L’AMF publie son rapport 2021 sur la gouvernance et la rémunération des dirigeants des sociétés cotées

L’Autorité des marchés financiers (AMF) publie ce jeudi 2 décembre son rapport annuel sur le gouvernement d’entreprise et la rémunération des dirigeants des sociétés cotées. Face à la crise sanitaire, l’édition 2021 permet de revenir sur le fonctionnement des assemblées générales (AG) et d’évoquer les thématiques de l’ajustement des rémunérations et des interactions du conseil d’administration avec la direction générale et les actionnaires. Pour la deuxième année consécutive, le rapport examine l’information fournie par les conseillers en vote.

L’AMF n’étudie que certains thèmes jugés d’actualité ou pour lesquels une marge de progression existe encore. Cet exercice est l’occasion de mettre en avant les meilleures pratiques, d’émettre de nouvelles recommandations à destination des entreprises et de nouvelles pistes de réflexion pour l’AFEP, le MEDEF et le Haut comité de gouvernement d’entreprise (HCGE). L’AMF cite par ailleurs nominativement des sociétés qui n’auraient pas appliqué les recommandations du code AFEP-MEDEF, du HCGE ou de l’AMF.

Assemblées générales à huis clos

En 2021, les sociétés cotées ont pour l’essentiel tenu leur AG à huis clos, faculté offerte par le régime d’exception instauré par l’ordonnance du 25 mars 2020 (96 % des sociétés de l’indice SBF 120). Prenant en considération les recommandations de l’AMF dans son rapport 2020, l’ordonnance du 2 décembre 2020 et le décret du 18 décembre 2020 ont complété ce régime d’exception afin de limiter l’atteinte aux droits des actionnaires, dont l’AMF a vérifié l’application par les sociétés du SBF 120 ayant leur siège en France.

Toutes ont proposé une retransmission en direct et en différé de leur AG. A 87 %, elles ont désigné les deux scrutateurs parmi les dix principaux actionnaires. Et 66 % ont publié sur leur site internet les questions écrites des actionnaires et leurs réponses. Cette année, les actionnaires d’une société cotée pouvaient exprimer leur vote à distance et en direct. Les conditions du développement d’une telle procédure de vote font l’objet de travaux menés par les associations professionnelles.

Conseil d’administration, direction générale et actionnaires

La seconde partie du rapport est consacrée à l’information publiée par un échantillon composé des 50 premières sociétés du SBF 120. Parmi les thématiques abordées, figure cette année le choix du mode de gouvernance, entre unicité des fonctions avec un président-directeur général (PDG) et dissociation des fonctions de président du conseil d’administration et de directeur général.

Parmi les 45 sociétés anonymes à conseil d’administration de l’échantillon, 25 sociétés ont opté pour la dissociation dont 5 au second semestre 2020 ou en 2021. Le rapport examine ensuite les mesures mises en place par le conseil pour organiser ses interactions avec la direction générale, assurer l’équilibre des pouvoirs et prévenir et gérer les risques de conflits d’intérêts. S’agissant des interactions avec les actionnaires, l’AMF évoque notamment les résolutions climatiques soumises aux actionnaires en 2021.

L’ajustement des rémunérations

L’année 2020 a été marquée par une baisse des rémunérations versées aux dirigeants mandataires sociaux exécutifs. Dans 35 sociétés sur les 50 composant l’échantillon, un ou plusieurs dirigeants ont renoncé à une partie de leur rémunération 2020.

La majorité des sociétés cotées n’a procédé à aucun ajustement de rémunération par rapport à la politique de 2020. Dans 18 sociétés de l’échantillon, le conseil d’administration a pris la décision d’ajuster, en cours d’exercice 2020 ou en fin d’exercice, les règles de détermination de la rémunération des dirigeants, en modifiant les critères de performance, les objectifs cibles, ou le niveau d’atteinte. Seules six ont soumis ces modifications à l’approbation de l’AG, via un nouveau say on pay ex ante.

L’AMF rappelle que toute modification importante par rapport à la politique de rémunération approuvée nécessite un nouveau vote de l’AG. Les éventuels ajustements doivent rester exceptionnels, être justifiés et leur impact chiffré, et rester exigeants. Pour un dialogue actionnarial de qualité, les sociétés devraient les communiquer le plus en amont possible.

