Brexit : Donald Trump joue les éminences grises au Royaume-Uni

Cette semaine, Donald Trump était en visite d'Etat au Royaume-Uni. Le président des Etats-Unis a réaffirmé sa position en faveur d'un Brexit dur ainsi que sa volonté de nouer un nouvel accord commercial. Avec ce rapprochement, Donald Trump espère trouver un allié dans la guerre commerciale qui oppose les Etats-Unis à la Chine.
Lire (4 min.)

Guerre commerciale : le secteur industriel occupe une place centrale

Johannes Muller
L'industrie revient sur le devant de la scène économique. Les tensions commerciales entre les Etats-Unis et la Chine, avec les hausses de tarifs douaniers, ont rappelé l'importance de ce secteur dans le PIB des pays. Quelles leçons les investisseurs peuvent-ils tirer de cette tendance ? Johannes Muller, Responsable de la Recherche Macro chez DWS, partage son analyse.
Lire (4 min.)

Tikehau Capital investit dans Medtrade

Tikehau Capital — spécialiste des investissements alternatifs — annonce ce lundi 13 mai un investissement de 23 M£ — soit environ 26 M€ — dans Medtrade Products Limited, une société de dispositifs médicaux technologiques basée au Royaume-Uni. Le gérant réalise cette opération par le biais de sa filiale Tikehau Investment Management (IM), notamment par le biais de son fonds paneuropéen de capital-développement dédié aux entreprises de taille intermédiaire en forte croissance.

L'objectif de ce fonds minoritaire est de cibler des structures à fort potentiel sur des marchés en développement. Il s'agit de la 5e transaction opérée par ce fonds en moins de 12 mois. « Cette opération de capital-investissement s'inscrit pleinement dans la stratégie de Tikehau Capital consistant à renforcer ses activités au Royaume-Uni », déclare Peter Cirenza, responsable du Royaume-Uni chez Tikehau Capital.

Focus sur l'entreprise Medtrade

Fondée en 1999, Medtrade est basée à Crewe au Royaume-Uni. La société s'est spécialisée dans le développement de dispositifs médicaux, destiné au marché des soins professionnels des plaies et des hémostats. L'entreprise souhaite élargir son offre de produits hémostatiques avec sa technologie Celox. Medtrade revendique une expertise de pointe en matière de développement interne et de conception de produits rapide, mais aussi des relations de longue date avec de grandes sociétés internationales.

Avec son niveau de rentabilité et de génération de trésorerie, Medtrade envisage sereinement son développement sur le marché des soins professionnels de traitement des plaies, qui représente 9,8 Md$ US. L'investissement de Tikehau Capital lui apportera un soutien stratégique et opérationnel, dans le cadre de son expansion internationale. Ce partenariat permettra aussi à Medtrade de développer son portefeuille de produits différenciés et innovants, afin de stimuler la croissance de l'entreprise.

Lire (2 min.)

Brexit, Bitcoin et Finance durable : l’AMF présente son rapport 2018

L'Autorité des Marchés Financiers (AMF) a publié ce mardi 7 mai son rapport d'activité 2018. A cette occasion, son Président Robert Ophèle a évoqué les priorités pour la prochaine mandature européenne, du point de vue du régulateur. Il est également revenu sur les nouvelles responsabilités confiées à l’AMF dans le cadre du projet de loi PACTE.

Des mesures financières pour anticiper le Brexit

2018 fut d'abord l’année de mise en pratique pour les établissements financiers comme pour le régulateur de textes européens structurants, comme le nouveau cadre des marchés d’instruments financiers. C’est aussi une année au contexte particulier, celui d’une mobilisation dans la perspective de la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne. Les équipes ont travaillé pour permettre aux établissements de se préparer au mieux en prenant en compte l’ensemble des scénarios possibles.

Les autorités nationales et européennes ont également veillé à prendre les mesures nécessaires pour minimiser les effets d’un Brexit sans accord. « Par-delà ses conséquences immédiates, le Brexit, avec la sortie du périmètre de l’Union de son principal centre financier, interpelle en profon­deur l’Europe sur son projet en matière d’Union des marchés de capitaux », selon Robert Ophèle, le président de l’AMF.

