/ PERSPECTIVES / Didier Le Menestrel - LFDE : Quel avenir pour la gestion indépendante ?

Lors de la diffusion en avant-première de /PERSPECTIVES/, Didier Le Menestrel, Président de La Financière de l'Echiquier, a répondu, au cours d’un tchat privé en live, aux questions des CGPI. La rédaction vous propose de découvrir ces échanges. 

Christophe : Y a-t-il un secteur à éviter à tout prix cette année ?

Didier Le Menestrel : À tout prix ? J'éviterais le luxe, trop cher.

Jean-François : Votre valeur favorite pour 2019 ?

DLM : Deux investissements d'Agressor, ESSITY et SPIE.

Jean-François : Dans la gestion des risques, quel est le poids maximum par ligne ?

DLM : Dans notre gestion pragmatique, les lignes dépassent rarement 5 % du total d'un fonds. Par exemple, Amazon et Microsoft aujourd'hui. Je vois une exception, Echiquier WEG, qui peut avoir près de 10 % du fonds sur sa valeur favorite.

Alain : Votre société est connue pour sa sélection de valeurs. Les petites valeurs françaises ont connu une année 2018 très difficile, elles rebondissent mais semblent caler un peu ces derniers temps. Pensez-vous qu'elles en ont encore sous le pied ?

DLM : Je suis un optimiste de nature, et vous répondrai qu'il y a toujours des opportunités. Mais j'élargis la réponse : le monde des petites valeurs en Europe est un gisement formidable de performances, année après année. Le marché français est trop petit pour échapper aux problèmes de liquidités qui ont affecté les performances 2018.

Alain : Cette situation de liquidités faibles peut-elle évoluer ?

DLM : Elle a toujours existé. Elle profite largement en période de bourse dynamique. Ces périodes sont courtes et il faut plutôt s'attacher aux modèles économiques, qui croissent régulièrement et permettent de s'affranchir de ce sujet de la liquidité.

Vincent : Le fort début d'année n'a-t-il pas été trop marqué pour trouver des opportunités ? Faut il attendre une prochaine baisse pour revenir ? Quel est votre scénario pour 2019 ?

DLM : T4 2018 était un excès qui est en cours de correction. Aujourd'hui, les valorisations sont abordables, pas d'inquiétude. Notre scénario pour 2019 : au-delà du rebond technique, nous restons investis sur les valeurs présentes dans les fonds au cours du deuxième semestre 2018. Nous n'avons pas augmenté notre niveau de liquidités.

Alain : Le PEA-PME a-t-il eu un effet ?

DLM : Le PEA-PME est une initiative positive qui a eu un effet très limité ces dernières années. 1,2 milliard d'euros d'encours sur le PEA-PME, c'est peu. L'objectif est de répondre aux besoins de vos clients.

Jean-François : Il semblerait que le capital de Primonial va évoluer en 2019, un commentaire ?

DLM : Stéphane Vidal a clairement évoqué ce fait. Primonial va bien et notre partenariat aussi. Stéphane est à la manœuvre et pilotera la prochaine étape.

Valérie Pruvost vient de nous rejoindre. Elle sera ravie de répondre à vos question sur Echiquier Club, la solution de gestion sous mandat sur-mesure.

Christophe : Bonjour Valérie. L'année 2018 a été compliquée. Quelle a été la performance de votre stratégie équilibrée ? Didier, que pensez-vous de l'affaire Wirecard ?

Valérie Pruvost : Oui un dernier trimestre très compliqué et une performance négative de l'ordre de -10 %. Le rebond récent est à la hauteur de ce dernier trimestre, avec une performance proche de +5 %.

DLM : Dans le doute, nous n'avons jamais été actionnaires. Ne pas faire comme tout le monde et réussir, c'est valorisant.

Jean-François : Les mandats sont-ils en titres vifs ou fonds LFDE ou architecture ouverte ?

Valérie Pruvost : Nous avons une offre classique (100 % fonds LFDE) et une offre en architecture ouverte.

DLM : Un sujet complexe que nous n'avions pas su résoudre lors des premiers doutes il y a 2 ans.

Alain : Pouvez-vous détailler la répartition des rôles entre le CGPI et LFDE dans le cadre de cette offre Club ?

Valérie Pruvost : LFDE est le gérant. Vous êtes le référent de votre client et toute l'information est transparente entre nous. Vous faites le cahier des charges et nous l'exécutons activement

Christophe : Quel est votre plus beau souvenir boursier ?