Pour l’exercice 2021, 36 sociétés (contre 23 en 2020) ont introduit dans leur politique de rémunération la possibilité pour le conseil de déroger à cette politique en cours d’exercice. L’AMF recommande aux sociétés de veiller à ce que ces clauses d’ajustement soient rédigées de façon aussi détaillée que possible.

D'importants progrès

Conformément à la loi Pacte, l’AMF a examiné l’information publiée par les conseillers en vote. Elle revient sur les principaux apports du premier rapport du comité de surveillance du Best Practice Principles Group (le BPPG), chargé de superviser la mise en œuvre de son code de conduite.
Sur la base d’un questionnaire adressé aux émetteurs, l’AMF constate que d’importants progrès ont été réalisés quant à la qualité du dialogue entre les sociétés cotées et les conseillers en vote.

Elle rappelle que l’information sur les conflits d’intérêts et leur gestion est un élément clé pour les investisseurs. Elle incite par ailleurs les conseillers en vote à prendre en considération, dans leur nouvelle politique de vote, les spécificités nationales françaises en termes de marché, de législation et de réglementation. Elle recommande enfin que le processus décisionnel des conseillers en vote soit clarifié.

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Covid : la rémunération des dirigeants a-t-elle (enfin) évolué ?

Cesare Vitali
D'après une récente étude, la rémunération moyenne des dirigeants de l’indice boursier SBF 120 a baissé en 2020. Quel a été l'impact de la crise sanitaire sur les rémunérations des dirigeants de grandes entreprises ? Le point avec Cesare Vitali, Responsable ISR chez Ecofi.
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Dirigeants : les actionnaires n’hésitent plus à exprimer leur mécontentement sur les rémunérations injustifiées

François Lett
En pleine saison des résultats d'entreprises, les actionnaires manifestent leur mécontentement envers les rémunérations jugées excessives. La crise va-t-elle favoriser une évolution de la gouvernance, vers moins d'écarts salariaux ?
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Gouvernance : les dirigeants des grandes sociétés américaines critiqués pour leurs rémunérations

Cesare Vitali
Aux Etats-Unis, l'écart de rémunération entre les dirigeants de grandes entreprises et leurs employés reste très élevé, d'après le rapport annuel de l'ONG américaine As You Sow. Une réalité de plus en plus remise en cause depuis la crise sanitaire. Le point avec Cesare Vitali, Responsable ISR chez Ecofi.
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TwentyFour Asset Management nomme son PDG

TwentyFour Asset Management (TwentyFour AM) — société de gestion spécialisée dans l’obligataire, et boutique du Groupe Vontobel — annonce ce mercredi 8 décembre la nomination de son directeur général. Dans le cadre de ses nouvelles fonctions, Ben Hayward (associé fondateur de TwentyFour) remplacera Mark Holman, qui était le PDG de l’entreprise depuis sa création en 2008 et qui quittera cette fonction en janvier 2022.

Croissance rapide de TwentyFour AM

Au cours de la dernière décennie, TwentyFour a connu une croissance rapide de ses encours sous gestion et du nombre de clients. Durant cette période, Mark Holman combine ses fonctions de PDG avec celles de gérant à plein temps pour le fonds phare de TwentyFour, Strategic Income. La croissance de la société rend difficile le cumul de ces deux fonctions. C’est pourquoi Mark Holman consacrera désormais 100 % de son temps à la gestion en tant que membre de l'équipe Obligations multisectorielles de la société.

Ben Hayward est membre du comité exécutif de TwentyFour depuis six ans, et le restera en tant que PDG. Il abandonnera ses responsabilités de gérant ABS, mais restera membre du comité d'allocation d'actifs de la société. Les trois associés actuels de l'activité ABS, Rob Ford, Douglas Charleston et Aza Teeuwen, ainsi que huit autres professionnels de l'investissement, continueront de gérer cette stratégie.

Maintenir les performances à long terme

TwentyFour va également élargir son comité exécutif avec l'arrivée de deux associés : Eoin Walsh et Sujan Nadarajah, qui font suite à l'arrivée de John Magrath (associé) plus tôt cette année. « Au fur et à mesure de notre croissance, nous avons constamment investi dans nos activités, notre personnel et, bien sûr, dans notre propre équipe de direction », déclare Graeme Anderson, président de TwentyFour Asset Management.