Une conviction européenne forte

En 2018, les activités de l’AMF à l’international ont été nourries par une conviction européenne profonde, la nécessité d’une convergence renforcée de la supervision dans l’Union. L’AMF a soutenu une réforme ambitieuse des autorités européennes de supervision, dont l’Autorité européenne des marchés financiers (AEMF ou ESMA en anglais). Ce projet donnait aussi l’occasion à l’Europe de parler d’une seule voix vis-à-vis des pays tiers. L’AMF a également appuyé l’importance d’un plus grand rôle confié à l’ESMA en matière de supervision des chambres de compensation dans la cadre de la réforme d’un règlement européen EMIR.

Les avancées obtenues restent limitées, en raison des résistances très fortes exprimées dans la plupart des Etats membres contre toute tentative de renforcement de l’intégration européenne. Pour l’AMF, la prochaine mandature européenne devra être l’occasion de formuler des propositions concrètes et réalistes pour favoriser le développement des marchés de capitaux de l’Union à 27. Tandis que l’AMF finalise ses propositions, Robert Ophèle a souligné quatre priorités à traiter au niveau européen :

  • Mettre en place une stratégie digitale pour les services financiers ;
  • Concrétiser l’ambition en matière de finance durable ;
  • Revisiter l’architecture des textes sur la gestion d’actifs ;
  • Rendre plus efficace l’information des épargnants.

Accompagner l’innovation dans un cadre sécurisé

L’an passé, l’AMF a poursuivi son ambition d’accompagner l’innovation. Après une année 2017 de rencontres des porteurs de projets et d’étude des levées de fonds via émission de jetons — Initial Coin Offering ou ICO — l’AMF a remis ses conclusions en février 2018 sur le cadre règlementaire approprié pour ces opérations. Ces travaux ont très largement nourri le projet de loi Pacte qui a été adopté par l’Assemblée nationale le 11 avril dernier. Cette réforme crée notamment un visa optionnel pour les émissions et un agrément optionnel pour les prestataires de services sur actifs numérique.

Les services de conservation et d’achat/vente de crypto-actifs contre monnaie ayant cours légal devront faire l’objet d’un enregistrement obligatoire, au titre des règles de lutte contre le blanchiment et le financement du terrorisme. Une fois le texte promulgué, il reviendra à l’AMF de le mettre en œuvre. Le texte de loi dotera par ailleurs l’AMF de nouveaux outils pour protéger les investisseurs. Le démarchage sera ainsi interdit pour toute émission de jetons et à tout prestataire n’ayant pas reçu le visa ou l’agrément de l’autorité. L’AMF pourra également demander le blocage de l’accès aux sites internet frauduleux.

S’engager pour une finance durable

Axe fort de son plan stratégique 2018-2022, le régulateur a dévoilé à l’automne dernier sa feuille de route en matière de finance durable. Dès 2018, les équipes ont organisé au niveau français le suivi de la mise en œuvre de l’article 173 de la Loi pour la transition énergétique et la croissance verte, et la montée en compétences sur les sujets de reporting extra-financier. Au niveau européen, l'AMF s'est investi pour réfléchir aux modalités d’intégration des critères ESG dans la gestion des risques, les stratégies d’investissements et les préférences des clients.

En 2019, l’AMF publiera son troisième rapport sur l’investissement socialement responsable dans la gestion collective. A cet égard, avec la loi PACTE, ses missions s'étendent. Le régulateur doit désormais veiller à la qualité de l’infor­mation fournie par les sociétés de gestion sur leur stratégie en matière de finance durable. Le régulateur publiera également ses constats et recommandations en ce qui concerne l’information en matière de responsabilité sociale, sociétale et environnementale des sociétés cotées.

Lire (6 min.)

Finance durable : vers une régulation européenne de l’information extra-financière des entreprises ?

Bruno Le Maire, ministre de l’Economie et des Finances, a reçu ce vendredi 21 juin le rapport établi par Patrick de Cambourg, président de l’Autorité des normes comptables, à l’issue de sa mission sur le développement de l’information extra-financière des entreprises. Le texte s'intitule Garantir la pertinence et la qualité de l’information extra-financière des entreprises : une ambition et un atout pour une Europe durable.

