Transformation numérique : l’ACPR publie son étude sur la banque et l’assurance en France

L’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR) publie ce vendredi 14 janvier les résultats de son étude sur la transformation numérique dans les secteurs français de la banque et de l’assurance. L’ACPR a interrogé 12 groupes ou organismes d’assurance et 8 groupes bancaires pour mesurer les transformations engagées. Objectif, adapter en conséquence ses propres missions et sa participation aux instances européennes et internationales.

Les deux enquêtes se sont appuyées sur les réponses fournies par les organismes sollicités à un questionnaire, d’une cinquantaine de questions ouvertes, complétées par des entretiens. Ces documents permettent de caractériser les stratégies des acteurs, leur perception du contexte concurrentiel et le rythme effectif de leur transformation. De quoi élargir la seule perspective de l’écosystème innovant (« fintech ») ou des acteurs numériques dominants (« bigtechs »).

[caption id="attachment_82617" align="aligncenter" width="365"]Transformation numérique : l’ACPR publie son étude sur la banque et l’assurance en France Source : ACPR[/caption]

L’IA, moteur de la transformation numérique

Dans le secteur de l’assurance, plus de 83 % des acteurs interrogés considèrent que l’Intelligence artificielle (IA) va profondément transformer leurs processus internes. Les assureurs ont concentré leurs efforts sur la numérisation de la relation client.

Ils intègrent progressivement les nouvelles technologies à l’ensemble la chaîne de valeur de l’assurance. Ils tirent par exemple profit des outils d’IA pour améliorer la modélisation des risques ou les processus d’indemnisation des sinistres.

Dans le secteur bancaire, tous les acteurs ayant répondu à l’enquête ont développé puis déployé des outils d’IA opérationnels qui contribuent à améliorer la relation client, la lutte contre le blanchiment et le financement du terrorisme ou à mieux identifier les risques.

D'autres technologies moins plébiscitées

Dans le secteur de l’assurance, les assureurs interrogés estiment l’impact des objets connectés sur leur activité à 1 ou 2 à court terme (sur une échelle de 1 à 5) mais à 4 à moyen-long terme : ils y voient un moyen d’améliorer la prévention et de réduire les risques. Dans le secteur de la banque, la technologie de registre distribué (blockchain) fait l’objet d’appréciations contrastées.

Tandis que 25 % des banques interrogées estiment cette technologie trop peu mature et les cas d’usage pertinents peu nombreux, près de 40 %, jugent, à l’inverse, que l’impact de la blockchain sur l’activité bancaire sera important, voire « disruptif ».

Ces banques anticipent un fort développement des usages et sont actives dans le domaine de l’exploration. Certaines ont ainsi participé aux expérimentations de la Banque de France sur la monnaie numérique de Banque centrale.

Développement avec l’écosystème innovant

Face à une recomposition du paysage concurrentiel, les acteurs historiques du secteur bancaire sont incités à renforcer l’usage des nouvelles technologies et à adopter de nouveaux modèles d’affaire intégrant les acteurs innovants, à travers des partenariats ou des acquisitions, dans l’optique de conserver la relation avec le client. Dans le secteur de l’assurance, les « assurtechs » sont davantage perçus comme des partenaires ou des concurrents de niche.

Double défi de la sécurité et de la modularité

La transformation numérique augmente l’exposition des deux secteurs à de nouveaux risques opérationnels, dont les risques cyber et de fraudes. Dans ce contexte, une des priorités des acteurs interrogés est de renforcer la résilience de leurs systèmes d’information, tout en améliorant leur modularité ainsi que leur interopérabilité, nécessaires au développement de nouvelles technologies.

Ces études, qui permettent de disposer d’une vision à jour des problématiques de la place française, dans un contexte européen marqué par la mise en œuvre de la feuille de route pour la finance numérique, sont publiées sur le site de l'ACPR sous le format « Analyses et Synthèses ».

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Marchés actions : quels risques pour notre système financier ?

