dans le cadre de la loi PACTE. Le régulateur répond aux questions les plus fréquentes des entreprises qui souhaitent obtenir un enregistrement et/ou un agrément de PSAN, qu’elles soient françaises ou étrangères.

Avant le 18 décembre

La loi du 22 mai 2019 — dite loi PACTE — a créé un régime innovant en matière de crypto-actifs instituant en France un statut de prestataire de services sur actifs numériques, couvrant un grand nombre d’activités. Ce régime prévoit un enregistrement obligatoire auprès de l’AMF pour certains acteurs et un agrément optionnel. Seuls les PSAN agréés peuvent se livrer à des actes de démarchage. 

L’enregistrement auprès de l’AMF est obligatoire pour deux types de service : l’achat/vente d’actifs numériques contre une monnaie ayant cours légal — par exemple, échanger des bitcoins contre des euros — et la conservation d’actifs numériques pour le compte de tiers, soit la conservation des clés privées des clients et capacité à les utiliser en leur nom. Les prestataires ayant démarré leur activité avant l’entrée en vigueur de la loi ont jusqu’au 18 décembre 2020 pour obtenir cet enregistrement.

Qui est concerné ?

Les porteurs de projet qui n’exerçaient pas encore cette activité doivent impérativement obtenir cet enregistrement avant d’offrir ces services. Le Questions-Réponses précise selon quels critères un prestataire de services sur actifs numériques étranger est réputé fournir ces services à des clients résidant ou établis en France, et est donc soumis à l’obligation d’enregistrement.

Dès lors qu’ils fournissent des services sur actifs numériques en France, les acteurs étrangers doivent s’enregistrer et être établis en France ou dans un pays de l’UE ou de l’Espace économique européen pour ce faire. En revanche, un prestataire sollicitant un agrément doit être établi en France, au moins par le biais d’une filiale ou succursale.

Lutte contre le blanchiment

Le document détaille également les obligations en matière de lutte contre le blanchiment et le financement du terrorisme et de vérification de l’identité des clients. L’AMF a délivré à ce jour un enregistrement à deux PSAN, sur avis conforme de l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR).

Une vingtaine de dossiers d’enregistrement est actuellement en cours d’instruction. Plusieurs dossiers d’agrément ont été déposés, aucune entité ne dispose à cette date d’un agrément. L’AMF rappelle que se prévaloir d’un enregistrement ou d’un agrément sans l’avoir obtenu constitue une infraction pénale (articles L. 572-23 et L. 572-26 du code monétaire et financier).

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Autorégulation du courtage : la CNCEF Assurance demande le maintien de la réforme

La CNCEF Assurance appelle ce mardi 23 juin à poursuivre le processus parlementaire — retardé par la crise sanitaire — concernant l’autorégulation du courtage d’assurance. L'association soutient la proposition de loi initiée par Valéria Faure-Muntian, députée en charge de ce texte. « Rien ne peut justifier que cette réforme soit “reportée sine die”, dans la mesure où la pandémie a révélé un fort besoin de conseil des acteurs de l’économie », plaide Stéphane Fantuz, Président de la CNCEF Assurance.

A commencer par les restaurateurs et les hôteliers, qui pensaient bénéficier des couvertures nécessaires concernant les risques d’exploitation, alors que ce n’était pas le cas. Il en est de même pour les particuliers, dont une enquête d’opinion publiée début juin et à l’initiative d’une assurtech, a révélé que 54 % des Français ne lisaient jamais entièrement leurs contrats. Les courtiers ont donc un rôle de pédagogie indispensable, affirme la CNCEF Assurance.

Courtage de proximité

Affirmer que l’auto-régulation serait une contrainte supplémentaire pour les courtiers ne semble pas conforme à l’esprit de la réforme, selon l'association professionnelle. Elle a été conçue, bien au contraire, pour répondre au besoin d’accompagnement exprimé à l’approche de l’entrée en vigueur de la Directive DDA.

« En l’absence d’une autorégulation, qui informerait et formerait les professionnels aux nouvelles exigences, notamment pour les produits en LPS qu’ils distribuent ? Qui serait en mesure de leur proposer une médiation ? Qui assurerait les conditions d’accès à la profession ? Qui serait présent pour les challenger, face aux enjeux technologiques et réglementaires ? », s’interroge la CNCEF Assurance.

Pour Stéphane Fantuz, « l’autorégulation vise précisément à conforter le courtage de proximité en France, représenté en grande majorité, par des structures de type TPE ». C’est pourquoi, ce texte est indispensable en sortie de crise, pour éviter le risque de décrochage et de disparition des courtiers de proximité.