Le document analyse le développement de l’information extra-financière des entreprises — en complément de l’information comptable et financière — pour éclairer les parties prenantes sur leur performance sociale, environnementale et sociétale. Le rapport propose de structurer ce reporting extra-financier au niveau européen, afin de mieux garantir sa fiabilité et sa pertinence, et favoriser les comparaisons.

Développer la finance responsable

Bruno Le Maire déclare : « le développement d’un référentiel de reporting extra financier de haute qualité, fondée sur les meilleures pratiques, est désormais indispensable pour stimuler la performance sociale et environnementale des entreprises et engager notre économie dans un chemin de croissance durable. C’est également la clé du développement d’une finance responsable, pleinement mobilisée en faveur de la transition énergétique. Pour être fructueux, ce chantier doit être engagé au niveau européen. En s’appuyant sur les travaux de Patrick de Cambourg, la France portera des propositions fortes en ce sens en vue la prochaine mandature européenne ».

Lire (2 min.)

L’EFAMA élit son nouveau Président et deux Vice-Présidents

L’EFAMA — the Europan Fund and Asset Management Association — a tenu ce vendredi 21 juin à Paris son assemblée générale annuelle (AGM), à l’invitation de l’Association Française de la Gestion financière (AFG). Dans ce cadre, l’EFAMA a élu Nicolas Calcoen — Directeur Général adjoint d’Amundi — à la Présidence pour un mandat de 2 […]

L’EFAMA — the Europan Fund and Asset Management Association — a tenu ce vendredi 21 juin à Paris son assemblée générale annuelle (AGM), à l'invitation de l'Association Française de la Gestion financière (AFG). Dans ce cadre, l’EFAMA a élu Nicolas Calcoen — Directeur Général adjoint d’Amundi — à la Présidence pour un mandat de 2 ans, qui se poursuivra jusqu’en juin 2021. L’AGM a également élu Myriam Vanneste — Directrice Exécutive de Candriam Investor Group — et Jarkko Syyrilä — Responsable des Affaires Publiques de Nordea Asset and Wealth Management (AWM) — vice-présidents de l’EFAMA pour le même mandat de 2 ans.

Focus sur Nicolas Calcoen, Myriam Vanneste et Jarkko Syyrilä

Nicolas Calcoen, qui vient d’achever son mandat de deux ans à la vice-Présidence de l’EFAMA, succède à William Nott à la Présidence. Son élection intervient quelques mois après sa nomination au poste de Directeur Général adjoint d’Amundi. Auparavant, Nicolas Calcoen était Directeur Financier et Responsable Finance & Stratégie chez Amundi depuis octobre 2012. Il est membre du conseil d'administration de l’EFAMA depuis 2012.

Myriam Vanneste a occupé divers postes stratégiques au sein de Candriam au cours de ces 21 dernières années, notamment en tant que Responsable Monde des relations Groupe, Responsable Monde de la distribution et Responsable Monde de la gestion et de la coordination des produits. Elle est actuellement membre du Conseil d’Administration de Candriam Belgium et siège au Conseil d’Administration de BeAMA, the Belgian Asset Management Association.

Jarkko Syyrilä est Conseiller Exécutif et Responsable des Affaires Publiques chez Nordea Asset and Wealth Management depuis mars 2016. Il est à ce titre responsable de la coordination des relations extérieures de la société de gestion. Jarkko Syyrilä a acquis une vaste expérience en matière de relations publiques d’organisations professionnelles, ayant été Directeur des Relations Internationales de l’IA, the Investment Association, et Directeur Général adjoint de l’EFAMA, avant de rejoindre Nordea en tant que Responsable de la Conformité en 2014.

