Taxonomie européenne : le défi des conseillers financiers

Stéphane Fantuz
CNCEF Patrimoine
Après la Conférence de Charm el-Cheikh en Egypte qui s'est soldée par un échec, l'exigence climatique continue. Les Conseillers financiers vont être face au défi de la taxonomie européenne dès le 1er janvier prochain, devant collecter obligatoirement les préférences ESG des clients. Introduite par la révision de la MIFID II et issue du Pacte Verte européen, cette nouvelle réglementation met l’accent sur la finance durable. L'éclairage de Stéphane Fantuz, Président de la CNCEF Patrimoine.
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ESG : que nous dit le rapport sur la taxonomie sociale ?

François Lett
Ecofi
Le 28 février dernier, la Plateforme européenne sur la finance durable a rendu son rapport sur la future taxonomie sociale européenne. En quoi consiste-elle ? Comment aligner les objectifs de la taxonomie sociale avec ceux de la taxonomie verte ? François Lett, Directeur du département éthique et solidaire chez Ecofi.
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Ophélie Mortier & Matthew Welch – DPAM : « Le marché français des obligations vertes est particulièrement dynamique »

Mathilde Hodouin
Le Courrier Financier
Quelles perspectives de croissance pour les obligations vertes ? Y a-t-il des points de vigilance à examiner avant d'investir ? Ophélie Mortier, stratégiste investissement responsable, et Matthew Welch, spécialiste investissement responsable chez DPAM, répondent en exclusivité au Courrier Financier.
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Europe : projet de taxonomie sociale, c’est parti !

François Lett
Ecofi
Depuis 2020, la taxonomie européenne porte la montée en puissance de la finance durable. Quels sont les enjeux ESG sous-jacents ? Comment cette taxonomie va-t-elle se déployer ?
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Les A-Notations, par Anacofi Services : Eleva Capital

Anacofi Services

Créée à Londres en 2014, ELEVA CAPITAL a délocalisé son activité en France en 2017 (Brexit). Fin septembre 2022, les encours représentaient plus de 9,2 Mds€ (gestion collective et mandats), après une collecte nette positive pour les derniers exercices (mars 2019-mars 2022).

Les A-Notations, par Anacofi Services : Eleva Capital
Source : Anacofi Services

7 OPCVM pour une clientèle diversifiée

La société a été agréée par l’AMF en 2017 (Directive OPCVM) ainsi que par la FCA et le CSSF (Luxembourg). Elle commercialise une offre composée de 7 OPCVM destinés à une clientèle diversifiée (privée, CGP, institutionnelle).

Elle dispose en interne d’un service de compliance ainsi que de suivi des risques. Constituée de 44 collaborateurs, ELEVA CAPITAL a mis en place une équipe de 10 commerciaux dont 3 personnes dédiées à la clientèle Conseillers financiers et réseaux.

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Foncier : Immo Blockchain acquiert un premier immeuble à Lille avec sa plateforme Investoken

La Rédaction
Le Courrier Financier

Immo Blockchain (ALIMB) — groupe associant gestion dynamique d’actifs fonciers propriétaires et Hospitality (évènementiel, hôtels, coliving, flex- office, etc.) — annonce ce mardi 6 décembre avoir réalisé sa première acquisition d’actif immobilier sur la Blockchain à travers sa filiale Investoken, plateforme d’investissements fonciers en utility tokens.

Investoken est un « Club d’investissement » fondé sur la technologie Blockchain. La plateforme réunit un groupe d’investisseurs qualifiés qui bénéficieront d’un utility token. Ce dernier leur permet le versement mensuel d’un revenu ainsi qu’un accès aux services privilèges du club — avantages premiums, partenariats avec des lieux prestigieux, opportunités de co-investissement en avant-première, etc.

Miser sur le marché du coliving

Investoken a signé un compromis portant sur un actif immobilier situé à Lille (Nord) pour un montant de 680 K€. Il s’agit d’un immeuble rénové et occupé, dont la gestion sera confiée à One Nest. Cette filiale du groupe Immo Blockchain est dédiée au marché en pleine expansion du coliving. L’acquisition définitive du bien se fera d’ici la fin du mois de février.

Avec l’ambition de créer la première plateforme française d’investissements fonciers en tokens, Immo Blockchain a déjà sélectionné de nombreux autres actifs, notamment sur le marché en croissance du coliving (formule de colocation « tout inclus »). Selon une récente étude Xerfi, le marché du coliving devrait quasiment tripler d'ici 2025 à 24 000 unités, versus 8 300 places dans l’hexagone fin 2021.