Poursuivre la réforme

Après les trop nombreux retards enregistrés pour cette réforme , la CNCEF Assurance, qui a participé aux travaux de concertation avec la Députée et la direction Assurances de Bercy,  n’envisage pas de repartir d’une copie blanche. « Ce projet de loi est un bon équilibre entre le nécessaire besoin d’accompagnement des courtiers/mandataires et le renforcement de la protection du consommateur ».

S’agissant de l’étendue des missions des futures associations, le texte n’étant pas examiné, « il n’a jamais été question que les pouvoirs publics referment le débat », rappelle la CNCEF Assurance. Enfin, « l’avenir du courtage doit s’envisager dans sa globalité ; à savoir avec le futur régime assurantiel pandémie, l’autorégulation du courtage et la pédagogie financière promue par PACTE, et non de manière parcellaire et opportune ».

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Barcelone : PATRIZIA acquiert un portefeuille de près de 600 millions d’euros pour le fonds Living Cities

PATRIZIA AG (PATRIZIA) — spécialiste de la gestion d’actifs réels à l’échelle internationale — annonce ce mardi 18 janvier l'acquisition pour environ 600 M€ d'un portefeuille résidentiel de haute qualité, situé à Barcelone en Catalogne (Espagne). Cet investissement sera effectué pour le compte de son fonds phare, paneuropéen et ouvert : Living Cities.

La transaction augmentera significativement le montant des actifs résidentiels sous gestion de PATRIZIA, le portant à 16 Mds€. Le portefeuille de Barcelone comprend 10 actifs résidentiels. Il se compose d'immeubles récemment achevés, et d'immeubles qui seront construits cette année — comprenant des services tels que des salles de sport, des espaces de coworking, une conciergerie, des espaces de détente et des piscines.

Investir grâce à un outil IA

« Toutes les décisions d'investissement que nous prenons pour notre fonds Living Cities sont étayées d’analyses de data intelligence qui évaluent l'attractivité et le potentiel futur des actifs que nous ciblons. Cette technologie — conjuguée à notre solide connaissance locale qui s’appuie sur plus de 200 professionnels de l’immobilier résidentiel et sur notre équipe d’experts en investissements alternatifs — nous a permis de réaliser cet investissement complexe et structuré », déclare Sebastian Dietert, gérant du fonds Living Cities chez PATRIZIA.

« Nous avons constaté, grâce à notre technologie d’intelligence artificielle (IA), que les actifs que nous avons acquis à Barcelone bénéficient d’une excellente localisation, aux échelles macro et micro. Ils sont proches de toutes commodités et présentent d’intéressantes perspectives de croissance. Barcelone, à l’instar de toutes les villes où nous investissons, offre un revenu stable et de bonnes perspectives de croissance du capital à long terme », ajoute-il.  

« Ne serait-ce qu’en ce qui concerne la connectivité et l'innovation, Barcelone se classe régulièrement en haut de notre PATRIZIA European Living Cities Report, qui scrute plus de 100 villes sur la base de critères incluant l’accessibilité et la liquidité du marché dans le but d’aider nos clients à constituer un portefeuille résidentiel européen véritablement diversifié. Malgré ce classement, Barcelone reste sous-approvisionnée et sous-développée en programmes build-to-rent attractifs. », conclut Sebastian Dietert.

Croissance et performance

Grâce à ce dernier investissement stratégique, le fonds Living Cities dispose désormais d'environ 1,5 Md€ de capitaux et vise à atteindre un total d'au moins 2 Mds€ en 2022. Living Cities a également généré de solides rendements cette année pour ses clients, parmi lesquels figurent des fonds de pension et des compagnies d'assurances venant d’Europe, du Moyen-Orient et d’Asie.

Parmi les autres acquisitions récentes de Living Cities figurent un large portefeuille de logements étudiants au Danemark et un programme résidentiel en Irlande, totalisant environ 1 500 unités, un projet de build-to-rent à Reading au Royaume-Uni, de 281 appartements, une tour résidentielle de 24 étages à Helsinki en Finlande, ainsi qu'un projet résidentiel et des résidences collectives en Suède.

Rentabilité globale de 10,7 %

« Le secteur résidentiel, et en particulier les résidences collectives, continue de faire preuve d'une grande résilience face aux fluctuations économiques causées par la pandémie de la Covid-19, et je suis ravie que Living Cities affiche une performance solide. Nous avons levé plus de 950 millions d'euros de nouveaux capitaux pour le fonds en 12 mois seulement, au plus fort de la pandémie de la Covid-19 », indique Nathalie Winkelmann, Directrice du fonds Living Cities et Directrice de la gestion de fonds résidentiels chez PATRIZIA.

