Investissement : favoriser la stabilité de la performance sur des marchés volatils

Christophe Donay
La rumeur d'une récession imminente agite les marchés financiers. Faut-il néanmoins miser sur un scénario de croissance en 2019 ? Christophe Donay, Responsable de l’allocation d’actifs et de la recherche macroéconomique et Chef stratégiste chez Pictet Wealth Management, partage son analyse.
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Ile-de-France : la région reçoit un « Trophée d’or des leaders de la finance du secteur public »

Valérie Pécresse — Présidente de la région Ile-de-France — et Stéphane Salini — Vice-Président chargé des Finances et de l’Évaluation des politiques publiques — se réjouissent pour l'Ile-de-France. La région vient de recevoir le « Trophée d’or des leaders de la finance du secteur public », à l’occasion du sommet des leaders de la finance. Cet événement qui a réuni 1 300 participants était organisé par le groupe Leaders League — éditeur du magazine Décideurs — ce jeudi 11 avril à Paris.

Trois bonnes pratiques de gestion mises à l'honneur

Ce prix récompense l’engagement quotidien de l’ensemble des agents de la Région, au service d’une gestion économe et ambitieuse. Le jury a particulièrement mis en valeur :

  • la volonté de la Région de faire de l’Ile-de-France une collectivité européenne de premier plan pour les émissions obligataires vertes et responsables. Elle est la 1ère collectivité territoriale d’Europe à avoir lancé des émissions obligataires avec un reporting annuel ;
  • la forte baisse des dépenses régionales. Au total, c’est plus de 1 Md€ d’économies cumulées qui ont été réalisées depuis 2015 sur les dépenses de fonctionnement, ce qui a permis de financer les nouveaux investissements. En 2019, les dépenses d’investissement dépasseront en volume les dépenses de fonctionnement ;
  • la politique « achats » volontariste, dont la dernière concrétisation est la nouvelle centrale d’achats territoriale, qui permet de mutualiser moyens et expertises d’achats au service de ses parties prenantes : lycées, organismes associés, autres collectivités, etc.
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ISR : NN Investment Partners lance un fonds obligations vertes courte duration

NN Investment Partners (NN IP) annonce ce lundi 1er avril le lancement d’un fonds obligations vertes courte duration, prénommé NN (L) Green Bond Short Duration. Disponible sur plusieurs marchés, il vient compléter la gamme obligations vertes existante de NN IP et appliquera la même stratégie que le fonds NN (L) Green Bond, avec une duration de 2 ans.

Les fonds obligations vertes aujourd’hui disponibles sur le marché sont sensibles aux taux d’intérêts pendant au moins cinq ans, ce qui rend le positionnement du nouveau fonds de NN IP assez unique. Compte tenu de sa plus courte duration, il conviendra parfaitement aux investisseurs qui cherchent à protéger leur portefeuille des hausses de taux d’intérêts, tout en continuant à lutter activement contre le changement climatique.

Le bon moment pour investir dans les obligations vertes

Les recettes des obligations vertes servent à financer les projets nouveaux ou existants qui ont un impact positif significatif sur l’environnement, en remplissant par exemple les Objectifs de Développement Durable (ODD) des Nations Unies. Nous estimons que c’est le bon moment pour investir dans les obligations vertes, compte tenu de l’environnement de marché actuel.

Les taux d’intérêts en Europe sont proches de leur plus bas historique en cinq ans et les spreads des obligations vertes libellées en euro sont relativement élevés par rapport à la moyenne de ces cinq dernières années. Ainsi, les investisseurs ont selon nous tout intérêt à augmenter leur exposition aux fonds obligations vertes.

Réduire l'empreinte carbone sans sacrifier liquidité et rendements

Bram Bos, Lead Portfolio Manager Green Bonds chez NN Investment Partners, déclare : « Les investisseurs ne subissent aucun coût supplémentaire en investissant dans les obligations vertes. Les intégrer à leur allocation d’actifs leur permet en effet de réduire l’empreinte carbone de leur portefeuille obligataire, de bénéficier d’une plus grande transparence et d’investir dans des sociétés dont la gouvernance est meilleure, sans pour autant sacrifier la liquidité et les rendements. »

NN IP n’est pas loin de franchir le seuil du milliard d’euros d’actifs sous gestion dans cette classe d’actifs en moins de trois ans. Le fonds NN (L) Green Bond a en effet enregistré une forte croissance de son rendement durant cette période. Il est classé dans le premier décile des fonds obligations vertes et a surperformé son benchmark de 0,6 % en annualisé depuis son lancement. C'est-à-dire 2,32 % pour le fonds obligations vertes contre 1,65 % pour le benchmark, à fin février 2019.