DLM : Mon plus beau souvenir boursier, c'est sûrement la réussite d'AGRESSOR.

Nos équipes restent à votre disposition pour toute autre question qui vous viendrait à l'esprit. N'hésitez pas !

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/PERSPECTIVES/ Raphaël Elmaleh - Keren Finance : Sur les obligations privées, je vois peu de risques

Adopter des méthodes de stock picker sur le crédit, c'est la stratégie de Keren Finance pour tirer le meilleur du marché obligataire. Raphaël Elmaleh nous dévoile ses perspectives... Entrez dans les coulisses de la gestion de Keren Finance.
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Frédéric Dupraz - Pictet AM : Gestion thématique et sécurité / PERSPECTIVES /

Miser sur des tendances séculaires, prévoir une croissance à long terme et anticiper les potentiels d'appréciation des entreprises mal valorisées, telle est la stratégie de gestion de Pictet AM. Dans / PERSPECTIVES /, Frédéric Dupraz, gérant du fonds Pictet Security, nous dévoile sa philosophie de gestion, entre approche thématique et biais sur la sécurité.
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2018 : les actifs à risque en pôle position

Michael Grady
D’après le scénario d’Aviva Investors pour 2018, une croissance économique plus solide ainsi qu’une hausse modérée de l’inflation devraient continuer de soutenir les actifs risqués, en dépit de la fin progressive des politiques monétaires accommodantes qui sera source de difficultés pour le marché obligataire.
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LBO : Andera Partners cède sa participation dans le Groupe Scalian, et réinvestit aux côtés de Cobepa

Le FPCI Winch Capital 3 — géré par l’équipe Mid Cap d’Andera Partners — annonce ce jeudi 21 mars céder sa participation dans le Groupe Scalian, société de conseil spécialisée dans les systèmes numériques et le management de la performance. Winch Capital 4 réinvestit dans le cadre de cette opération. Cette cession prend place dans le cadre d’une opération de LBO organisée par Cobepa et l’équipe de management conduite par Yvan Chabanne. Il s’agit de la 5e cession de Winch Capital 3. C'est aussi la 2e en 2019, sur un portefeuille constitué de 18 participations.

Un changement d'échelle réussi en 4 ans

En 2015, le fonds Winch Capital 3 a racheté le Groupe Scalian auprès de son fondateur, dans le cadre d’une opération de MBI conduite par Yvan Chabanne et plusieurs dirigeants du groupe. Cet investissement illustre parfaitement la stratégie d’investissement des fonds Winch Capital : opération primaire, sourcing propriétaire et transformation de l’entreprise. Le Groupe Scalian a ainsi changé d’échelle en 4 ans, une transformation qui s'est réalisée en plusieurs étapes-clés :

  • Une nouvelle gouvernance mise en place dans le cadre d’une transition managériale réussie. Cette opération de MBI a été organisée avec et autour d’Yvan Chabanne — ancien DGA d’Altran — pour qui Scalian était la première expérience entrepreneuriale directe, et de 4 dirigeants qui devenaient actionnaires du groupe. Il s'agissait de Jean-Charles De Borda, Stéphane Garo, Christophe Reybert et Jean-Manuel Silva. Progressivement, cette équipe de management a augmenté sa participation au capital et ce sont plus de 30 autres cadres-clés du groupe qui les ont rejoints dans l’actionnariat de Scalian, diffusant ainsi une nouvelle culture entrepreneuriale .
  • Une forte dynamisation de la croissance organique du groupe, conduite grâce à une nouvelle stratégie commerciale et RH : recrutement d’une DRH Groupe — Caroline Nancy — et création d’un siège parisien pour attirer les talents et prendre des parts de marché en Ile-de-France — qui s’est traduite par une croissance de plus de 20 % par an entre 2015 et 2018 à périmètre constant ;
  • Deux opérations de croissance externe réussies — rachat d’Alyotech en 2016 et CMT+ en 2017 — qui ont permis au pôle Digital Systems d’atteindre une taille critique et à la division Operations Performance d’acquérir une nouvelle brique de compétences ;
  • Une structuration financière du groupe pour accompagner sa croissance, avec le recrutement d’un CFO — David Capdaspe-Lagangue — et un partenariat noué en 2017 avec LGT — associé à Idinvest — pour financer le développement rapide du groupe ;

Un nouveau cap pour le Groupe

Ce changement d’échelle s’est ainsi traduit par une croissance du chiffre d’affaires de 69 M€ à 220 M€ depuis 2015, par une internationalisation réussie et par des effectifs qui sont passés de 950 à 2600 personnes en 4 ans. En 2018, le management a fixé un nouveau cap pour la période 2019-2024, avec un objectif de 500 M€ de chiffre d’affaires.