« Ben Hayward a été un membre clé de notre équipe de gestion pendant de nombreuses années et je me réjouis de continuer à travailler avec lui en tant que nouveau PDG. Ces changements représentent une évolution positive naturelle chez TwentyFour AM qui, selon nous, est dans le meilleur intérêt de nos clients, et nous aidera à maintenir notre excellente performance à long terme », conclut Graeme Anderson.

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Changement climatique : RGreen Invest lance son 3e fonds dédié au financement court-terme des acteurs de l’adaptation

RGreen Invest — société de gestion française indépendante créée en 2013, entreprise à mission, spécialiste du financement de la transition énergétique — annonce ce mercredi 8 décembre le lancement de son troisième fonds dédié au financement court-terme des acteurs de l’adaptation au changement climatique. Ce véhicule vise une taille cible de 200 M€.

L’heure est au premier closing du fonds Infrabridge III à 105 M€, soit plus de la moitié de son objectif cible. Anciennement connu sous le nom Nouvelles Energies, ce véhicule se destine au besoin de financement en dette court-terme des impulseurs clés de la transition énergétique et climatique.

Financement flexible pour la transition énergétique

Les établissements financiers classiques se sont récemment adaptés pour répondre plus vite aux besoins en dette senior des développeurs sur des projets prêts à construire, mais ils manquent toutefois de réactivité sur des projets en phase de développement. Partant de ce constat, Infrabridge III a été conçu pour apporter une solution aux développeurs européens qui nécessitent un financement rapide en phase d’amorçage, afin qu’ils puissent bénéficier par la suite d’un financement bancaire compétitif.

« Du fait de la compétitivité des énergies renouvelables par rapport aux énergies fossiles, nous sommes passés d’un monde subventionné à un monde rentable accélérant ainsi le nombre de projets EnR, d’e-mobilité et de stockage en développement. Nous soutenons cette dynamique d’accélération en dotant rapidement les développeurs des outils financiers nécessaires pour les accompagner dans la phase critique de développement », indique Nicolas Rochon, Président fondateur de RGreen Invest.

S'adapter aux évolutions du secteur 

Les solutions Infrabridge se veulent flexibles pour s’adapter au mieux à un marché en forte évolution. Par leurs tailles d’environ 200 M€ et leurs maturités courtes, ces solutions s’investissent très vites et permettent de proposer aux investisseurs une performance attractive.

Ainsi, Infrabridge III investit-il en dette court-terme dans des projets greenfield (en développement ou prêts à construire) ou brownfield, mais également au niveau de la maison mère jusqu’à ce qu’une solution de refinancement long terme prenne la relève ou que le partenaire cède ses actifs, selon sa stratégie. 

Si les projets et sociétés financés par les deux premiers millésimes sont localisés ou opèrent principalement dans l’Espace Economique Européen, Infrabridge III se donne la possibilité d’investir hors Europe dans les pays de l’OCDE afin de favoriser le développement à l’international des partenaires historiques de RGreen Invest.

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Distributions : l’ACPR incite les institutions financières à la prudence jusqu’au 30 septembre 2021

Dans le contexte de la pandémie de Covid-19, le Comité européen du risque systémique (European systemic risk board ou ESRB), l’Autorité bancaire européenne (European Banking Authority ou EBA), l’Autorité européenne des assurances et des pensions professionnelles (European Insurance and Occupational Pensions Authority ou EIOPA) et la Banque centrale européenne (BCE) se sont prononcées les 15 et 18 décembre 2020 sur le devenir des recommandations qu’elles avaient formulées précédemment en matière de distributions — sous forme de dividendes, de rachat d’actions propres ou de nouvelles rémunérations variables.

Soutenir pleinement l'économie

D'après ces organismes, le contexte sanitaire et macroéconomique reste porteur d’incertitudes fortes. Par conséquent, elles invitent les institutions financières à rester particulièrement prudentes et à adopter jusqu’au 30 septembre 2021 des politiques de distributions modérées et compatibles avec leur trajectoire de fonds propres à moyen terme. Objectif, préserver leur capacité à soutenir pleinement l’économie réelle durant la crise.