Une SICAV de droit luxembourgeois

Dans la phase actuelle du cycle, ce fonds obligations vertes courte duration s'adresse aux investisseurs qui veulent se protéger des hausses de taux d’intérêt tout en bénéficiant de spreads attractifs. Cette thématique devrait bientôt se retrouver sous le feu des projecteur, quand les Nations Unies publieront en septembre 2019 les progrès réalisés vis-à-vis des ODD à date lors de la 4e édition de leur Forum politique de haut niveau.

Les fonds NN (L) Green Bond and NN (L) Green Bond Short Duration sont des sous-fonds de NN (L) (SICAV), domicilié au Luxembourg. NN (L) (SICAV) est dûment autorisé par la Commission de Surveillance du Secteur Financier (CSSF) au Luxembourg. Certaines parts du sous-fonds sont enregistrées au Luxembourg, en France, au Danemark, en Suède, en Norvège, en Finlande, en Belgique, au Royaume-Uni, en Italie et aux Pays-Bas.

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ClubFunding recrute un Responsable des risques

ClubFunding — spécialiste français des plateformes de prêts par obligations — a annoncé ce vendredi 28 mars l’arrivée d'un nouveau Responsable des risques. Ronan Diabat (37 ans) — ancien Analyste senior chez LCL — sera chargé de superviser l’équipe d’analyse des dossiers, ainsi que de la présentation des dossiers devant le Comité de spécialistes sectoriels.

Dans le cadre de son développement, ClubFunding avait déjà renforcé son équipe d’analyse du risque en janvier 2019 avec l’arrivée de Léa Bourgeois — Analyste Risques — désormais rattachée à Ronan Diabat.

Focus sur le parcours de Ronan Diabat

Diplômé de l’ESCP Europe, Ronan Diabat dispose d’une expérience de plus de 10 ans au sein de LCL où il a mené de nombreuses missions auprès d’entreprises de toutes tailles. Après un début de carrière en analyse crédit il devient Chargé d'affaires Financements structurés puis Chargé d'affaires Entreprises. Il anime alors le développement d'un portefeuille de clients entreprises « mid-caps ».

En 2017, Ronan Diabat rejoint l’équipe du Financement de la Promotion Immobilière de LCL dans un rôle d’Analyste senior. Sa mission consiste à analyser et à participer à la mise en place de financements de projets immobiliers. Il forge ainsi son expérience au sein d’une équipe construite en mode agile, dans un domaine où ClubFunding affiche aujourd'hui clairement ses ambitions.

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Swiss Life Asset Managers France cède les actifs de son premier fonds santé

Swiss Life Asset Managers (AM) France annonce ce jeudi 18 avril la cession des actifs de son premier club deal santé, créé en 2012 à destination d’investisseurs institutionnels français. Cet OPCI Professionnel était spécialisé dans les murs d’EHPAD — Etablissement d’Hébergement pour Personnes Agées Dépendantes — d'établissements SSR — Soins de Suite et de Réadaptation — et de cliniques PSY — cliniques psychiatriques — avec l'acquisition de plus de 200 M€ d'actifs.

Le portefeuille comporte 14 actifs — 9 EHPAD, 4 établissement SSR et 1 établissement psy — soit près de 1 500 lits. Icade Santé s’est porté acquéreur de 12 d’entre eux et Primonial REIM des 2 EHPAD situés à Paris et en région parisienne. Plus de 80 % du portefeuille se compose d’établissements achetés en VEFA. Le solde a été acquis neuf ou rénové.

Orienter sa stratégie vers les résidences seniors

Swiss Life AM France a fait partie des pionniers qui se sont intéressés au secteur de la santé. L'asset manager a ainsi pu acquérir ce portefeuille dans de bonnes conditions. Le marché de la santé et les actifs visés par ce fonds présentaient en 2012 un effet ciseaux, lié à une sous-capacité importante face à une hausse de la demande pour ce type de structures en raison du vieillissement de la population.