Un pont entre l'épargne et l'économie réelle

En tant qu'association représentative du secteur européen de la gestion d'actifs, l’EFAMA continuera à se concentrer sur les objectifs suivants :

  • Placer les investisseurs finaux — les épargnants et les retraités européens — aux commandes de leur avenir financier, en leur donnant les informations, le choix et les conseils appropriés en matière d'épargne et de placement ;
  • Continuer à financer l'économie européenne de la manière la plus efficace possible, en établissant un cadre réglementaire solide qui optimise le rôle de gérants d’actifs ;
  • Aider l'économie européenne à rester compétitive au niveau mondial grâce à un environnement réglementaire équilibré, dynamique et cohérent avec les autres marchés.

« Nous devrons faire face à différents défis, notamment les modifications de la réglementation, les nouvelles institutions européennes et le nouveau paysage européen. Notre industrie devra se positionner comme un pont entre l’épargne et l’économie réelle ; la finance durable devrait donc être un formidable levier. Les projets européens sont également une excellente opportunité », déclare Eric Pinon, Président de l'AFG. « Le secteur européen de la gestion d'actifs a un rôle important à jouer pour aider à diminuer les écarts de ressources issues de la retraite et assurer la transition vers un modèle de développement plus durable », ajoute Tanguy van de Werve, Directeur Général de l’EFAMA.

Lire (4 min.)

Investissement : reprise des financières européennes

Grégoire Mivelaz
Le secteur des financières européennes semble avoir le vent en poupe. Depuis la mise en œuvre des exigences en matière d’adéquation des fonds propres en 2012, la solidité financière des banques européennes s’est considérablement renforcée. Quelles perspectives se dessinent désormais ? Grégoire Mivelaz, Gérant du fonds Credit Opportunities Strategy chez GAM, partage son analyse.
Lire (6 min.)

Brexit : le Royaume-Uni perd ses investisseurs nationaux, au profit de la France et des Etats-Unis

BrickVest — plateforme d'investissement en immobilier commercial — publie ce mardi 30 avril son dernier baromètre trimestriel (en anglais). Dans le cadre de cette enquête, BrickVest a sondé plus de 6 000 investisseurs institutionnels internationaux sur leurs intentions d’investissement. Il en ressort que les investisseurs internationaux et nationaux se détournent du marché immobilier commercial britannique. En cause, les nombreuses incertitudes liées au Brexit.

Seuls 29 % des sondés considèrent le Royaume-Uni encore comme leur marché préféré. Les investisseurs britanniques sont quant à eux plus dubitatifs, et passent de 49 % à 40 % d’intention d’investir au Royaume-Uni, un niveau jamais atteint depuis le lancement du Baromètre au premier trimestre 2017. Il se tournent désormais vers la France (16 %) et des Etats-Unis (19 %). Globalement, l'Allemagne est le plus grand bénéficiaire de la baisse de popularité du Royaume-Uni. Le pays de Goethe enregistre son score le plus élevé à ce jour (26 %) auprès des investisseurs internationaux.

Les investisseurs se détournent des stratégies opportunistes

Ce premier baromètre de l’année confirme l'intérêt des investisseurs institutionnels pour les stratégies modérées (Value Add, etc.) qui se fait sentir depuis un an. Ces stratégies recueillent 57 % d’intention d’investissement, en hausse de 12 % par rapport au premier trimestre 2018. Ce n'est plus le cas des stratégies immobilières à haut risque — dites opportunistes — qui attirent de moins en moins. Internationaux ou Britanniques, ils conservent leur intérêt pour les actifs situés dans les grandes métropoles plutôt que dans des villes secondaires ou régionales.

Les investisseurs craignent « un ralentissement économique et d'un inévitable retournement à la baisse du cycle », commente Emmanuel Lumineau, PDG de BrickVest. « L'incertitude liée au Brexit continue de peser sur le marché britannique de l'immobilier commercial, tant auprès des investisseurs internationaux que nationaux. En l'absence d'une solution politique immédiate, il est fort probable que la confiance des investisseurs au Royaume-Uni continuera à baisser dans les mois à venir. Bien qu'ils aient leurs propres défis à relever, la France, les Etats-Unis, et surtout l'Allemagne ont gagné en popularité au cours de ce trimestre », ajoute-il.

Lire (3 min.)

