Marchés financiers : quelles perspectives au 2e semestre 2019 ?

Jean Boivin
Les attentes du marché vis-à-vis des baisses de taux de la Fed en 2019 se sont encore accrues la semaine dernière. Par ailleurs, les rendements des bons du Trésor américain à 10 ans ont plongé à près de 2 %, dans un contexte d’intensification des tensions géopolitiques. Quelles perspectives se dessinent pour fin 2019 ? Jean Boivin, Responsable Mondial de la Recherche pour le BlackRock Investment Institute, partage son analyse.
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/ PERSPECTIVES / Didier Le Menestrel - LFDE : Quel avenir pour la gestion indépendante ?

Lors de la diffusion en avant-première de /PERSPECTIVES/, Didier Le Menestrel, Président de La Financière de l'Echiquier, a répondu, au cours d’un tchat privé en live, aux questions des CGPI. La rédaction vous propose de découvrir ces échanges. 

Christophe : Y a-t-il un secteur à éviter à tout prix cette année ?

Didier Le Menestrel : À tout prix ? J'éviterais le luxe, trop cher.

Jean-François : Votre valeur favorite pour 2019 ?

DLM : Deux investissements d'Agressor, ESSITY et SPIE.

Jean-François : Dans la gestion des risques, quel est le poids maximum par ligne ?

DLM : Dans notre gestion pragmatique, les lignes dépassent rarement 5 % du total d'un fonds. Par exemple, Amazon et Microsoft aujourd'hui. Je vois une exception, Echiquier WEG, qui peut avoir près de 10 % du fonds sur sa valeur favorite.

Alain : Votre société est connue pour sa sélection de valeurs. Les petites valeurs françaises ont connu une année 2018 très difficile, elles rebondissent mais semblent caler un peu ces derniers temps. Pensez-vous qu'elles en ont encore sous le pied ?

DLM : Je suis un optimiste de nature, et vous répondrai qu'il y a toujours des opportunités. Mais j'élargis la réponse : le monde des petites valeurs en Europe est un gisement formidable de performances, année après année. Le marché français est trop petit pour échapper aux problèmes de liquidités qui ont affecté les performances 2018.

Alain : Cette situation de liquidités faibles peut-elle évoluer ?

DLM : Elle a toujours existé. Elle profite largement en période de bourse dynamique. Ces périodes sont courtes et il faut plutôt s'attacher aux modèles économiques, qui croissent régulièrement et permettent de s'affranchir de ce sujet de la liquidité.

Vincent : Le fort début d'année n'a-t-il pas été trop marqué pour trouver des opportunités ? Faut il attendre une prochaine baisse pour revenir ? Quel est votre scénario pour 2019 ?

DLM : T4 2018 était un excès qui est en cours de correction. Aujourd'hui, les valorisations sont abordables, pas d'inquiétude. Notre scénario pour 2019 : au-delà du rebond technique, nous restons investis sur les valeurs présentes dans les fonds au cours du deuxième semestre 2018. Nous n'avons pas augmenté notre niveau de liquidités.

Alain : Le PEA-PME a-t-il eu un effet ?

DLM : Le PEA-PME est une initiative positive qui a eu un effet très limité ces dernières années. 1,2 milliard d'euros d'encours sur le PEA-PME, c'est peu. L'objectif est de répondre aux besoins de vos clients.

Jean-François : Il semblerait que le capital de Primonial va évoluer en 2019, un commentaire ?

DLM : Stéphane Vidal a clairement évoqué ce fait. Primonial va bien et notre partenariat aussi. Stéphane est à la manœuvre et pilotera la prochaine étape.

Valérie Pruvost vient de nous rejoindre. Elle sera ravie de répondre à vos question sur Echiquier Club, la solution de gestion sous mandat sur-mesure.

Christophe : Bonjour Valérie. L'année 2018 a été compliquée. Quelle a été la performance de votre stratégie équilibrée ? Didier, que pensez-vous de l'affaire Wirecard ?

Valérie Pruvost : Oui un dernier trimestre très compliqué et une performance négative de l'ordre de -10 %. Le rebond récent est à la hauteur de ce dernier trimestre, avec une performance proche de +5 %.

DLM : Dans le doute, nous n'avons jamais été actionnaires. Ne pas faire comme tout le monde et réussir, c'est valorisant.

Jean-François : Les mandats sont-ils en titres vifs ou fonds LFDE ou architecture ouverte ?

Valérie Pruvost : Nous avons une offre classique (100 % fonds LFDE) et une offre en architecture ouverte.