Depuis, le marché de la santé est devenu très porteur. Swiss Life AM France a choisi d'anticiper une liquidation probable de ce véhicule courant 2019. Cette décision valide la stratégie d’acquisition mise en place lors du lancement du fonds, qui ciblait la qualité de l’opérateur mais également les emplacements et les qualités techniques des actifs. Swiss Life AM France va continuer d'investir dans le secteur du grand âge, en s'orientant notamment vers les résidences seniors en Europe.

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Assurance vie : Althos Patrimoine lance une offre de droit luxembourgeois

Althos Patrimoine — spécialiste du conseil en gestion privée — annonce ce jeudi 18 avril le lancement d'une offre d’assurance vie luxembourgeoise. Ce produit destiné à une clientèle haut-de-gamme est accessible à partir de 100 000 euros sans frais d'entrée.

Cette offre permet aux investisseurs d’accéder à des véhicules réservés aux institutionnels et de bénéficier d’une sécurité renforcée sur leur capital, « tout en étant investis dans des actifs décorrélés et des actifs de rendement », précise Maxime Defasy, responsable des investissements chez Althos Patrimoine.

Diversification des actifs

Cette offre donne accès à la quasi-totalité des contrats d’assurance-vie du marché luxembourgeois. Les investisseurs choisissent parmi une douzaine de contrats, sélectionnés auprès des principaux acteurs du secteur : Allianz, Lombard International, Swiss Life, Generali, Bâloise Assurances ou encore AG2R La Mondiale.

Les épargnants ont accès aux parts institutionnelles des OPCVM traditionnels, ainsi qu'à des classes d’actifs de diversification réservées aux institutionnels. Ils peuvent investir une partie de leur capital en capital-investissement, en immobilier ou encore en dette privée.

Protection de l'épargne

Les investisseurs bénéficient d'une sécurité renforcée, connue sous l’appellation « triangle de sécurité ». Ce type de contrat offre des garanties supplémentaires en termes de protection de l’épargne. En France, en cas de faillite de la compagnie d’assurance, l’épargne est garantie dans la limite de 70 000 euros par assuré et par contrat.

Le Luxembourg n'impose pas ce type de limite. Les actifs sont conservés auprès d’une banque dépositaire. Enfin, l’épargnant bénéficie d’un statut de créancier de premier rang, ce qui le rend prioritaire en cas de faillite de la compagnie d’assurance.

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Marchés obligataires : banques centrales et tensions Chine/Etats-Unis

Tomas Hildebrandt
Le mois de mars se place sous le signe des politiques monétaires plus accommodantes des banques centrales. Report du Brexit, faible croissance en zone euro, négociations Chine/Etats-Unis... Quelles perspectives se dessinent sur les marchés financiers pour le trimestre à venir ? Tomas Hildebrandt, Gérant Senior chez Evli Fund Management Company Ltd, donne son éclairage.
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ETF : WisdomTree lance un fonds US en obligations à taux variable

WisdomTree — fournisseur d’Exchange-Traded Fund (ETF) et d’Exchange-Traded Product (ETP) — annonce ce mardi 26 mars sur la bourse de Londres (LSE) le lancement de WisdomTree USD Floating Rate Treasury Bond UCITS ETF (désigné par l’acronyme USFR). Ce nouveau produit offre une exposition aux obligations à taux variable (dites FRN) émises depuis 2014 par le Trésor américain. Pour la première fois en Europe, les investisseurs peuvent accéder à ces obligations par le biais d’un ETF.

Ces FRN du Trésor américain versent des coupons trimestriels dont le montant dépend de l’évolution des taux courts. Ils répondent aux besoins des investisseurs qui cherchent des moyens de réduire l’exposition globale au risque de taux d’intérêt de leurs portefeuilles obligataires, et qui ne trouvent pas leur compte parmi les bons du Trésor américain à échéance courte — qui ne versent pas de coupons — ni parmi les obligations du Trésor à taux fixe et à échéance longue.