Dans ce cadre, lors de ses séances des 9 et 18 février 2021, le Collège de supervision de l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR) a décidé de suivre la recommandation correspondante de l’ESRB (ESRB/2020/15), selon des modalités s’inscrivant dans la continuité de ses précédentes communications des 30 mars, 3 avril et 28 juillet 2020 sur les distributions de dividendes.

L'ACPR plaide pour la prudence

L’ACPR demande aux institutions soumises à son contrôle — établissements de crédit hors chambres de compensation, sociétés de financement, entreprises d’investissement, organismes d’assurance et de réassurance — de faire preuve d’une prudence particulière en matière de distributions jusqu’au 30 septembre 2021, date à laquelle les recommandations européennes précitées devraient normalement prendre fin.

S’agissant des dividendes, les institutions sont invitées à communiquer à leur équipe de contrôle habituelle leurs projets éventuels de distribution, accompagnés de tout élément permettant de justifier de leur prudence dans une vision à moyen terme, avnat de prendre toute décision au niveau de leur organe social (conseil d’administration, de surveillance ou équivalent) ou de leur assemblée générale. Ces demandes seront examinées au cas par cas par le Secrétariat général de l’ACPR.

Quelques éléments à retenir

À cette fin et plus particulièrement :

  • avant de constituer leur dossier, les établissements de crédit de taille moins importante et les sociétés de financement pourront prendre connaissance des modalités pratiques exposées en Section 4 du document d’information publié par la BCE sur son site Internet : FAQs on ECB supervisory measures in reaction to the coronavirus ;
  • les organismes d’assurance et de réassurance devront fournir des projections à 3 ans du montant des fonds propres et du ratio de solvabilité, a minima dans le cadre de deux scénarios : l’un considéré comme « central » et l’autre tenant compte d’une forte dégradation de l’activité comme de l’environnement économique (actions, immobilier, qualité de crédit, etc.) et du risque de taux très bas.
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La Parole aux Assos’ – CNCEF Patrimoine : bilan 2020, révision MIF2 et réforme du courtage

Dans ce nouvel épisode de « La Parole aux Assos’ », Le Courrier Financier reçoit la CNCEF. Après une année de crise sanitaire, l'association a du pain sur la planche en 2021. Quels sont les enjeux de la révision de la directive MIF2 ? Comment la réforme du courtage va-t-elle se mettre en place ? Stéphane Fantuz, Président fondateur de la CNCEF Patrimoine et de la CNCEF Assurance, répond à nos questions.
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Rémunération des dirigeants du CAC 40 : des progrès timides

François Lett
D'après une récente étude Proxinvest, la rémunération des dirigeants d'entreprises a reculé en 2020. Cette évolution indique-t-elle les premiers effets du ratio d'équité, obligatoire depuis la loi PACTE ? Quel a été l'impact de la crise sanitaire ?
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La Parole aux Assos’ – CNCGP : « Le débat qui oppose honoraires et commissions est dépassé »

Dans ce nouvel épisode de « La Parole aux Assos' », Le Courrier Financier reçoit la CNCGP. Malgré les contraintes sanitaires, comment les CGP peuvent-ils continuer à se former ? Entre honoraires et commissions, comment la rémunération des CGP va-t-elle évoluer ?
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Turgot Capital passe la barre du milliard d’euros d’encours

Turgot Capital — groupe financier indépendant créé à Paris en 2003 — annonce ce mercredi 8 décembre qu’il vient de dépasser le milliard d’euros d’encours gérés et/ou conseillés. Turgot Capital concentre ses expertises autour de quatre filiales dédiées et verticalement intégrées : la gestion d’actifs financiers & immobiliers avec Turgot Asset Management, le courtage avec Turgot Life et […]

Turgot Capital — groupe financier indépendant créé à Paris en 2003 — annonce ce mercredi 8 décembre qu’il vient de dépasser le milliard d'euros d'encours gérés et/ou conseillés. Turgot Capital concentre ses expertises autour de quatre filiales dédiées et verticalement intégrées : la gestion d'actifs financiers & immobiliers avec Turgot Asset Management, le courtage avec Turgot Life et le conseil avec Turgot Wealth et Turgot Real Estate.

Sa clientèle — historiquement les investisseurs privés — s’est fortement développée ces 12 derniers mois sur le segment des investisseurs institutionnels. Le groupe compte actuellement 22 collaborateurs. Depuis sa création, la société a connu un développement constant. Celui-ci s’est fortement accéléré cette année avec le référencement en unité de compte (UC) de son produit phare, la SCI ViaGénérations chez deux nouveaux assureurs : Swiss Life et Generali.