L'immobilier VS la volatilité des cryptos

« Les tokens adossés sur des biens et des services immobiliers sont très utiles dans un environnement crypto trop volatile. La valeur intrinsèque de notre token s’appuie sur des biens tangibles et de qualité. Ils représentent une valeur stable, qui s’apprécie dans le temps tout en proposant du rendement. Cela permet également aux investisseurs immobiliers d’envisager un marché secondaire plus fluide et de rendre la pierre plus liquide », déclare Antoine Tartiere, Co-fondateur et Directeur général de la société Investoken.

« La crise actuelle que rencontre les cryptomonnaies conforte bien notre stratégie selon laquelle sécuriser et diversifier une partie de son portefeuille crypto dans de l’immobilier devient quasiment une évidence ! », assure Edouard Masseau, Président directeur général du groupe Immo Blockchain.

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ESG : la plateforme Impact met en avant l’action des entreprises françaises

Mathilde Hodouin
Le Courrier Financier
Cette semaine, Bercy présente la plateforme « Impact » pour permettre aux entreprises de publier leurs indicateurs ESG de performance. Objectif, favoriser l'émergence d'une économie verte et anticiper l'évolution de la législation européenne. Un nouvel outil de travail pour les CGP ?
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Gilles Grenouilleau – France Valley : « Nous lançons deux gammes, investies en France et en Europe »

Mathilde Hodouin
Le Courrier Financier
Après la crise sanitaire, les investisseurs manifestent un intérêt grandissant pour les actifs tangibles. Comment France Valley va-t-elle étendre sa gamme de foncier forestier en Europe ? Comment ses fonds s'inscrivent dans une logique de développement durable ?
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Billet du Docteur Leber – mars 2021 : finance durable, l’Europe vers plus de transparence

Hendrik Leber
ACATIS Investment
L'Union européenne (UE) encourage la normalisation des critères de durabilité en matière de finance responsable. Comment traiter la question de la durabilité ? Comment organiser la transition vers une finance plus responsable ? Voici le billet mensuel du docteur Leber, fondateur d’Acatis, société de gestion indépendante allemande.
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D’un engagement de niche au risque de « ESG washing » : quel futur pour l’ISR ?

François Lett
Ecofi
L'investissement socialement responsable (ISR) s'est imposé sur les marchés financiers français. L'intégration des critères extra-financiers s'accélère et les cadres législatifs suivent. Comment désormais préserver l'ISR du risque de « green washing » ? Quels leviers mettre en œuvre à l'échelle européenne ? L'éclairage de François Lett, Directeur du département éthique et solidaire chez Ecofi.
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Accord de Paris : DWS lance un nouvel ETF Xtrackers

La Rédaction
Le Courrier Financier

DWS Group (DWS) — gérants d’actifs mondial, avec 833 Mds€ d’actifs sous gestion au 30 septembre 2022 — annonce ce mardi 6 décembre le lancement d'un nouvel ETF Xtrackers basé sur les marchés d'actions émergents. Il met l'accent sur les caractéristiques environnementales, sociales et de gouvernance (ESG), et est aligné sur les objectifs de l'Accord de Paris de 2015.

DWS a déjà lancé six ETF d'actions basés sur la même méthodologie d'indice, offrant une exposition aux marchés d'actions suivants : Global, USA, Europe, Eurozone, Japon et désormais les marchés émergents. DWS a lancé en novembre 2022 quatre ETF Xtrackers qui suivent le marché des obligations d'entreprises en euros et en dollars américains avec différentes échéances et dont les indices suivis sont également alignés sur les objectifs de cet accord.

S'aligner sur l'Accord de Paris

Le Xtrackers Emerging Markets Net Zero Pathway Paris Aligned UCITS ETF est coté sur la Deutsche Boerse et le London Stock Exchange, d'autres bourses sont prévues à l’avenir. L'ETF vise à réduire les émissions conformément aux objectifs de l'accord de Paris sur le climat, l'indice sous-jacent correspondant donc aux règlements de l'UE sur les indices de référence alignés sur Paris.

Plus précisément, l'ETF suit l'indice Solactive ISS ESG Emerging Markets Net Zero Pathway. Ce dernier vise à atteindre une réduction de 50 % de l'intensité carbone par rapport à un indice de marché équivalent non ESG, conformément aux objectifs de Paris, ainsi qu'une réduction continue de 7 % par an de l'intensité carbone. 

« Avec ce nouvel ETF, nous proposons désormais une gamme complète de produits alignés sur l'accord de Paris sur le climat — offrant aux investisseurs des solutions adaptées aux marchés développés et émergents », déclare Simon Klein, responsable mondial des ventes passives chez DWS.