Réduire l'exposition globale au risque

« Pour les investisseurs à la recherche de titres de créance publics destinés à remplacer une partie de leur exposition aux bons du Trésor à faible rendement commercialisés sur de nombreux marchés développés, les FRN du Trésor américain peuvent stimuler la performance d’un portefeuille d’autant que la courbe des rendements américains est actuellement plate », commente Christopher Gannatti, Responsable de la recherche de WisdomTree.

« Les obligations à taux variable du Trésor américain disposent généralement d’une duration plus faible que les FRN émis par les entreprises. Elles peuvent aussi servir à réduire l’exposition à la dette corporate dans les portefeuilles des investisseurs. Les versements d’intérêts des FRN émis par les entreprises sont exposés au risque de crédit ou au risque de défaut de l’émetteur » ajoute Lidia Treiber, Responsable de la Recherche Obligataire chez WisdomTree.

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Geoffroy Landoeuer - Turgot AM : investir sur les obligations hybrides corporate et subordonnées

A l'occasion de la convention ANACOFI 2019, Geoffroy Landoeuer, Responsable Multigestion et Obligataire chez Turgot AM, nous présente l'actualité de sa structure.

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ETF : UniCredit et Axiom AI lancent le premier fonds global investi sur les obligations « CoCo »

UniCredit — via sa filiale Structured Invest S.A — et Axiom Alternative Investments (AI) annoncent ce mardi 19 mars le lancement de l’ETF UC AXI Global CoCo Bonds UCITS. Ce premier ETF mondial négocié en bourse (FNB) offre une exposition globale et réelle au marché des obligations Contingente Convertible, dites « CoCos ».

Le fonds a été développé et lancé en coopération avec Axiom AI — société de gestion indépendante, spécialiste du secteur financier — qui compte 1,2 milliard d’euros d'actifs sous gestion, et dispose de professionnels de l'investissement basés à Londres et à Paris. Depuis plus de 10 ans, la société gère des fonds investis sur des instruments financiers émis par des banques et des compagnies d’assurance.

Accéder à l'ensemble du marché des obligations « CoCo »

Le fonds sera coté sur la bourse allemande (le Xetra), sous le ticker CCNV. Il s’agit du premier ETF à offrir aux investisseurs un accès à l’ensemble du marché des obligations « CoCo » en incluant les instruments de capital Additional Tier 1 (AT1) et Restricted Tier 1 (RT1).

« Les investisseurs qui peuvent dorénavant avoir une exposition pondérée en fonction de la valeur de marché sur ces instruments de façon simple et économiquement efficiente tout en bénéficiant d'une structure UCIT », explique Laurent Dupeyron, Managing Director, chez UniCredit.

Un indice de référence spécifique

Le fonds suivra la performance de l'indice Solactive AXI Liquid Contingent Capital Global Market TR– EUR hedged (ticker bloomberg SOLAXICC). Ce premier indice de référence est couvert contre le risque de devises, et pondéré en fonction de la valeur de marché.

L’indice SOLAXICC a été conçu pour offrir l'exposition la plus large et la plus liquide à l’univers des « CoCos » émises par des émetteurs notés Investment Grade (en dette senior). Il s'agit de l’indice de référence le plus important en termes de capitalisation boursière, avec 141 milliards d’euros. Il reflète la performance d’obligations AT1 et RT1 libellées en EUR et en USD.

Des rendements particulièrement attractifs

Les obligations de type Contingent Convertible sont capables de générer des rendements particulièrement attractifs par rapport aux obligations d'entreprise à haut rendement, plus stables que les actions bancaires tout en bénéficiant d’une meilleure qualité de crédit. Leur notation moyenne est de BB contre BB- respectivement.

« Les récents résultats des tests de résistance effectués sur les banques européennes, montrent des niveaux de capital supérieurs à 3 % au-dessus du seuil de conversion, malgré des hypothèses de scenario historiquement sévères. De plus, la dynamique actuelle de rehaussement des notes de crédit des banques européennes par les agences de notation constitue un signal très positif pour la classe d'actifs », ajoute David Benamou, Associé-gérant chez Axiom AI

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RSE : la France arrive 3e au classement mondial d’une étude

Le Médiateur des entreprises et EcoVadis dévoilent ce mercredi 17 avril la 3e édition de leur étude « Comparatif de la performance Responsabilité Sociale & Environnementale (RSE) des entreprises françaises avec celle des pays de l’OCDE et des BRICS ». Dans le cadre de ce baromètre, plus de 20 000 entreprises dont près de 3 000 françaises ont été évaluées entre 2016 et 2018 sur l’environnement, le social et l’éthique. Les résultats indiquent que les entreprises progressent fortement pour leur management de la RSE.