Dans ce contexte, Andera et le management ont confié un mandat à Natixis Partners pour identifier un nouveau partenaire financier, capable d’accompagner ce nouveau cycle de développement. Cobepa prend ainsi une participation majoritaire dans le Groupe pour l’accompagner dans sa croissance externe et l’accélération de son internationalisation.

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L’ANACOFI, la CNCIF et La Compagnie des CGPI lancent une campagne de promotion du métier de CGP

L'Association Nationale des Conseils Financier (ANACOFI), la Chambre Nationale des Conseillers en Investissements Financiers (CNCIF), et La Compagnie des CGPI annoncent ce vendredi 22 mars le lancement d'un plan de communication commun — en complément de leurs actions propres — pour mieux faire connaître le métier de Conseiller en Gestion de Patrimoine (CGP). Si elles le souhaitent, d'autres organisations pourront se joindre ultérieurement à l'opération.

La campagne cross-canal poursuit 3 objectifs

La campagne cross-canal ciblera les épargnants particuliers — qui sont amenés à consulter le CGP pour leur patrimoine individuel familial — mais aussi aux chefs d'entreprises qui souhaitent valoriser leur patrimoine professionnel. Cette action fait suite à une demande largement relayée par les CGP au cours de la dernière Convention Patrimonia, qui s'est tenue à Lyon en septembre dernier. L'objectif poursuivi est triple :

  • faire connaître davantage le métier ;
  • faire apprécier sa dimension forte en matière de conseil ;
  • démontrer qu'un accompagnement dans la gestion et l'optimisation du patrimoine s'adresse au plus grand nombre ;
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Le FMI croit en l’Europe

Philippe Crevel
Dans ses dernières prévisions du mois de juillet, le FMI demeure optimiste en ce qui concerne la croissance de l’économie mondiale qui devrait atteindre 3,5 % en 2017 et 3,6 % en 2018, soit le meilleur taux des 6 dernières années. Les taux de croissance mondiale prévus pour 2017–18 sont certes supérieurs à l’estimation de 3,2 % pour 2016, mais ils se situent en dessous des moyennes d’avant-crise, notamment pour la plupart des pays avancés.
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L’environnement est favorable à la hausse des actions. Cette embellie est-elle durable ?

Vincent Guenzi
Pour l’instant, peu de voyants sont au rouge. La bonne tenue des indices américains trouble les investisseurs qui s’inquiètent de l’absence de correction. Pourtant, l’activité économique mondiale reste bien orientée, l’inflation se modère et ceci est favorable aux marchés financiers. Les niveaux de valorisation sont élevés aux Etats-Unis mais ce seul critère n’a jamais été décisif pour déclencher des marchés baissiers. Les risques de consolidation demeurent, peut-être à l’approche de l’été, mais les catalyseurs d’un marché baissier nous semblent encore absents. Dans ce contexte, comme les risques politiques propres à notre zone s’estompent, les actions européennes et de la zone euro disposent d’un potentiel de rattrapage qui n’est pas épuisé. Toute correction offrira des occasions de se renforcer.
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Bilan et perspectives des marchés immobiliers

Après avoir crû de +1,2 % en 2015, le PIB français devrait augmenter de +1,3 % en 2016 et en 2017, tandis que les facteurs externes exceptionnels contribuant à la croissance lors des deux dernières années seront moins marqués. Les incertitudes politiques resteront présentes en France et dans le monde, mais leurs impacts sur l’économie devraient néanmoins être limités.
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Les marchés actions émergents restent attractifs

Jorry Rask Nøddekaer
L’impact du resserrement monétaire américain ne devrait pas générer de turbulence majeure pour les marchés émergents. L’enjeu pour la Reserve fédérale, qui vient de remonter son principal taux directeur de 25 points de base à 0,75%, est de ne pas emmener trop haut, trop rapidement, les taux d’intérêt américains. Ce cycle progressif éloigne le scenario d’un ‘Taper Tantrum’, comme ce fut le cas en 2013, ou de forte correction des marchés obligataires, à l’image du resserrement monétaire de la Fed en 1994.
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Le Groupe Eres annonce l’entrée à son capital du fonds IK Investment Partners

Le Groupe Eres — spécialiste des produits d'épargne salariale — annonce ce jeudi 22 mars la signature d'un protocole d'accord pour l'entrée à son capital du fonds d'investissement IK Investment Partners, aux côtés de l'actionnaire existant Parquest Capital. Depuis 2007, le Groupe Eres s'est implanté sur le segment de l'épargne salariale, de l'actionnariat salarié et de l'épargne retraite. L'entreprise en pleine croissance représente désormais 2,3 milliards d'euros d'encours.