Succès de la collecte des fonds

La qualité des performances de ses principales stratégies : la Gestion Obligataire Flexible au travers de son fonds Turgot Oblig Plus noté 5 étoiles par l’agence QUANTALYS et de sa gamme de fonds de Multigestion HASTINGS, a également contribuée à porter le fort développement des encours du groupe.

Les stratégies de gestion du groupe trouvent ainsi leur place dans les allocations d’actifs des investisseurs en assurance vie, dont la collecte s’est très fortement développée ces derniers mois. La collecte des fonds Turgot est également portée par le succès des Plans d'Épargne Retraite (PER). En octobre 2021, la Fédération française de l’assurance (FFA) annonçait des chiffres records dans les placements en UC et un développement rapide des PER.

L'essor de la SCI Viagénérations

« La bonne tenue sur trois ans de notre gestion traditionnelle sur les marchés financiers permet d’asseoir notre développement. Depuis plus de quatre ans, nous avons étendu notre savoir-faire à l’immobilier et avons ainsi accéléré notre croissance »déclare Waldemar Brun-Theremin, Directeur Général Associé et Directeur des Gestions.

La SCI ViaGénérations a fêté ses 4 ans en octobre dernier. Son profil de risque a évolué d'un SRI 3 à un SRI 2. Elle affiche une croissance de la performance de son UC de +5,21 % au 1er décembre 2021. Aujourd’hui, la régularité des performances, que la SCI ViaGénérations affiche depuis sa création, la positionne en tête de sa catégorie : +6,81 % en 2020, +6,73 % en 2019, +6,42 % en 2018, et déjà +6,12 % sur un an glissant. Cela représente une performance cumulée de +27,64 % depuis sa création en 2017.

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Santé : REALITES signe un partenariat avec Norma Capital

REALITESgroupe de développement territorial — annonce ce mercredi 7 décembre la signature d’un accord avec Norma Capital qui s’engage à acquérir, via ses fonds labellisés ISR Immobilier, les murs des futurs Pôles Santé MedCorner City, filiale de maîtrise d’usage du Groupe.

MedCorner City, répondre professionnels de santé libéraux

MedCorner City a pour vocation d’être utile aux professionnels de santé, aux territoires et à leurs habitants par l’implantation et l’exploitation de Pôles Santé attractifs, et de répondre ainsi aux principaux enjeux « santé » de proximité.

En ce sens, les Pôles Santé MedCorner City proposent un environnement de travail et des services adaptés aux besoins et aux usages des professionnels de santé libéraux, que ce soit en termes de mutualisation des moyens, de simplification des formalités d’installation et d’exercice, ou encore de développement du parcours de soins des patients en s’appuyant sur les forces d’une équipe pluridisciplinaire.

Outre le regroupement de professionnels de santé locaux désireux de faire évoluer leur mode d’exercice, MedCorner City apporte une solution aux territoires et à leurs habitants en créant, par l’identification de cette destination santé, les conditions pour en attirer de nouveaux. MedCorner City entend ainsi lutter contre la désertification médicale dans les territoires, en particulier dans les villes moyennes.

Fair Invest, la santé et l’éducation

Partageant la même vision d’un immobilier socialement utile, Norma Capital, Société de Gestion de Portefeuille dans l’immobilier gérant 750 M€ d’actifs, s’engage à se porter acquéreur des murs des futurs Pôles Santé exploités par MedCorner City. L’acquisition des futurs Pôles MedCorner City par Norma Capital s’effectuera notamment pour le compte de sa SCPI Fair Invest labellisée ISR immobilier.

Créé en juillet 2018, ce fonds à capital variable investit en immobilier tertiaire en prenant systématiquement en compte des critères Environnementaux, Sociaux et de Gouvernance (ESG). Dans ce cadre, le fonds investit dans des activités socialement utiles, dont principalement la santé et l’éducation, tout en excluant certains secteurs d’activité de son parc immobilier — exploitation de matières fossiles, armement, etc. À travers sa stratégie d’investissement, Fair Invest permet d’investir dans une épargne utile et responsable.