Cette semaine, la Banque de France et l'Autorité des marchés financiers (AMF) publient plusieurs documents d'analyse des marchés actions en France. Face aux incertitudes en 2022, les investisseurs particuliers sont-ils trop exposés aux risques ? Le point avec Le Courrier Financier.
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ISR : les investissements durables résistent malgré la crise

Cesare Vitali
Début décembre, l’Institute for climate economics (I4CE) a publié les résultats de son rapport annuel sur les financements climat. Il en ressort que les investissements verts — publics et privés — ont atteint 45 milliards d'euros en 2020, soit une hausse de +10 % par rapport à l'année précédente. Cette croissance se confirmera-t-elle en 2021 et 2022 ?
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Investir en actions : les Français plus ouverts au risque, selon l’AMF

Ce mardi 7 décembre, l'Autorité des marchés financiers (AMF) publie la cinquième édition de son baromètre de l’épargne et de l’investissement. D'après cette étude, les Français semblent plus ouverts aux placements en actions, surtout les plus jeunes. Quelles sont leurs attentes ? Comment les conseillers peuvent-ils les accompagner ? Le point avec Le Courrier Financier.
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Label ISR : Generali Investments Partners l’obtient pour 7 fonds

Generali Investments Partners S.p.A. Società di gestione del risparmio (Generali Investments Partners) — spécialiste de l'assurance et de la gestion d’actifs — annonce ce mardi 18 janvier l'obtention du Label ISR pour 7 fonds actions, obligataires et monétaire, qui représentent un encours de plus de 2,2 Mds€. Cette démarche de labellisation répond aux exigences croissantes des investisseurs français et européens en matière d’investissement responsable.

Elle reste cohérente avec la stratégie du Groupe Generali : développer et promouvoir une offre diversifiée de  solutions d’investissement responsables, sur des actifs cotés et non cotés. Elle s’inscrit  également dans l’approche du groupe Generali, en matière d’investissement esponsable et  de développement durable. 

7 fonds labellisés ISR

Les 7 fonds qui ont obtenu le Label ISR — soutenu par le Ministère de l’Economie, des Finances et de la Relance — en décembre 2021 sont : 

  • 4 compartiments de la SICAV luxembourgeoise Generali Investments SICAV (“GIS”) dont la société de gestion est Generali Investments Luxembourg S.A. et qui a délégué la gestion à Generali Investments Partners : Generali Investments SICAV (GIS) SRI World Equity ; Generali Investments SICAV (GIS) SRI Euro Premium High Yield ; Generali Investments SICAV (GIS) SRI Euro Green & Sustainable Bond ; et Generali Investments SICAV (GIS) SRI Euro Corporate Short Term Bond.
  • 3 OPCVM de droit français dont la société de gestion est Generali Investments Partners : GF Europe Megatrends ISR ; Generali Euro Convertibles ISR ; Generali Trésorerie ISR.  

Ce que signifie ce label

Les compartiments et les fonds « Label ISR » mentionnés ci-dessus sont également classés  Article 8 au sens de la réglementation européenne SFDR. Le Label ISR de l’Etat français est attribué pour une durée de 3 ans renouvelable, au terme d’un processus strict d’audit et de labellisation mené par un organisme de certification agréé  et indépendant. Le Label ISR constitue un standard de place français pour les investisseurs. 

L’obtention du Label ISR témoigne ainsi de la rigueur des approches de Generali Investments Partners et du groupe Generali, tant en matière d’ESG (Environnement, Social, Gouvernance) qu’en matière d’engagement avec les émetteurs, dans le but d’assurer des bénéfices environnementaux et sociaux de ses investissements.

Quelle approche ESG ?

« Cette démarche de faire auditer et certifier les fonds gérés par Generali Investments  Partners sur la base de notre approche ESG est une étape naturelle de notre stratégie de  développement axée sur l'élargissement de l’offre de solutions avec une solide empreinte de  durabilité », déclare Tim Rainsford, CEO de Generali Investments Partners.

« Les 7 fonds et compartiments gérés par GIP, aujourd'hui labellisés ISR, s’ajoutent  aux 16 solutions ISR déjà proposées par notre écosystème des sociétés de gestion d'actifs telles que celles de Sycomore AM et Generali Real Estate S.p.A. Società di gestione del risaprmio. Nos clients et partenaires européens ne peuvent que bénéficier de notre large éventail de stratégies d'investissement actives, distinctes, durables et susceptibles de générer de la valeur à long terme », ajoute-il.