La France se hisse à la 3e place mondiale

Avec un score moyen de 51/100 — contre 43.8/100 lors de la 1ère édition et 48.3/100 pour la 2— les grandes entreprises, PME et ETI françaises arrivent en 3e position de l’ensemble des pays passés en revue pour leur niveau de management de la RSE. D'après l’étude, elles ont développé le niveau « adapté » aux enjeux environnementaux et sociaux mais également sur l'éthique, thème au taux de progression le plus fort entre 2016 et 2018.

Les scores globaux — regroupant l’environnement, le social et l’éthique — augmentent pour chacun des groupes — France, OCDE, OCDE hors France, BRICS — mais les entreprises françaises présentent de bien meilleures performances que la moyenne des BRICS (37,3/100) et sont largement au-dessus de la moyenne OCDE (46,5/100). Il est à noter que les performances moyennes s’améliorent dans toutes les zones depuis la dernière édition de l’étude. La France démontre néanmoins la plus forte progression (+6 % contre 4 % ailleurs dans l’OCDE et 1 % pour les BRICS).

Les entreprises françaises confirment leurs performances

Dans le détails, 70 % des PME-ETI et 75 % des grandes entreprises françaises disposent désormais d’un système de gestion de la RSE « adapté », voire « exemplaire ». La part d’entreprises de niveau « exemplaire » a été multipliée par trois pour les grandes entreprises et par neuf pour les PME-ETI depuis la première édition de l'étude. Les performances RSE des grandes entreprises restent supérieures à celles des PME-ETI, malgré le fort taux de progression de ces dernières.

Ces différences de performances RSE par taille d’entreprise affectent le classement mondial. Les PME-ETI françaises se placent en cinquième position, soit légèrement en deçà de leurs homologues de plus de 1000 employés, à la troisième place du classement mondial Grandes entreprises. Sur le classement mondial PME-ETI, elles ne sont cependant qu’à 1,5 point du premier (les PME-ETI de Suède). Leur dynamique pourrait leur assurer une place sur le podium dans les prochaines années.

La RSE implique des efforts dans la durée    

45 % des entreprises françaises ont été évaluées au moins deux fois par EcoVadis, 33 % dans les BRICS et 38% dans le reste de l’OCDE. Les entreprises ré-évaluées obtiennent en moyenne un meilleur score que celles évaluées pour la première fois : 54,4/100 en moyenne pour les entreprises évaluées plus d’une fois, contre 44,9/100 en moyenne pour celles examinées pour la première fois.

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Family Office : l’AFFO lance son 7e prix étudiants pour faire connaître le métier

L'Association Française du Family Office (AFFO) annonce ce mercredi 17 avril le lancement à venir de la 7e édition du Prix de l'AFFO, destiné à promouvoir le métier de Family Office auprès des étudiants. Créé en 2013, cet événement animé par Thierry de Poncheville et Myriam Combet s'adresse aux étudiants des universités en troisième cycle de type master, spécialisés en gestion de patrimoine. Objectif, les intéresser à un métier en plein essor qui présente un fort potentiel de développement.

Les participants devront rédiger un mémoire sur les liens entre entreprises familiales et Family Office, dans l'un de ces domaines de recherche : sciences de gestion — finance, stratégie, etc. — sciences économiques, droit — droit des affaires, droit des sociétés, etc. — sciences politiques, sociologie ou psychologie. Un jury sélectionnera le meilleur ouvrage. Les candidats devront déposer leur dossier entre le 1er juillet et le 30 septembre 2019.

Un outil de visibilité auprès des professionnels

La remise du Prix de l’AFFO 2019 aura lieu en décembre prochain, à l’occasion des Rencontres Annuelles de l'AFFO. Le lauréat recevra une dotation de 2 000 euros. Il présentera aussi son travail devant des professionnels du monde des affaires et devant la presse. L'AFFO publie ensuite cet ouvrage dans la Collection des Prix de l’AFFO. Lors de sa 6e Edition en 2018, l’AFFO a ainsi distingué Quentin Barricault, étudiant à l’université Paris Dauphine, pour son mémoire La gestion de la retraite du chef d’entreprise dans un contexte de réformes structurelles.