Contre le changement climatique

Tous les ETF actions Xtrackers de la série Net Zero Pathway se caractérisent par le fait qu'ils sont alignés sur l'Accord de Paris sur le climat. Ils tiennent également compte des recommandations de l'Institutional Investors Group on Climate Change (IIGCC), telles que définies dans le « Net Zero Investment Framework Implementation Guide ». Cela signifie que les indices ne pondèrent pas uniquement les membres de l'indice inclus sur la base de leur intensité carbone, conformément aux recommandations de l'IIGCC.

La surpondération des entreprises dans les indices est basée sur leur degré d'adoption d'objectifs scientifiques, tels que définis par l'initiative du même nom. Sont également pris en compte pour la pondération de l'indice les normes relatives au reporting climatique définies par la Task Force on Climate-related Financial Disclosures (TCFD) et les efforts déployés pour lutter contre le changement climatique.

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Epargne : Iroko lance son deuxième produit, la SCI Iroko Next

La Rédaction
Le Courrier Financier

La fintech Iroko — société de gestion, spécialiste des investissements immobiliers — annonce ce mardi 6 décembre compléter son offre avec le lancement de la SCI Iroko Next. Créé en juin 2022, ce produit d’épargne permet aux conseillers en gestion de patrimoine (CGP) de proposer l’expertise immobilière d’Iroko en assurance vie. Iroko suit le succès de la SCPI Iroko Zen, lancée il y a deux ans. Ce fonds compte désormais plus de 4 000 épargnants et 180 M€ sous gestion.

Vers un label Finansol pour la SCI

Comme la SCPI Iroko Zen, la SCI Iroko Next ne présente pas de frais d’entrée. Elle vise à investir dans des actifs qui accompagnent les transitions générationnelles, digitales et démographiques. La SCI Iroko Next se positionne directement et indirectement sur des actifs comme :

  • des bureaux adaptés avec des lieux de réception et de convivialité ;
  • des actifs logistiques qui répondent à la demande croissante du e-commerce ;
  • ou encore des maisons en coliving poussées par les besoins du vivre ensemble.

La SCI Iroko Next est membre de l’association FAIR, et vise le label Finansol pour début 2023. Cet objectif estg motivé par son engagement dans des fonds à impact. 5 % de la capitalisation de la SCI sera alloué au financement d’activités génératrices d’utilité sociale et/ou environnementale — à travers des investissements dans des fonds à impact. 

Performance annuelle cible de 5 %

La SCI Iroko Next aura la particularité de présenter deux moteurs de performance et d’investir dans les deux états naturels de l’immobilier :

  • l’immobilier qui est bien positionné dans son marché, qui sert un loyer et qui offre donc du rendement (jusqu’à 50 % du fonds) ;
  • et l’immobilier qui nécessite une restructuration, une réorganisation ou un développement et qui offrira de la création de valeur potentielle (jusqu’à 40 % du fonds).

Au travers de ces deux moteurs, la SCI vise une performance annuelle non garantie de 5 %. Elle investit sans limitation thématique et auprès des meilleurs gérants tiers du marché. 5 % de la SCI sont alloués à une poche de liquidité.

Optimiser le couple rendement-risque

La SCI Iroko Next est déjà investie pour le moteur rendement dans la SCPI Iroko Zen qui a su démontrer sa solidité via ses performances en 2021 — meilleur taux de distribution des SCPI avec un taux de 7,1 %, selon l’IEIF. Au gré de la collecte, cette poche ira chercher des véhicules d’asset managers tiers sur des thématiques peu adressées par la SCPI Iroko Zen comme par exemple la santé ou encore l’éducation.

Le moteur création de valeur (value added) a quant à lui pris une participation dans un fonds spécialisé en logistique géré par la société Braxton Asset Management. Cette participation a une maturité de cinq ans et vise un TRI non garanti de 15 %. Plusieurs thématiques sont à l’étude pour la compléter : logistique, résidentiel ou encore bureaux nouvelle génération. A titre d’information, les dirigeants de Braxton Asset Management ont un lien capitalistique avec Iroko.

Ce double moteur de performance et son allocation diversifiée permettront d’optimiser le couple rendement-risque de la SCI. La SCI est en cours de référencement chez plusieurs assureurs et est déjà disponible chez PREPAR-VIE Assurances.

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NN Investment Partners prévoit des émissions d’obligations vertes de EUR 300 milliards en 2021

La Rédaction
Le Courrier Financier

L’année prochaine, nous assisterons à des changements majeurs qui soutiendront le marché des obligations vertes en Europe. Tout d’abord, la version finale de la norme européenne pour les obligations vertes sera publiée.
Ensuite, l’UE commencera à partir du deuxième trimestre à émettre des obligations vertes pour un montant estimé de EUR 225 milliards. Ceci correspond à un tiers de son plan de relance post-Covid. Enfin, plusieurs
gouvernements émettront leurs premières obligations vertes en 2021. Par conséquent, NN Investment Partners (NN IP) estime que le marché mondial des obligations vertes devrait croître de EUR 300 milliards en 2021 pour
atteindre EUR 1.000 milliards.
En 2019, les émissions totales d’obligations vertes s’étaient élevées à EUR 200 milliards et un montant similaire devrait être atteint cette année1.