Brexit : la City ne déménagera pas à Paris

Certains indicateurs laissent penser qu’un Londres post-Brexit pourrait perdre une partie du marché des services financiers au profit de ses concurrents de l’UE, tels que Paris et Francfort. Mais un nouveau rapport publié le 18 avril par la Cass Business School — City University of London — affirme le contraire. Exercer dans la City serait même synonyme d’avantages concurrentiels certains.

Face à l’incertitude de l’après-Brexit, les institutions financières ont dû adopter un plan d’urgence et envisager un éventuel transfert de leurs employés et de leurs opérations. Le rapport s’intéresse à la façon dont ces structures pourront réagir face aux deux principaux domaines à risque liés au Brexit — incertitude politique et réglementaire — et émet plusieurs suggestions sur la façon de gérer ces risques. Les chiffres de l’industrie financière confirment les prévisions des chercheurs.

L'avenir incertain des « passporting rights »

En l’absence d’un accord commercial global sur les services financiers — ou même d’une indication claire sur ce qu’impliquerait cet accord — les institutions financières risquent de ne pas pouvoir remplacer leurs « passporting rights ». Ces droits leur permettent aujourd’hui de fournir des services financiers transfrontaliers dans tous les pays de l’UE.

Les banques multinationales font face à deux choix : soit la restructuration de l’entreprise, qui consiste à envoyer ses opérations et ses employés sur d’autres pôles financiers ; soit la délégation de gestion, qui permet à la banque de choisir une entité juridique dans l’UE pour le « passporting » et une structure de holding appelée IPU — Intermediate Parent Undertaking — en maintenant une entité à Londres exerçant d’autres activités.

Le rapport indique que le modèle de délégation de gestion est une alternative possible à la restructuration de l’entreprise grâce à sa flexibilité. Il minimiserait le risque d’une expertise amoindrie en termes de gestion de capital humain et réduirait les coûts liés au transfert de personnes et de fonctions, tout en évitant la perte d’un accès permanent au Royaume-Uni.

Londres va-t-elle rester un acteur clé des services financiers ?

De nombreux facteurs permettraient à Londres de conserver sa position de pôle financier international après le Brexit :

  • son fuseau horaire, qui lui permet de facilement faire des affaires avec l’Asie, les États-Unis et le Moyen-Orient
  • son statut partagé avec New York de pôle commercial dominant en termes de taux de change et de taux d’intérêt ;
  • la solidité des législations et réglementations locales ;
  • l’excellente réputation mondiale des universités du Royaume-Uni enseignant le commerce et la finance ;
  • le niveau élevé d’intégration des marchés des capitaux ;

La chercheuse Barbara Casu Lukac, directrice du Centre for Banking Research de la Cass Business School et co-auteur du rapport, a déclaré que ce rapport arrivait à un moment important du processus prolongé du Brexit, alors que le risque imminent d’une no-deal s’éloigne et que la Première ministre Theresa May se bat pour assurer un accord de sortie.

« Notre rapport suggère qu’après le Brexit, Londres restera un acteur clé du secteur international des services financiers et des marchés de capitaux. Toutefois, certaines de ses opérations, capacités et marges seront affectées par l’incertitude réglementaire et politique à long terme qui accompagne le processus du Brexit. Cela devra être largement pris en compte lorsque les premiers ministres débattront de l’accord de retrait de la Première ministre au Parlement », conclut Barbara Casu Lukac.

Lire (5 min.)

Brexit : partis pour rester ou restés pour partir ?

Frédéric Rollin
En Europe, l'incertitude perdure sur l'avenir du Brexit. L'impact d'une sortie sans accord se répercuterait fortement sur l'économie britannique, mais à quoi les investisseurs doivent-ils s'attendre exactement ? Frédéric Rollin, conseiller en stratégie d’investissement chez Pictet AM, partage son analyse.
Lire (5 min.)

La SCPI Immo Placement lance une augmentation de capital de 15 millions d’euros

Voisin — filiale de Foncière Atland — annonce ce vendredi 21 juin le lancement d'une augmentation de capital de 15 M€ pour la SCPI Immo Placement. Cette SCPI hyper-mutualisée compte plus de 200 actifs et plus de 400 locataires, pour une capitalisation de 250 M€.