4 à 5 Pôles Santé MedCorner City par an

Ciblant en France les quartiers des grandes villes offrant des opportunités (déficit d’offre ou volonté de regroupement des professionnels de santé), mais aussi les agglomérations de 20 000 à 100 000 habitants, soit 26 % de la population, MedCorner City prévoit de développer en moyenne quatre à cinq Pôles Santé par an. Dimensionné en fonction d’une étude d’opportunité, chaque nouveau Pôle représente en moyenne une surface de 800 m².

À ce jour, cinq Pôles Santé sont en cours de construction, tandis que six autres Pôles sont en phase de montage. L’objectif est d’ouvrir 20 établissements à horizon 3/5 ans. Dans le premier portefeuille validé par Norma Capital, les trois Pôles, tous en travaux, totalisent plus de 2 800 m² pour un investissement global de l’ordre de 10 M€ :

  • Pôle Santé Gavarnie à Villenave d’Ornon (Gironde) : 536 m² mis en service au 3e trimestre 2022 ;
  • Pôle Santé de la Paix à Cherbourg - Equeurdreville (Manche) : 533 m² mis en service au 1er trimestre 2023 ;
  • Pôle Santé Les Villes Dorées à Saint-Brieuc (Côtes-d'Armor) : 1 630 m² mis en service au 2e trimestre 2023.

Un partenariat tripartite et complémentaire

Ce partenariat s’appuie désormais sur des expertises complémentaires :

  • REALITES, développeur territorial, pour le développement et le montage des Pôles Santé, à travers REALITES LIFE+, sa filiale dédiée aux ouvrages dans les domaines de la santé, du médico-social, de l’immobilier géré et de l'habitat spécifique, ou ses Directions de la Maîtrise d’Ouvrage en Régions ;
  • Norma Capital, gérant d’épargne immobilière pour le grand public et investisseur précurseur dans l’investissement socialement responsable, pour le portage des murs ;
  • MedCorner City pour le conseil aux collectivités, la conception, l’aménagement, et l’exploitation des Pôles Santé.

Développer l'offre de santé de proximité

« Notre partenariat avec Norma Capital consacre la pertinence de notre positionnement d’acteur d’un développement territorial soucieux des enjeux sociaux, sociétaux et environnementaux. Il marque la concrétisation des perspectives de développement de notre activité d’usage santé avec MedCorner City, qui ambitionne de repenser les services en soins médicaux et paramédicaux de proximité sur un marché où l’offre est structurellement déficitaire », déclare Yoann Choin-Joubert, PDG du groupe REALITES.

« Nous sommes enthousiastes face aux perspectives de développement d’une offre de santé de proximité sur l’ensemble du territoire, actuellement déficitaire. Ce partenariat permet à Norma Capital de poursuivre sa stratégie d’investissement à impact social et sociétal. MedCorner City porte un projet valeureux pour l’ensemble de nos associés en recherche de sens et d’utilité pour leur épargne », déclare Faïz Hebbadj, Président de Norma Capital.

« Nous sommes fiers de la confiance que nous accorde Norma Capital qui, grâce à son soutien, sécurise le développement du réseau MedCorner City. Forts de ce partenariat, nous avons pour objectif de créer entre 15 et 20 Pôles Santé d’ici 2024 et faire de notre activité une marque de référence dans la qualité des soins médicaux et paramédicaux de proximité », déclare Julien Omnes, Cofondateur et Directeur Général de MedCorner City.

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La Parole aux Assos’ – CNCGP : « L’ESMA ne recommande pas l’interdiction des commissions »

Dans ce nouvel épisode de « La Parole aux Assos’ », Le Courrier Financier reçoit Julien Séraqui, président de la CNCGP. Les dernières recommandations de l'Autorité des marchés financiers européens (ESMA) ont fait couler beaucoup d'encre. Honoraires ou commissions, quel avenir pour la rémunération des CGP-CIF ?
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La Parole aux Assos – ANCDGP (3/3) : la transférabilité des contrats, victime du lobbying

Dans « La Parole aux Assos' », l'ANCDGP revient sur la question de la transférabilité des contrats. Assurance vie, loi PACTE, réforme du 3e usage du courtage... Quels sont les réseaux captifs qui gèlent le stock d'épargne constitué ? Comment orchestrer le suivi des contrats ? Philippe Loizelet, Président de l'ANCDGP, répond à nos questions.
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