En 2021, l’équipe Green Bond de NN IP s’attend à une croissance des émissions de 50%, ce qui porterait le total du marché mondial des obligations vertes à EUR 1.000 milliards.

La taxonomie de l’UE et la norme européenne pour les obligations vertes, découlant du Plan d’action durable de l’UE visant à financer une croissance économique durable, seront les principaux catalyseurs de l’essor du marché
des obligations vertes en 2021. En vertu de la taxonomie de l’UE, une activité pourra être considérée comme ‘durable’ ou ‘verte’ si elle contribue de façon substantielle à l’un ou plusieurs des six objectifs environnementaux définis ou si elle permet à d’autres activités de procurer une telle contribution substantielle, si elle ne nuit pas significativement à d’autres objectifs environnementaux et si elle respecte les garanties sociales et de gouvernance minimales. La norme européenne pour les obligations vertes stipule que l’activité économique financée par l’obligation doit être conforme à la taxonomie de l’UE.

NN IP est d’avis que la finalisation de la première version de la nouvelle taxonomie de l’UE et de la norme européenne pour les obligations vertes aura à terme un impact positif sur l’intégrité et la transparence du marché
européen des obligations vertes et est de nature à inspirer la réglementation dans d’autres régions étant donné qu’elle :
• renforcera l’harmonisation et le professionnalisme du marché des obligations vertes en plein essor
• permettra de mieux savoir si des activités économiques sont respectueuses de l’environnement et de comprendre comment celles-ci peuvent s’adapter pour devenir plus durables
• donnera aux investisseurs un aperçu de plus en plus détaillé de ce que leurs investissements couvrent, leur permettant ainsi de faire des choix plus éclairés
• procurera aux émetteurs davantage d’informations sur la façon d’identifier des activités ou des actifs verts

NN IP estime dès lors que cette réglementation peut être considérée comme un catalyseur pour la croissance du marché mondial des obligations vertes, encourageant les secteurs à la traîne – tels que l’industrie – à se lancer sur
le marché des obligations vertes. Actuellement, ce marché est dominé par les institutions financières, les services aux collectivités et les émetteurs (supra)nationaux.

Selon Jovita Razauskaite, gestionnaire de portefeuille pour les obligations vertes chez NN Investment Partners, “ces nouvelles réglementations annoncent ce qui pourrait s’avérer une décennie décisive pour l’atténuation du changement climatique, l’Europe montrant la voie avec son objectif de neutralité carbone d’ici 2050. L’intégration ESG et la finance verte deviennent véritablement des pratiques courantes. La pandémie a également donné un coup de pouce, étant donné que de nombreux pays ont clairement des besoins de financement accrus et que le marché des obligations vertes sera généralement considéré comme une opportunité majeure compte tenu des ambitions vertes plus grandes que jamais.”

En outre, NN IP s’attend à ce que l’essor du marché des obligations vertes soit stimulé par plusieurs pays qui ont l’intention d’émettre leurs premières obligations vertes en 2021, comme l’Italie, l’Espagne, le Royaume-Uni, le
Danemark, l’Ukraine et la Slovénie. Par ailleurs, des émetteurs déjà présents sur le marché tels que les Pays-Bas, la France et l’Allemagne vont procéder à de nouvelles émissions afin de lutter contre le changement climatique. Bref, le réservoir pour les émissions d’obligations vertes par les gouvernements est vaste et nettement plus diversifié qu’au cours de ces dernières années.

Enfin, les émissions résultant du plan de relance ‘Next Generation EU’, dont EUR 225 milliards seront alloués à des projets environnementaux entre 2021 et 2023, augmenteront significativement la part des organisations
supranationales au sein de l’univers des obligations mondiales. L’UE devrait commencer à émettre ces obligations au second semestre de 2021 afin de soutenir les plans de relance et de résilience nationaux des États membres.

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Energie : sous la pression de l’Etat et des ONG, ENGIE renonce au gaz de schiste

François Lett
Ecofi
En France, le secteur de l'énergie adopte peu à peu les principes du développement durable. Cet automne, le groupe Engie renonce ainsi à un gros contrat d'extraction de gaz de schiste avec un partenaire américain. Quels sont les mécanismes à l'œuvre derrière cette décision stratégique ? L'éclairage de François Lett, Directeur du département éthique et solidaire chez Ecofi.
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