Sa stratégie d'investissement s'oriente vers les bureaux dans les métropoles régionales. Elle repose sur deux volets, des acquisitions ciblées dans les métropoles régionales d'un côté, et une gestion active de son patrimoine de l'autre.

Investir dans un fonds hyper-mutualisé

Cette augmentation de capital vise à développer les performances du fonds. Le prix de la part de cette augmentation de capital est fixé à 870 euros, pour une valeur de reconstitution de 916,12 euros (en hausse de 1,98 % en 2018). Les épargnants peuvent devenir associés à partir de 3 480 euros.

Avec un taux de distribution 2018 supérieur à 5 %, Immo Placement permet aux épargnants et aux professionnels du patrimoine d'investir dans un fonds hyper-mutualisé. La SCPI leur apporte une distribution supérieure à la moyenne du marché et un potentiel de valorisation.

Plus de 92 % de taux d'occupation financier

La précédente augmentation de capital  — menée en 2016-2017 pour un montant similaire  — avait été souscrite en seulement six mois. Cette opération avait permis d'acquérir plusieurs actifs de qualité dans les métropoles comme Nantes, Toulouse, ou Lille/Roubaix.

Ces acquisitions et la valorisation du patrimoine permettent d'afficher un taux d'occupation financier supérieur à 92 % à fin 2018. Forte de réserves importantes  — avec un report à nouveau équivalent à 125 jours de distribution  — et d'un patrimoine porteur de potentielles plus-values, le dividende 2019 sera supérieur ou égal à celui de l'an dernier.

En termes de valorisation les valeurs d'expertise s'inscrivent à la hausse depuis plusieurs années. Ces bons fondamentaux se sont retranscrits au niveau du prix moyen de la part, qui a augmenté de 1,30 %.

Lire (2 min.)

Amundi nomme un Responsable des Gestions Obligataires Euro Alpha

Amundi nomme un Responsable des Gestions Obligataires Euro Alpha
Gilles Dauphiné

Dans le cadre de son développement, Amundi — société française de gestion d’actifs — annonce ce jeudi 20 juin la nomination d'un nouveau Responsable des Gestions Obligataires Euro Alpha. D'après les chiffres publiés le 31 mars 2019, le groupe dispose actuellement de 1 476 Mds€ d'encours sous gestion. Ayant son siège social à Paris, Amundi est cotée en Bourse depuis novembre 2015. L'entreprise compte aujourd'hui près de 4 500 collaborateurs et experts des marchés, basés dans 37 pays différents.

Focus sur le parcours de Gilles Dauphiné

Gilles Dauphiné est diplômé d'un master en ingénierie de l'ENSEIRB, et d'un master de l'ESCP. Il commence sa carrière en 2001 chez AXA IM, en tant que Gérant de produits structurés. Après différents postes au sein du département Structuration & Développement, Gilles Dauphiné devient Responsable des stratégies d'Assurance et des solutions Retraite.

En 2014, Gilles devient Responsable de la Gestion Obligataire des portefeuilles du groupe AXA, puis Responsable mondial Buy & Maintain pour les clients hors groupe. En 2019, il rejoint le groupe Amundi en tant que Responsable des Gestions Obligataires Euro Alpha.

Lire (1 min.)

Brexit : Emmanuel Macron fixe une date limite

Emmanuel Macron joue la fermeté dans les négociations entre l'Union Européenne et le Royaume-Uni au sujet du Brexit. Le Président français a défendu la semaine dernière la date du 31 octobre prochain pour un nouveau report. Objectif, éviter toute ingérence britannique dans les affaires du Parlement européen. Reste à savoir si ce délai sera suffisant.
Lire (2 min.)

Marchés financiers : une croissance anémique pour une performance atomique

Igor de Maack
Les investisseurs guettent les signes avant-coureurs d'une fin de cycle économique. Ils se tournent désormais massivement vers les obligations, aux dépends des actions sur les marchés internationaux. Cette tendance va-t-elle durer ? Igor de Maack, Gérant et porte-parole de la Gestion chez DNCA Finance, passe au crible l'actualité des marchés.
Lire (2 min.)