L'opération devrait permettre à IK Investment Partners de détenir la majorité du capital. Dans un esprit entrepreneurial, les fondateurs d'Eres conserveront une part significative du capital et les collaborateurs renforceront leur détention. La réalisation de la transaction reste soumise à l'obtention des autorisations nécessaires en matière règlementaire, et en particulier l'autorisation de l'Autorité des Marchés Financiers.

Maintenir son positionnement stratégique

« Accompagnement et conseil sur mesure, convergence entre l'épargne personnelle et professionnelle, développement du partage du profit et de l'épargne retraite par capitalisation, capacité à proposer des produits bancaires ou d'assurance, distribution grâce à un réseau fort de 3 000 partenaires spécialistes sont nos atouts pour les années à venir », a déclaré le Groupe Eres dans un communiqué officiel.

Suite au vote de la loi Pacte le 16 mars dernier, le Groupe Eres réaffirme sa volonté de maintenir son positionnement stratégique. Le nouveau soutien du fonds IK Investment Partners dans son capital devrait permettre au Groupe Eres de renforcer ses équipes et de poursuivre son développement dans le respect de son modèle d'architecture ouverte sans conflit d'intérêts.

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Le Groupe APICIL devient majoritaire au capital de Roche-Brune AM

Le Groupe APICIL et Roche-Brune Asset Management (AM) ont signé ce lundi 18 mars un protocole d’accord, en vue de permettre à APICIL de prendre une position majoritaire au capital de Roche-Brune AM. Cette opération nécessite l'autorisation préalable de l'AMF. Elle s'inscrit dans le plan stratégique Défis 2020 d'APICIL, après la création en juillet 2018 d’APICIL Asset Management.

« Cette prise de participation permettra à notre Groupe d’être plus visible sur ce marché et de se positionner parmi les premières sociétés de gestion en France avec près de 10,5 milliards d’actifs sous gestion », explique Renaud Célié, Directeur général Adjoint du Groupe APICIL.

Mettre en œuvre une stratégie commune

Objectif pour le groupe, renforcer encore ses positions sur le métier de la gestion d’actifs. L’adossement de Roche-Brune AM au Groupe APICIL se traduira par la mise en œuvre d’une stratégie commune et la recherche de synergies entre les deux entités, notamment par :

  • L’accélération du développement France et hors France de Roche-Brune AM (en particulier au travers des fonds Actions Europe et Actions Zone Euro existants, de mandats et / ou fonds dédiés et de délégations de gestion) ;
  • L’atteinte d’une masse critique permettant d’accroitre le nombre de clients institutionnels ;
  • La conquête de mandats institutionnels de gré à gré ;
  • L’entretien de la recherche de l’outil propriétaire digital M.U.S.T. sous ses 4 dimensions (Fondamentale, Immatérielle, Risque et ESG) ;
  • Le développement sous une forme digitale de solutions de réplique de gestions actives à destination des gestions privées ;
  • Le renforcement d’expertises Actions existantes (Petites Capitalisations, thématiques).
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Perspectives économiques nordiques : sur la voie de la convergence

La Rédaction
L’économie mondiale se caractérise par un niveau de croissance faible, et l’incertitude demeure élevée, en particulier autour des impacts possibles du Brexit, des élections présidentielles américaines et de la situation géopolitique. Selon Nordea, les pays nordiques offriront une croissance en ligne avec celle des autres pays développés.
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Perspectives financières pour le mois de septembre

Laurent Geronimi
Taux d’intérêt/Marchés obligataires : Tous les regards sont rivés sur Jackson Hole Au moment même où nous rédigeons le présent commentaire, les représentants des banques centrales mondiales sont réunis à Jackson Hole dans l’état du Wyoming pour discuter des enjeux les plus pertinents caractérisant la conception du cadre de politique monétaire et économique. Le discours de la présidente de la […]
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