DLM : Un sujet complexe que nous n'avions pas su résoudre lors des premiers doutes il y a 2 ans.

Alain : Pouvez-vous détailler la répartition des rôles entre le CGPI et LFDE dans le cadre de cette offre Club ?

Valérie Pruvost : LFDE est le gérant. Vous êtes le référent de votre client et toute l'information est transparente entre nous. Vous faites le cahier des charges et nous l'exécutons activement

Christophe : Quel est votre plus beau souvenir boursier ?

DLM : Mon plus beau souvenir boursier, c'est sûrement la réussite d'AGRESSOR.

Nos équipes restent à votre disposition pour toute autre question qui vous viendrait à l'esprit. N'hésitez pas !

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/PERSPECTIVES/ Raphaël Elmaleh - Keren Finance : Sur les obligations privées, je vois peu de risques

Adopter des méthodes de stock picker sur le crédit, c'est la stratégie de Keren Finance pour tirer le meilleur du marché obligataire. Raphaël Elmaleh nous dévoile ses perspectives... Entrez dans les coulisses de la gestion de Keren Finance.
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Frédéric Dupraz - Pictet AM : Gestion thématique et sécurité / PERSPECTIVES /

Miser sur des tendances séculaires, prévoir une croissance à long terme et anticiper les potentiels d'appréciation des entreprises mal valorisées, telle est la stratégie de gestion de Pictet AM. Dans / PERSPECTIVES /, Frédéric Dupraz, gérant du fonds Pictet Security, nous dévoile sa philosophie de gestion, entre approche thématique et biais sur la sécurité.
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Finance durable : vers une régulation européenne de l’information extra-financière des entreprises ?

Bruno Le Maire, ministre de l’Economie et des Finances, a reçu ce vendredi 21 juin le rapport établi par Patrick de Cambourg, président de l’Autorité des normes comptables, à l’issue de sa mission sur le développement de l’information extra-financière des entreprises. Le texte s'intitule Garantir la pertinence et la qualité de l’information extra-financière des entreprises : une ambition et un atout pour une Europe durable.

Le document analyse le développement de l’information extra-financière des entreprises — en complément de l’information comptable et financière — pour éclairer les parties prenantes sur leur performance sociale, environnementale et sociétale. Le rapport propose de structurer ce reporting extra-financier au niveau européen, afin de mieux garantir sa fiabilité et sa pertinence, et favoriser les comparaisons.

Développer la finance responsable

Bruno Le Maire déclare : « le développement d’un référentiel de reporting extra financier de haute qualité, fondée sur les meilleures pratiques, est désormais indispensable pour stimuler la performance sociale et environnementale des entreprises et engager notre économie dans un chemin de croissance durable. C’est également la clé du développement d’une finance responsable, pleinement mobilisée en faveur de la transition énergétique. Pour être fructueux, ce chantier doit être engagé au niveau européen. En s’appuyant sur les travaux de Patrick de Cambourg, la France portera des propositions fortes en ce sens en vue la prochaine mandature européenne ».

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L’EFAMA élit son nouveau Président et deux Vice-Présidents

L’EFAMA — the Europan Fund and Asset Management Association — a tenu ce vendredi 21 juin à Paris son assemblée générale annuelle (AGM), à l’invitation de l’Association Française de la Gestion financière (AFG). Dans ce cadre, l’EFAMA a élu Nicolas Calcoen — Directeur Général adjoint d’Amundi — à la Présidence pour un mandat de 2 […]

L’EFAMA — the Europan Fund and Asset Management Association — a tenu ce vendredi 21 juin à Paris son assemblée générale annuelle (AGM), à l'invitation de l'Association Française de la Gestion financière (AFG). Dans ce cadre, l’EFAMA a élu Nicolas Calcoen — Directeur Général adjoint d’Amundi — à la Présidence pour un mandat de 2 ans, qui se poursuivra jusqu’en juin 2021. L’AGM a également élu Myriam Vanneste — Directrice Exécutive de Candriam Investor Group — et Jarkko Syyrilä — Responsable des Affaires Publiques de Nordea Asset and Wealth Management (AWM) — vice-présidents de l’EFAMA pour le même mandat de 2 ans.

Focus sur Nicolas Calcoen, Myriam Vanneste et Jarkko Syyrilä

Nicolas Calcoen, qui vient d’achever son mandat de deux ans à la vice-Présidence de l’EFAMA, succède à William Nott à la Présidence. Son élection intervient quelques mois après sa nomination au poste de Directeur Général adjoint d’Amundi. Auparavant, Nicolas Calcoen était Directeur Financier et Responsable Finance & Stratégie chez Amundi depuis octobre 2012. Il est membre du conseil d'administration de l’EFAMA depuis 2012.