Un Family Officer s'appuie sur des compétences multidisciplinaires, en raison des interactions multiples que son métier implique auprès de différents partenaires : banques, avocats, notaires, fiscalistes, etc. Un Family Office travaille pour développer le patrimoine des familles dans une vision à long terme « transgénérationnelle ». Cet objectif mobilise de nombreuses compétences dans les domaines de l'ingénierie patrimoniale, la gestion de portefeuille, la transmission, la fiscalité, le risk management, la gouvernance familiale ou encore la philanthropie.

L'intérêt des Family Offices pour les entreprises familiales

Dans le contexte économique actuel, les entreprises familiales se portent bien. Elles représentent 83 % des entreprises actives dans l’économie française, 23 % des grandes entreprises, 47 % des ETI et 84% des PME (hors micro-entreprises). Les entreprises familiales sont aussi créatrices d'emploi. Elles contribuent pour 49 % à l’emploi salarié français et favorisent le maintien de l’emploi dans leurs régions, d'après une étude de l'INSEE publiée en 2012. Leur écosystème les pousse vers les Family Offices.

Les entreprises familiales s'inscrivent dans des objectifs de croissance, de maîtrise des risques, d'évolution de la gouvernance et de transmission aux générations futures. « Il est essentiel pour une famille de connaître le rôle du Family Office, de comprendre, comment il va pouvoir les accompagner et les conseiller pour mieux anticiper leurs besoins », explique Jean-Marie Paluel-Marmont, Président de l’AFFO. Autant de perspectives susceptibles de séduire les jeunes diplômés.

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Gestion obligataire : les investisseurs adoptent une approche plus active

Invesco — gestionnaire d'actifs basé à Atlanta — publie ce lundi 18 mars sa 2e étude annuelle mondiale sur la gestion obligataire « Global Fixed Income Study » (en anglais), qui analyse en détail le comportement des investisseurs obligataires. L'étude a été réalisée auprès de 145 spécialistes obligataires et responsables de l’investissement en zone EMEA, en Amérique du Nord et en Asie-Pacifique, pour un total de 14 100 milliards de dollars d'encours sous gestion.

Les investisseurs s'attendent à une fin relativement proche du cycle économique, mais n’anticipent pas de correction significative des actifs obligataires. Ils prévoient plutôt un aplatissement prolongé de la courbe des taux. Dans leur quête de rendement, ils adoptent une approche plus active : stratégies alternatives, allocations aux marchés émergents et exposition à la Chine.

Prise en compte des risques géopolitiques

Les investisseurs s'intéressent davantage aux problématiques géopolitiques qui peuvent perturber les marchés. Près de la moitié d'entre eux (46 %) a ajusté ses allocations en portefeuille à cause des tensions commerciales.

Dans le détail, deux tiers (65 %) des investisseurs Wholesale ont été influencés par le Brexit et ont modifié leurs allocations aux actifs européens et britanniques. En revanche, seul un tiers (34 %) des investisseurs institutionnels a opté pour la même stratégie.

Les perspectives des investisseurs sur l'économie mondiale deviennent plus incertaines. Les investisseurs obligataires considèrent les niveaux élevés d’endettement à travers le monde comme l’élément déclencheur le plus probable de la prochaine récession.

Bientôt la fin d'un cycle économique

L’expansion économique actuelle — près de dix années — est l’une des plus longues jamais enregistrées, ce qui inquiète certains investisseurs. Ils commencent à douter de sa longévité et restent à l’affût de tout élément déclencheur susceptible d’y mettre un terme.

La moitié des investisseurs obligataires (49 %) estime que le cycle touchera à sa fin entre fin 2019 et fin 2020. En revanche, plus d'un quart (27 %) anticipe une fin de cycle plus proche, au cours des 6 à 12 prochains mois. Sur les perspectives à court terme, les investisseurs Whosale se montrent plus pessimistes que les investisseurs institutionnels, avec 65 % qui tablent sur une fin de cycle d’ici 2 ans.