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BFT Investment Managers nomme une Responsable de la stratégie ESG

BFT Investment Managers — société de gestion de portefeuille — annonce ce mardi 18 janvier renforcer ses équipes avec l’arrivée d'une Responsable de la stratégie ESG. Julie Fardoux prend ses fonctions dans le cadre d'un poste nouvellement créé, afin d'accompagner la croissance de l'activité de BFT Investment Managers.

Focus sur le parcours de Julie Fardoux

Julie Fardoux est diplômée d’HEC (1997). Elle débute sa carrière au sein des groupes L’Oréal puis Procter & Gamble dans des fonctions marketing (1998-2001). Elle occupe ensuite des fonctions de Responsable de la communication chez Crédit Agricole CIB puis CA Cheuvreux (courtier actions). Elle rejoint le groupe Amundi en 2011, en tant que Responsable du Marketing Corporate d’Amundi ETF & Indiciel.

En 2015, elle intègre le département Investissement Responsable d’Amundi comme Responsable du pôle relations extérieures (Head of Advocacy). Elle y développe les relations avec les organismes de place, les initiatives de finance durable et les coalitions d’investisseurs ainsi que les ONG. Elle contribue aux relations avec les autorités de tutelle sur les sujets d’investissement responsable, et promeut l’investissement responsable auprès des investisseurs, et plus largement des publics externes comme internes d’Amundi.

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L’AMF publie son rapport 2021 sur la gouvernance et la rémunération des dirigeants des sociétés cotées

L’Autorité des marchés financiers (AMF) publie ce jeudi 2 décembre son rapport annuel sur le gouvernement d’entreprise et la rémunération des dirigeants des sociétés cotées. Face à la crise sanitaire, l’édition 2021 permet de revenir sur le fonctionnement des assemblées générales (AG) et d’évoquer les thématiques de l’ajustement des rémunérations et des interactions du conseil d’administration avec la direction générale et les actionnaires. Pour la deuxième année consécutive, le rapport examine l’information fournie par les conseillers en vote.

L’AMF n’étudie que certains thèmes jugés d’actualité ou pour lesquels une marge de progression existe encore. Cet exercice est l’occasion de mettre en avant les meilleures pratiques, d’émettre de nouvelles recommandations à destination des entreprises et de nouvelles pistes de réflexion pour l’AFEP, le MEDEF et le Haut comité de gouvernement d’entreprise (HCGE). L’AMF cite par ailleurs nominativement des sociétés qui n’auraient pas appliqué les recommandations du code AFEP-MEDEF, du HCGE ou de l’AMF.

Assemblées générales à huis clos

En 2021, les sociétés cotées ont pour l’essentiel tenu leur AG à huis clos, faculté offerte par le régime d’exception instauré par l’ordonnance du 25 mars 2020 (96 % des sociétés de l’indice SBF 120). Prenant en considération les recommandations de l’AMF dans son rapport 2020, l’ordonnance du 2 décembre 2020 et le décret du 18 décembre 2020 ont complété ce régime d’exception afin de limiter l’atteinte aux droits des actionnaires, dont l’AMF a vérifié l’application par les sociétés du SBF 120 ayant leur siège en France.

Toutes ont proposé une retransmission en direct et en différé de leur AG. A 87 %, elles ont désigné les deux scrutateurs parmi les dix principaux actionnaires. Et 66 % ont publié sur leur site internet les questions écrites des actionnaires et leurs réponses. Cette année, les actionnaires d’une société cotée pouvaient exprimer leur vote à distance et en direct. Les conditions du développement d’une telle procédure de vote font l’objet de travaux menés par les associations professionnelles.

Conseil d’administration, direction générale et actionnaires

La seconde partie du rapport est consacrée à l’information publiée par un échantillon composé des 50 premières sociétés du SBF 120. Parmi les thématiques abordées, figure cette année le choix du mode de gouvernance, entre unicité des fonctions avec un président-directeur général (PDG) et dissociation des fonctions de président du conseil d’administration et de directeur général.