Myriam Vanneste a occupé divers postes stratégiques au sein de Candriam au cours de ces 21 dernières années, notamment en tant que Responsable Monde des relations Groupe, Responsable Monde de la distribution et Responsable Monde de la gestion et de la coordination des produits. Elle est actuellement membre du Conseil d’Administration de Candriam Belgium et siège au Conseil d’Administration de BeAMA, the Belgian Asset Management Association.

Jarkko Syyrilä est Conseiller Exécutif et Responsable des Affaires Publiques chez Nordea Asset and Wealth Management depuis mars 2016. Il est à ce titre responsable de la coordination des relations extérieures de la société de gestion. Jarkko Syyrilä a acquis une vaste expérience en matière de relations publiques d’organisations professionnelles, ayant été Directeur des Relations Internationales de l’IA, the Investment Association, et Directeur Général adjoint de l’EFAMA, avant de rejoindre Nordea en tant que Responsable de la Conformité en 2014.

Un pont entre l'épargne et l'économie réelle

En tant qu'association représentative du secteur européen de la gestion d'actifs, l’EFAMA continuera à se concentrer sur les objectifs suivants :

  • Placer les investisseurs finaux — les épargnants et les retraités européens — aux commandes de leur avenir financier, en leur donnant les informations, le choix et les conseils appropriés en matière d'épargne et de placement ;
  • Continuer à financer l'économie européenne de la manière la plus efficace possible, en établissant un cadre réglementaire solide qui optimise le rôle de gérants d’actifs ;
  • Aider l'économie européenne à rester compétitive au niveau mondial grâce à un environnement réglementaire équilibré, dynamique et cohérent avec les autres marchés.

« Nous devrons faire face à différents défis, notamment les modifications de la réglementation, les nouvelles institutions européennes et le nouveau paysage européen. Notre industrie devra se positionner comme un pont entre l’épargne et l’économie réelle ; la finance durable devrait donc être un formidable levier. Les projets européens sont également une excellente opportunité », déclare Eric Pinon, Président de l'AFG. « Le secteur européen de la gestion d'actifs a un rôle important à jouer pour aider à diminuer les écarts de ressources issues de la retraite et assurer la transition vers un modèle de développement plus durable », ajoute Tanguy van de Werve, Directeur Général de l’EFAMA.

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2018 : les actifs à risque en pôle position

Michael Grady
D’après le scénario d’Aviva Investors pour 2018, une croissance économique plus solide ainsi qu’une hausse modérée de l’inflation devraient continuer de soutenir les actifs risqués, en dépit de la fin progressive des politiques monétaires accommodantes qui sera source de difficultés pour le marché obligataire.
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Le FMI croit en l’Europe

Philippe Crevel
Dans ses dernières prévisions du mois de juillet, le FMI demeure optimiste en ce qui concerne la croissance de l’économie mondiale qui devrait atteindre 3,5 % en 2017 et 3,6 % en 2018, soit le meilleur taux des 6 dernières années. Les taux de croissance mondiale prévus pour 2017–18 sont certes supérieurs à l’estimation de 3,2 % pour 2016, mais ils se situent en dessous des moyennes d’avant-crise, notamment pour la plupart des pays avancés.
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L’environnement est favorable à la hausse des actions. Cette embellie est-elle durable ?

Vincent Guenzi
Pour l’instant, peu de voyants sont au rouge. La bonne tenue des indices américains trouble les investisseurs qui s’inquiètent de l’absence de correction. Pourtant, l’activité économique mondiale reste bien orientée, l’inflation se modère et ceci est favorable aux marchés financiers. Les niveaux de valorisation sont élevés aux Etats-Unis mais ce seul critère n’a jamais été décisif pour déclencher des marchés baissiers. Les risques de consolidation demeurent, peut-être à l’approche de l’été, mais les catalyseurs d’un marché baissier nous semblent encore absents. Dans ce contexte, comme les risques politiques propres à notre zone s’estompent, les actions européennes et de la zone euro disposent d’un potentiel de rattrapage qui n’est pas épuisé. Toute correction offrira des occasions de se renforcer.
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Bilan et perspectives des marchés immobiliers

Après avoir crû de +1,2 % en 2015, le PIB français devrait augmenter de +1,3 % en 2016 et en 2017, tandis que les facteurs externes exceptionnels contribuant à la croissance lors des deux dernières années seront moins marqués. Les incertitudes politiques resteront présentes en France et dans le monde, mais leurs impacts sur l’économie devraient néanmoins être limités.
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La SCPI Immo Placement lance une augmentation de capital de 15 millions d’euros

Voisin — filiale de Foncière Atland — annonce ce vendredi 21 juin le lancement d'une augmentation de capital de 15 M€ pour la SCPI Immo Placement. Cette SCPI hyper-mutualisée compte plus de 200 actifs et plus de 400 locataires, pour une capitalisation de 250 M€.