« À la fin du premier trimestre 2021, nous avons enregistré pour nos clients une rentabilité globale de 10,7 % par rapport à l'année précédente et sommes donc en phase de dépasser l’objectif annuel de rendement de 6 % à 7 % que nous nous étions fixés pour ce fonds. Fort de ce nouvel actif à Barcelone, et d’autres investissements attractifs à venir pour Living Cities dans d’autres villes dynamiques d’Europe, PATRIZIA continue d’affirmer sa position de leader sur le marché du résidentiel », ajoute Nathalie Winkelmann.

Living Cities est l'un des fonds ESG de PATRIZIA qui est conforme à l'article 8 du SFDR de l'UE. En tant que fonds ESG, Living Cities promeut des objectifs ESG clairs, par exemple en fournissant 100 % d'énergie renouvelable pour tous les espaces communs des bâtiments et en utilisant des matériaux de construction économes en énergie. Living Cities contribue à la construction de communautés durables et dynamiques, à proximité de commodités telles que des jardins d'enfants, des écoles, des espaces verts et des supermarchés. Le fonds est étroitement aligné avec les cinq objectifs de développement durable des Nations unies.

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Robeco recrute une gérante de portefeuille senior pour la stratégie RobecoSAM Circular Economy Equities

Robeco — spécialiste international de la gestion d'actifs — annonce ce mardi 18 janvier la nomination d'une gérante de portefeuille senior de la stratégie RobecoSAM Circular Economy Equities. Natalie Falkman sera basée à Zurich. Elle rejoint Robeco après avoir travaillé pour Swedbank Robur, où elle était gérante de portefeuille senior pour la stratégie actions Kapitalinvest, un fonds mondial avec des critères de durabilité élevés et un classement Morningstar cinq étoiles.

RobecoSAM Circular Economy Equities est une stratégie gérée de manière active qui investit dans des sociétés de premier plan qui tirent parti des opportunités créées par le changement de paradigme des modes de production et de consommation traditionnels vers une économie circulaire. Cette stratégie s'appuie sur l'investissement dans des solutions innovantes dans le domaine de la reconception des intrants, de l'utilisation circulaire, des technologies habilitantes et des ressources en boucle. Cette stratégie diversifiée est optimisée par une analyse de risques ESG propriétaire et est intéressante pour les investisseurs avec un horizon de trois à cinq ans.

Focus sur le profil de Natalie Falkman

Natalie Falkman est diplômée de la Stockholm School of Economics, où elle a obtenu un MSc en économie et affaires. Avant de rejoindre Robeco, elle occupe plusieurs postes chez Carnegie Investment Bank à Stockholm — notamment ceux d'analyste actions spécialisée dans les biens d'équipement nordiques, d'analyste des ventes et des ventes d'actions institutionnelles pour la région nordique, et de responsable de la recherche en actions des marchés émergents axée sur la Russie, la CEI et l'Afrique.

« Natalie Falkman a une connaissance approfondie du concept d'économie circulaire, de solides compétences analytiques dans tous les secteurs pertinents pour la stratégie et une vaste expérience de la gestion d'une stratégie active. Elle assistera sans aucun doute parfaitement nos clients dans leur recherche pour atteindre leurs objectifs financiers et de durabilité », déclare Mark van der Kroft, CIO Actions fondamentales et quantitatives chez Robeco.

« Investir sur le long terme en se concentrant sur des modèles commerciaux durables et de solides moteurs de croissance structurelle a toujours été au cœur de ma stratégie d'investissement (...) Je suis fermement convaincue qu'investir sur le long terme dans des entreprises durables qui favorisent la création d'une économie circulaire permettra de générer des rendements intéressants pour les investisseurs », réagit Natalie Falkman.

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Epargne-retraite : 73 % des entreprises l’utilisent pour fidéliser leurs collaborateurs

Gras Savoye Willis Towers Watson — cabinet international de conseil, courtage et solutions logicielles — publie ce jeudi 16 avril les résultats de son enquête « Flash loi PACTE » sur la retraite en France. L’enquête a été menée du 26 novembre au 20 décembre derniers, à l’aide d’un questionnaire en ligne adressé aux interlocuteurs du cabinet dans des entreprises françaises de toutes tailles, industries et géographies.

Des entreprises sous-équipées

Porté par une fiscalité avantageuse et par la loi PACTE, le taux d’équipement des entreprises en retraite supplémentaire connaît une hausse sensible. Celle reste toutefois « insuffisante au regard des enjeux et des attentes des collaborateurs », relève le cabinet. Pour les entreprises avec un régime de retraite supplémentaire, les outils de communication destinés aux salariés sont généralement insuffisants, ce qui en limite l’efficacité.

