Trois millions de salariés dans les TPE

Asset Management - Fin 2016, les entreprises de 1 à 9 salariés représentaient 20 % de l’emploi salarié concurrentiel (hors agriculture), soit 3 millions de salariés. Elles employaient, en moyenne, 3 salariés, mais plus d’un tiers d’entre elles ne compte qu’un seul salarié.

Les très petites entreprises sont concentrées dans le tertiaire

76,6 % des salariés des TPE travaillent dans ce secteur, dont la moitié dans les activités de « commerce de gros et de détail, transports, hébergement et restauration ».

Les entreprises « mono-salarié » représentent 36,6 % des très petites entreprises. Dans le secteur tertiaire, ces entreprises sont particulièrement implantées dans « l’enseignement privé, la santé et l’action sociale » mais aussi dans les « activités immobilière » et dans les « arts, spectacles ou autres activités de service ». Près de la moitié des salariés des TPE sont des femmes qui représentent 48,1 % des salariés dans les très petites entreprises. Dans les TPE du tertiaire, les femmes représentent 55,5 % des effectifs et sont largement majoritaires dans les activités de « l’enseignement privé, la santé et l’action sociale » où elles représentent 79,5 % des effectifs. Dans les activités des « arts, spectacles ou autres activités de service » elles assurent 70,2 % des emplois. Elles sont, en revanche, sous-représentées dans les secteurs de l’industrie (38,9 %) et de la construction (15,2 %).

La part des salariés des TPE à temps partiel atteint 28 %. Ce ratio est supérieur à celui des entreprises de 10 salariés ou plus (15,7 %). La proportion de salariés à temps partiel s’échelonne de 11,9 % dans la construction à 52,3 % des salariés dans les activités de « l’enseignement privé, la santé et l’action sociale » du secteur tertiaire.

Comme dans l’ensemble des entreprises, les femmes sont plus souvent à temps partiel que les hommes.

41,4 % des femmes salariées dans les TPE sont à temps partiel. Cette proportion est deux fois et demie plus importante que celle des hommes (15,5 %). L’écart est important dans tous les secteurs d’activité mais plus particulièrement dans la construction et l’industrie. Le recours au temps partiel diminue avec la taille de l’entreprise. La proportion de salariés à temps partiel est de 38,9 % dans les entreprises « mono-salarié », 21,9 % dans celles employant entre 6 et 9 salariés, 17,4 % dans les entreprises de 10 à 99 salariés et 14,0 % dans les entreprises de plus de 100 salariés.

La part de salariés des TPE en contrat à durée déterminée était, en 2016, de 13,1 %. Le recours au CDD est plus répandu dans les TPE que dans les entreprises de taille plus importante. À titre de comparaison, dans les entreprises de 10 à 19 salariés, 9,5 % des salariés sont en CDD au 31 décembre 2016. Fin 2016, 24,2 % des TPE, soit près de 260 000 entreprises, emploient des salariés en CDD. Les femmes sont moins exposées aux contrats courts avec une part de CDD de 12,5 % contre 13,6 % pour les hommes. Toutefois hors apprentissage elles le sont légèrement plus, avec une part de CDD de 9,2 % contre 8,6 % pour les hommes. La part de salariés en CDD est un peu plus importante dans l’industrie que dans la construction et le tertiaire.

Près de 16 % des TPE ont recours aux emplois aidés

Dans les TPE du secteur concurrentiel, 7,4 % des salariés sont bénéficiaires d’un emploi aidé. Cette proportion est stable par rapport à 2015 (7,5 %). 15,7 % des TPE, soit près de 170 000 entreprises, ont recours à ces emplois aidés. 75 % de ces entreprises n’emploient qu’un seul salarié en emploi aidé et 19 % en emploient deux. Les salariés en emploi aidé représentent en moyenne un tiers des effectifs des TPE ayant recours à ce type de dispositif. Les emplois aidés sont, en proportion, plus nombreux dans les TPE de l’industrie (10,1 % des salariés en emploi aidé) et de la construction (8,3 %) que dans l’ensemble du secteur tertiaire (6,9 %). Plus des trois quarts des emplois aidés dans les TPE sont des contrats d’apprentissage ou de professionnalisation Les contrats de formation en alternance (apprentissage ou contrat de professionnalisation) sont les principales formes d’emploi aidé mobilisées : 62,1 % pour l’apprentissage et 13,2 % pour les contrats de professionnalisation. L’industrie et la construction recourent davantage à l’apprentissage, le tertiaire aux contrats de professionnalisation, notamment dans les « activités financières et d’assurances » et dans les « activités de l’information et de la communication ».

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Philippe Crevel

Directeur du Cercle de l'Épargne

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