Parmi les 45 sociétés anonymes à conseil d’administration de l’échantillon, 25 sociétés ont opté pour la dissociation dont 5 au second semestre 2020 ou en 2021. Le rapport examine ensuite les mesures mises en place par le conseil pour organiser ses interactions avec la direction générale, assurer l’équilibre des pouvoirs et prévenir et gérer les risques de conflits d’intérêts. S’agissant des interactions avec les actionnaires, l’AMF évoque notamment les résolutions climatiques soumises aux actionnaires en 2021.

L’ajustement des rémunérations

L’année 2020 a été marquée par une baisse des rémunérations versées aux dirigeants mandataires sociaux exécutifs. Dans 35 sociétés sur les 50 composant l’échantillon, un ou plusieurs dirigeants ont renoncé à une partie de leur rémunération 2020.

La majorité des sociétés cotées n’a procédé à aucun ajustement de rémunération par rapport à la politique de 2020. Dans 18 sociétés de l’échantillon, le conseil d’administration a pris la décision d’ajuster, en cours d’exercice 2020 ou en fin d’exercice, les règles de détermination de la rémunération des dirigeants, en modifiant les critères de performance, les objectifs cibles, ou le niveau d’atteinte. Seules six ont soumis ces modifications à l’approbation de l’AG, via un nouveau say on pay ex ante.

L’AMF rappelle que toute modification importante par rapport à la politique de rémunération approuvée nécessite un nouveau vote de l’AG. Les éventuels ajustements doivent rester exceptionnels, être justifiés et leur impact chiffré, et rester exigeants. Pour un dialogue actionnarial de qualité, les sociétés devraient les communiquer le plus en amont possible.

Pour l’exercice 2021, 36 sociétés (contre 23 en 2020) ont introduit dans leur politique de rémunération la possibilité pour le conseil de déroger à cette politique en cours d’exercice. L’AMF recommande aux sociétés de veiller à ce que ces clauses d’ajustement soient rédigées de façon aussi détaillée que possible.

D'importants progrès

Conformément à la loi Pacte, l’AMF a examiné l’information publiée par les conseillers en vote. Elle revient sur les principaux apports du premier rapport du comité de surveillance du Best Practice Principles Group (le BPPG), chargé de superviser la mise en œuvre de son code de conduite.
Sur la base d’un questionnaire adressé aux émetteurs, l’AMF constate que d’importants progrès ont été réalisés quant à la qualité du dialogue entre les sociétés cotées et les conseillers en vote.

Elle rappelle que l’information sur les conflits d’intérêts et leur gestion est un élément clé pour les investisseurs. Elle incite par ailleurs les conseillers en vote à prendre en considération, dans leur nouvelle politique de vote, les spécificités nationales françaises en termes de marché, de législation et de réglementation. Elle recommande enfin que le processus décisionnel des conseillers en vote soit clarifié.

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Bourse : qui sont les investisseurs particuliers depuis la crise sanitaire ?

Après une première analyse du comportement en Bourse des particuliers réalisée en avril 2020 lors du premier confinement, l’Autorité des marchés financiers (AMF) publie ce mardi 30 novembre une nouvelle étude. Elle a été menée sur un périmètre différent, du T3 2018 au T3 2021. Dans ce document, L'AMF confirme le regain d’intérêt des particuliers pour les instruments financiers dont elle a la compétence.

Chargée de veiller au bon fonctionnement des marchés financiers et à la protection de l’épargne investie dans des instruments financiers, l’AMF suit de près les marchés. Elle assure une veille des tendances et des comportements des différents intervenants, dont les investisseurs particuliers. Cette étude passe au crible quelque 218 millions de transactions réalisées par des particuliers français ou étrangers sur les titres financiers sous la compétence de l’AMF.

Rôle accru des neo-brokers

Elle témoigne d’une très nette progression des investisseurs actifs : alors que leur nombre par trimestre évoluait autour de 1 million jusqu’au troisième trimestre 2019, il a atteint les 2,5 millions et se maintient au-dessus de ce niveau depuis trois trimestres, et ce malgré la reprise du travail en présentiel. En trois ans, l’âge moyen des investisseurs particuliers a reculé de 8 ans pour s’établir au-dessous de 50 ans.