Éléments déclencheurs potentiels de la prochaine récession

Les sondés s'inquiètent surtout des niveaux élevés de dette, en particulier celui de la dette publique. L’attention que suscite l’endettement n’est pas surprenante après les faibles niveaux historiques des taux d’intérêt sur une si longue période. Les sondés estiment que la hausse des taux d'intérêt impactera lourdement les charges d'intérêt et les taux de défaut.

Parmi les autres sources de perturbation possibles, 15 % des investisseurs pensent que le risque principal proviendrait d'une crise au sein des marchés émergents. Pour 13 % d’entre eux, il s'agirait d'une bulle de la dette en Chine.

Impact sur le marché obligataire

La fin du cycle économique suscite une nervosité grandissante. Certaines inquiétudes portent sur la probabilité d’un revirement significatif des marchés, même si ce mouvement devrait concerner davantage les actions que les obligations.

Néanmoins, 60 % des investisseurs estiment avec une certitude élevée que les spreads de crédit s'élargiront au cours des 3 prochaines années. Près d'un sur deux (45 %) pensent que la courbe des rendements restera plate pour encore un long moment.

En comparaison, les investisseurs obligataires se montrent peu inquiets quant au risque de hausse de l’inflation (34 %). Seul un quart (27 %) anticipen une inversion de la courbe dans les prochaines années.

Les investisseurs remodèlent activement leurs portefeuilles

« Les investisseurs obligataires du monde entier s'intéressent à un grand nombre de stratégies : certaines sont axées sur le rendement, d'autres cherchent la sécurité d'une duration courte ou du cash en cas de pics de volatilité, quand d'autres encore veulent profiter de la flexibilité des instruments à taux variable », conclut Nick Tolchard, responsable de la gestion obligataire dans la région EMEA.

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Amundi : l’investissement factoriel peut s’appliquer au Crédit investment grade

L'investissement factoriel prend-il tout son sens dans l'univers des obligations émises par des entreprises de bonne qualité ? Pour le démontrer, Amundi AM publie ce mardi 12 mars sur sa plateforme Research Center  une étude (en anglais) concernant la période 2003 à 2018. Les équipes de sa plateforme de gestion obligataire et de sa recherche quantitative ont passé au crible le comportement du marché des obligations Corporate Investment Grade (IG).

Facteurs de risque traditionnels et alternatifs

Si l’investissement factoriel est une approche désormais courante dans l’univers des actions, elle n’est encore qu’à ses débuts dans l’univers obligataire. Le comportement du marché des obligations Corporate IG s’expliquerait mieux par des facteurs de risque que par le traditionnel Modèle d’Evaluation des Actifs Financiers (MEDAF), d'après Amundi.

Depuis la crise financière de 2008 et dans le cas des émissions en Euro, le marché des obligations Corporate IG réagirait à différents facteurs de risque durables dans le temps : les facteurs traditionnels — la duration, la sensibilité pondérée par le spread et le risque de liquidité — et depuis 2009 les facteurs de risque alternatifs tels que le Value et le Momentum.

Le premier — le Value — est un facteur qui conduit à identifier la cherté relative des titres les uns par rapport aux autres, indépendamment des autres facteurs explicatifs tels que le secteur, le risque géographique ou la duration. Le second — le Momentum — consiste à suivre des titres qui ont eu tendance à surperformer dans le passé récent, ajustés de leur duration.

Construire un portefeuille multifactoriel

En laissant de côté ces facteurs alternatifs, un investisseur prend le risque de ne pas capter certaines composantes de rendement potentiel du marché obligataire Corporate IG. Les auteurs de l'étude recommandent de construire un portefeuille multifactoriel, qui intégrerait à la fois les facteurs traditionnels et les facteurs Value et Momentum, gérés de façon active. Cette approche assurerait une performance plus modérée en période de forte hausse des marchés, mais plus résistante en période de forte baisse.

Jean-Marie Dumas, Responsable des Solutions Obligataires précise : « Nous avons réussi à quantifier le comportement de nos facteurs alternatifs dans la gestion crédit mais aussi à les positionner dans un cadre multi-factoriel par rapport aux facteurs traditionnels. » Pascal Blanqué, Directeur des Gestions Groupe ajoute : « Notre recherche confirme que la gestion factorielle crédit est un volet entier de la gestion obligataire que nous nous devons d’explorer. »

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