Sa stratégie d'investissement s'oriente vers les bureaux dans les métropoles régionales. Elle repose sur deux volets, des acquisitions ciblées dans les métropoles régionales d'un côté, et une gestion active de son patrimoine de l'autre.

Investir dans un fonds hyper-mutualisé

Cette augmentation de capital vise à développer les performances du fonds. Le prix de la part de cette augmentation de capital est fixé à 870 euros, pour une valeur de reconstitution de 916,12 euros (en hausse de 1,98 % en 2018). Les épargnants peuvent devenir associés à partir de 3 480 euros.

Avec un taux de distribution 2018 supérieur à 5 %, Immo Placement permet aux épargnants et aux professionnels du patrimoine d'investir dans un fonds hyper-mutualisé. La SCPI leur apporte une distribution supérieure à la moyenne du marché et un potentiel de valorisation.

Plus de 92 % de taux d'occupation financier

La précédente augmentation de capital  — menée en 2016-2017 pour un montant similaire  — avait été souscrite en seulement six mois. Cette opération avait permis d'acquérir plusieurs actifs de qualité dans les métropoles comme Nantes, Toulouse, ou Lille/Roubaix.

Ces acquisitions et la valorisation du patrimoine permettent d'afficher un taux d'occupation financier supérieur à 92 % à fin 2018. Forte de réserves importantes  — avec un report à nouveau équivalent à 125 jours de distribution  — et d'un patrimoine porteur de potentielles plus-values, le dividende 2019 sera supérieur ou égal à celui de l'an dernier.

En termes de valorisation les valeurs d'expertise s'inscrivent à la hausse depuis plusieurs années. Ces bons fondamentaux se sont retranscrits au niveau du prix moyen de la part, qui a augmenté de 1,30 %.

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Amundi nomme un Responsable des Gestions Obligataires Euro Alpha

Amundi nomme un Responsable des Gestions Obligataires Euro Alpha
Gilles Dauphiné

Dans le cadre de son développement, Amundi — société française de gestion d’actifs — annonce ce jeudi 20 juin la nomination d'un nouveau Responsable des Gestions Obligataires Euro Alpha. D'après les chiffres publiés le 31 mars 2019, le groupe dispose actuellement de 1 476 Mds€ d'encours sous gestion. Ayant son siège social à Paris, Amundi est cotée en Bourse depuis novembre 2015. L'entreprise compte aujourd'hui près de 4 500 collaborateurs et experts des marchés, basés dans 37 pays différents.

Focus sur le parcours de Gilles Dauphiné

Gilles Dauphiné est diplômé d'un master en ingénierie de l'ENSEIRB, et d'un master de l'ESCP. Il commence sa carrière en 2001 chez AXA IM, en tant que Gérant de produits structurés. Après différents postes au sein du département Structuration & Développement, Gilles Dauphiné devient Responsable des stratégies d'Assurance et des solutions Retraite.

En 2014, Gilles devient Responsable de la Gestion Obligataire des portefeuilles du groupe AXA, puis Responsable mondial Buy & Maintain pour les clients hors groupe. En 2019, il rejoint le groupe Amundi en tant que Responsable des Gestions Obligataires Euro Alpha.

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Les marchés actions émergents restent attractifs

Jorry Rask Nøddekaer
L’impact du resserrement monétaire américain ne devrait pas générer de turbulence majeure pour les marchés émergents. L’enjeu pour la Reserve fédérale, qui vient de remonter son principal taux directeur de 25 points de base à 0,75%, est de ne pas emmener trop haut, trop rapidement, les taux d’intérêt américains. Ce cycle progressif éloigne le scenario d’un ‘Taper Tantrum’, comme ce fut le cas en 2013, ou de forte correction des marchés obligataires, à l’image du resserrement monétaire de la Fed en 1994.
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Perspectives économiques nordiques : sur la voie de la convergence

La Rédaction
L’économie mondiale se caractérise par un niveau de croissance faible, et l’incertitude demeure élevée, en particulier autour des impacts possibles du Brexit, des élections présidentielles américaines et de la situation géopolitique. Selon Nordea, les pays nordiques offriront une croissance en ligne avec celle des autres pays développés.
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