Sur la seule catégorie des neo-brokers, une génération d’intermédiaires ayant émergé récemment et se présentant avec une offre différenciante, l’âge moyen atteint de 36 ans. Habituellement capté par des acteurs comme les banques et les courtiers en ligne traditionnels, l’investissement en Bourse des particuliers passe de plus en plus par les neo-brokers, tous établis en dehors du territoire français. Le pourcentage par trimestre des transactions réalisées par leur intermédiaire est passé d’un peu moins de 10 % au troisième trimestre 2018 à 21,8 % au troisième trimestre 2021.

Plus de 400 000 clients

La clientèle active par trimestre des neo-brokers a été multipliée par 12 depuis le troisième trimestre 2018 pour atteindre plus de 400 000 personnes, se rapprochant ainsi des effectifs de la clientèle active des courtiers en ligne. L’AMF s’est intéressée aux instruments financiers traités par les particuliers. Comparativement à la clientèle des banques et courtiers en ligne, les clients des neo-brokers semblent plus enclins à la négociation d’instruments complexes et optent pour des actions au profil différent.

Ce comportement pourrait s’expliquer par une appétence au risque plus importante mais aussi par les instruments offerts à la négociation par les intermédiaires. Parmi les actions, le palmarès des dix valeurs les plus traitées montre que les clients des neo-brokers incluent dans leur portefeuille des titres de sociétés de moindre capitalisation dans des secteurs fortement influencés par l’actualité. S’ils interviennent en Bourse plus fréquemment, le montant moyen de leurs transactions est plus faible.

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Risque carbone : les fonds Actions Europe et zone euro sont-ils vraiment verts ?

Ce jeudi 18 novembre, Axylia publie une enquête exclusive sur le risque carbone des 50 plus gros fonds actions Europe. D'après cette étude, 72% d’entre eux ne survivraient pas à un prix du carbone. Le point avec Le Courrier Financier.
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Fusions-acquisitions : vers une année record en 2021

L'année 2021 pourrait être celle de tous les records sur le marché des fusions-acquisitions. Fin septembre, Willis Towers Watson a publié son observatoire de l'activité M&A dans le monde aux trois premiers trimestres 2021. Que faut-il en retenir ?
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Barcelone : PATRIZIA acquiert un portefeuille de près de 600 millions d’euros pour le fonds Living Cities

PATRIZIA AG (PATRIZIA) — spécialiste de la gestion d’actifs réels à l’échelle internationale — annonce ce mardi 18 janvier l'acquisition pour environ 600 M€ d'un portefeuille résidentiel de haute qualité, situé à Barcelone en Catalogne (Espagne). Cet investissement sera effectué pour le compte de son fonds phare, paneuropéen et ouvert : Living Cities.

La transaction augmentera significativement le montant des actifs résidentiels sous gestion de PATRIZIA, le portant à 16 Mds€. Le portefeuille de Barcelone comprend 10 actifs résidentiels. Il se compose d'immeubles récemment achevés, et d'immeubles qui seront construits cette année — comprenant des services tels que des salles de sport, des espaces de coworking, une conciergerie, des espaces de détente et des piscines.

Investir grâce à un outil IA

« Toutes les décisions d'investissement que nous prenons pour notre fonds Living Cities sont étayées d’analyses de data intelligence qui évaluent l'attractivité et le potentiel futur des actifs que nous ciblons. Cette technologie — conjuguée à notre solide connaissance locale qui s’appuie sur plus de 200 professionnels de l’immobilier résidentiel et sur notre équipe d’experts en investissements alternatifs — nous a permis de réaliser cet investissement complexe et structuré », déclare Sebastian Dietert, gérant du fonds Living Cities chez PATRIZIA.

« Nous avons constaté, grâce à notre technologie d’intelligence artificielle (IA), que les actifs que nous avons acquis à Barcelone bénéficient d’une excellente localisation, aux échelles macro et micro. Ils sont proches de toutes commodités et présentent d’intéressantes perspectives de croissance. Barcelone, à l’instar de toutes les villes où nous investissons, offre un revenu stable et de bonnes perspectives de croissance du capital à long terme », ajoute-il.  