Gras Savoye Willis Towers Watson estime qu’une refonte des régimes de retraite et d’épargne salariale est stratégique pour les entreprises. Elle doit être cependant adaptée aux différentes spécificités, aussi bien sur un plan financier qu’en matière de ressources humaines (attraction, rétention et fidélisation des talents). Les principaux résultats de l'enquête révèlent que :

  • 67 % d’entreprises françaises sont équipées d’au moins un dispositif de retraite ;
  • 36 % des sociétés disposent à la fois d’un PERE - Article 83 et d’un PERCO ;
  • 73 % des répondants considèrent l'Epargne Retraite comme un outil important de fidélisation ou d'attractivité des collaborateurs.
  • 64 % pensent que la loi PACTE est un facteur de développement de l’épargne retraite en France ;
  • 37 % disent avoir une compréhension insuffisante de la loi PACTE.

Le facteur taille de l’entreprise

67 % des entreprises interrogées sont déjà équipées d’un dispositif de retraite. Le taux d’équipement des entreprises a progressé au cours des dernières années du fait de l’importance croissante de la retraite dans les packages de rémunération globale, d’une meilleure information des employeurs et d’une fiscalité avantageuse.

Toutefois, le taux d’équipement reste fortement corrélé à la taille de l’entreprise. La présence de ressources plus importantes dans les « grandes » entreprises (expertise interne, Conseil externe, etc.) est l’une des principales explications de leur avance sur les entreprises de plus petite taille, bien que de tels dispositifs s’avère plus intéressant pour les entreprises de moins de 250 employés depuis la loi PACTE.

Cette tendance est confirmée par l'enquête, qui indique que seules 23 % d’entreprises de plus petite taille non équipées envisagent de mettre en place un dispositif de retraite. Mieux informées, davantage d’entreprises de ce segment envisageraient sans doute de s’équiper afin de bénéficier des avantages associés aux dits dispositifs.

L'épargne retraite, un enjeu de la Loi PACTE

Si la retraite est considérée à 73 % comme un outil important de fidélisation ou d'attractivité des collaborateurs, un tiers des répondants dit avoir une compréhension insuffisante de la loi PACTE. D’ailleurs, (85 %) des employeurs déclarent ne pas avoir communiqué sur ce sujet et 39 % des répondants ne savent pas ce que pensent leurs salariés de la loi PACTE. Ces chiffres montrent un fort besoin de communication et de pédagogie.

Disposer d’une information suffisante sur la loi PACTE sera un enjeu RH important dans les prochaines années, notamment pour attirer de nouveaux collaborateurs. Des outils de communication adaptés au contexte de l’entreprise sont une composante essentielle de cette réflexion globale.

La mise en place d’outils digitaux spécifiques représente donc une approche indispensable pour permettre à l’entreprise de valoriser ses dispositifs de retraite à moindre coût. Par ailleurs, de tels outils dotés de fonctionnalités interactives et adaptées au profil des salariés permettent à ces derniers de mieux s’approprier leurs dispositifs.

Coup d'accélérateur avec la gestion financière

Parmi les entreprises équipées de dispositif d’épargne retraite, seules 17 % des entreprises de moins de 250 collaborateurs envisagent de transformer leurs régimes existants. A l’inverse, parmi les entreprises de plus de 250 salariés, plus d’une sur deux envisagent de le faire, et souhaitent même challenger leur prestataire d'épargne retraite actuel afin de réaliser des économies tout en améliorant la qualité des services.

« La loi PACTE fait de la gestion financière l’élément central pour l’efficacité des dispositifs de retraite avec la généralisation de la gestion pilotée comme mode d’investissement par défaut. Or, de par sa complexité, on constate que les entreprises ne maîtrisent pas suffisamment la gestion financière des dispositifs de retraite bien que de leur responsabilité », souligne Valéry Bassong, Directeur Courtage Retraite et Epargne Salariale Gras Savoye Willis Towers Watson.

« Les solutions financières actuelles sont souvent peu innovantes et de nombreux contrats de retraite proposent encore des fonds euros comme option d’investissement de référence. Un suivi Expert de ce sujet doit devenir la priorité pour permettre aux salariés d’améliorer leur épargne », conclut-il.

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Assurance vie : une seconde jeunesse grâce au capital-investissement

Bertrand Tourmente
Dans un contexte d’érosion des rendements du fonds en euros, les épargnants se doivent d’arbitrer massivement leur contrat d’assurance vie et d'orienter leur capital vers davantage d’unités de compte (UC). Grâce à la récente loi PACTE, les fonds de capital-investissement s’invitent désormais très largement dans l’assurance vie. Des véhicules d’investissement que les épargnants seraient bien inspirés de privilégier tant pour diversifier leur contrat que pour redonner un nouveau souffle à leur rendement financier.
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