« Ne serait-ce qu’en ce qui concerne la connectivité et l'innovation, Barcelone se classe régulièrement en haut de notre PATRIZIA European Living Cities Report, qui scrute plus de 100 villes sur la base de critères incluant l’accessibilité et la liquidité du marché dans le but d’aider nos clients à constituer un portefeuille résidentiel européen véritablement diversifié. Malgré ce classement, Barcelone reste sous-approvisionnée et sous-développée en programmes build-to-rent attractifs. », conclut Sebastian Dietert.

Croissance et performance

Grâce à ce dernier investissement stratégique, le fonds Living Cities dispose désormais d'environ 1,5 Md€ de capitaux et vise à atteindre un total d'au moins 2 Mds€ en 2022. Living Cities a également généré de solides rendements cette année pour ses clients, parmi lesquels figurent des fonds de pension et des compagnies d'assurances venant d’Europe, du Moyen-Orient et d’Asie.

Parmi les autres acquisitions récentes de Living Cities figurent un large portefeuille de logements étudiants au Danemark et un programme résidentiel en Irlande, totalisant environ 1 500 unités, un projet de build-to-rent à Reading au Royaume-Uni, de 281 appartements, une tour résidentielle de 24 étages à Helsinki en Finlande, ainsi qu'un projet résidentiel et des résidences collectives en Suède.

Rentabilité globale de 10,7 %

« Le secteur résidentiel, et en particulier les résidences collectives, continue de faire preuve d'une grande résilience face aux fluctuations économiques causées par la pandémie de la Covid-19, et je suis ravie que Living Cities affiche une performance solide. Nous avons levé plus de 950 millions d'euros de nouveaux capitaux pour le fonds en 12 mois seulement, au plus fort de la pandémie de la Covid-19 », indique Nathalie Winkelmann, Directrice du fonds Living Cities et Directrice de la gestion de fonds résidentiels chez PATRIZIA.

« À la fin du premier trimestre 2021, nous avons enregistré pour nos clients une rentabilité globale de 10,7 % par rapport à l'année précédente et sommes donc en phase de dépasser l’objectif annuel de rendement de 6 % à 7 % que nous nous étions fixés pour ce fonds. Fort de ce nouvel actif à Barcelone, et d’autres investissements attractifs à venir pour Living Cities dans d’autres villes dynamiques d’Europe, PATRIZIA continue d’affirmer sa position de leader sur le marché du résidentiel », ajoute Nathalie Winkelmann.

Living Cities est l'un des fonds ESG de PATRIZIA qui est conforme à l'article 8 du SFDR de l'UE. En tant que fonds ESG, Living Cities promeut des objectifs ESG clairs, par exemple en fournissant 100 % d'énergie renouvelable pour tous les espaces communs des bâtiments et en utilisant des matériaux de construction économes en énergie. Living Cities contribue à la construction de communautés durables et dynamiques, à proximité de commodités telles que des jardins d'enfants, des écoles, des espaces verts et des supermarchés. Le fonds est étroitement aligné avec les cinq objectifs de développement durable des Nations unies.

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Robeco recrute une gérante de portefeuille senior pour la stratégie RobecoSAM Circular Economy Equities

Robeco — spécialiste international de la gestion d'actifs — annonce ce mardi 18 janvier la nomination d'une gérante de portefeuille senior de la stratégie RobecoSAM Circular Economy Equities. Natalie Falkman sera basée à Zurich. Elle rejoint Robeco après avoir travaillé pour Swedbank Robur, où elle était gérante de portefeuille senior pour la stratégie actions Kapitalinvest, un fonds mondial avec des critères de durabilité élevés et un classement Morningstar cinq étoiles.

RobecoSAM Circular Economy Equities est une stratégie gérée de manière active qui investit dans des sociétés de premier plan qui tirent parti des opportunités créées par le changement de paradigme des modes de production et de consommation traditionnels vers une économie circulaire. Cette stratégie s'appuie sur l'investissement dans des solutions innovantes dans le domaine de la reconception des intrants, de l'utilisation circulaire, des technologies habilitantes et des ressources en boucle. Cette stratégie diversifiée est optimisée par une analyse de risques ESG propriétaire et est intéressante pour les investisseurs avec un horizon de trois à cinq ans.

Focus sur le profil de Natalie Falkman

Natalie Falkman est diplômée de la Stockholm School of Economics, où elle a obtenu un MSc en économie et affaires. Avant de rejoindre Robeco, elle occupe plusieurs postes chez Carnegie Investment Bank à Stockholm — notamment ceux d'analyste actions spécialisée dans les biens d'équipement nordiques, d'analyste des ventes et des ventes d'actions institutionnelles pour la région nordique, et de responsable de la recherche en actions des marchés émergents axée sur la Russie, la CEI et l'Afrique.

« Natalie Falkman a une connaissance approfondie du concept d'économie circulaire, de solides compétences analytiques dans tous les secteurs pertinents pour la stratégie et une vaste expérience de la gestion d'une stratégie active. Elle assistera sans aucun doute parfaitement nos clients dans leur recherche pour atteindre leurs objectifs financiers et de durabilité », déclare Mark van der Kroft, CIO Actions fondamentales et quantitatives chez Robeco.

« Investir sur le long terme en se concentrant sur des modèles commerciaux durables et de solides moteurs de croissance structurelle a toujours été au cœur de ma stratégie d'investissement (...) Je suis fermement convaincue qu'investir sur le long terme dans des entreprises durables qui favorisent la création d'une économie circulaire permettra de générer des rendements intéressants pour les investisseurs », réagit Natalie Falkman.

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Fiscalité du capital : le ruissellement ne fonctionne pas, selon France Stratégie

Cette semaine, France Stratégie publie son troisième rapport d'évaluation sur les réformes de la fiscalité du capital, entreprises sous le quinquennat d'Emmanuel Macron. Quel a été l'impact de la suppression de l'ISF ? Les dividendes en hausse ont-ils été réinjectés dans l'économie réelle ? Le point avec Le Courrier Financier.
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L’ACPR publie son rapport 2020 sur le marché français de la banque et de l’assurance

L'Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR) publie ce mardi 12 octobre son rapport statistique annuel, « Les chiffres du marché français de la banque et de l’assurance 2020 ». Ce document complète le dernier rapport d'activité de l'ACPR, publié le 28 mai dernier. Il présente les principaux chiffres du marché français de la banque et de l’assurance.

Contexte économique dégradé

Les données prudentielles et comptables de l'étude ont été collectées auprès des établissements bancaires et des organismes d’assurance supervisés par l’Autorité. L’ACPR veille à la solidité financière des secteurs de la banque et de l’assurance en France, à la prévention et à la maîtrise des risques afférents à leurs activités.

2020 a été marquée par les répercussions financières, économiques et sociales de la crise sanitaire et a enregistré un recul sans précédent de l’activité économique. Dans ce contexte dégradé, les banques et les assurances français — forts d’une situation de solvabilité et de liquidité solide — ont contribué, par leur activité de crédit et de financement, à atténuer le choc d’activité sur l’économie réelle, accompagnant la reprise.

Bilan de la crise sanitaire

Le total de bilan de l’ensemble du secteur bancaire français s’est accru de 970 Mds€ (+11 %), passant de 8 671 Mds€ en 2019 à 9 641 Mds€ en 2020. Le secteur a contribué au financement de l’économie (+ 170 Mds€ de prêts à la clientèle non financière) — accompagnant ainsi la reprise. Malgré des revenus et des résultats en baisse, en raison notamment d’une hausse du coût du risque, le système bancaire français se compare favorablement au niveau européen en termes de solvabilité et de rentabilité.

Le secteur français de l’assurance a su faire face aux conséquences de la crise sanitaire et économique — dans un environnement de taux d’intérêt bas qui a affecté le niveau de rendement de ses investissements financiers, majoritairement orientés vers des produits obligataires. Cela a pesé sur l’évolution du taux de couverture de la solvabilité des organismes qui demeure toutefois à un niveau élevé en moyenne fin 2020 (242 %).

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