Biodiversité : La Banque Postale AM et Tocqueville Finance lancent un fonds actions

La Rédaction
Le Courrier Financier

La Banque Postale Asset Management (LBP AM) — détenue à hauteur de 75 % par La Banque Postale, 25 % par Aegon Asset Management — et sa filiale Tocqueville Finance annoncent ce mardi 22 novembre le lancement d’un fonds actions monde : Tocqueville Biodiversity ISR.  Il cible les sociétés qui apportent des solutions aux enjeux de la préservation de la biodiversité. Lancé avec le soutien de CNP Assurances qui s’est engagé à investir 120 M€, ce fonds illustre concrètement l’engagement du groupe La Banque Postale en faveur de la biodiversité.

Préserver la biodiversité

L’enjeu est crucial : 55 % du PIB mondial reposerait sur les services rendus par la nature et plus d’1 million d’espèces seraient déjà menacées d'extinction. En France, la prise de conscience de cet enjeu gagne du terrain, notamment avec la loi Energie Climat qui impose aux investisseurs institutionnels et aux sociétés de gestion la publication des risques liés à l’érosion de la biodiversité pour les produits financiers.

Signataire en 2021 du « Finance for Biodiversity Pledge », LBP AM et sa filiale Tocqueville Finance renforcent leur engagement pour la lutte contre l’érosion de la biodiversité avec le fonds Tocqueville Biodiversity ISR. Il sélectionne les entreprises qui apportent des solutions aux enjeux de préservation de la biodiversité et du capital naturel. Leur empreinte biodiversité est calculée avec l’outil de mesure « Global Biodiversity Score (GBS) » de CDC Biodiversité et Carbon4 Finance, qui est l’un des outils d’aide à la décision. Le fonds est classé article 9 sous SFDR.

Quatre leviers de gestion

L’univers d’investissement de Tocqueville Biodiversity ISR couvre quatre thématiques : l’agriculture et l’alimentation soutenables (agriculture régénératrice, production alimentaire durable, reforestation et gestion forestière durable), l’économie circulaire (systèmes de collecte et de recyclage, packaging recyclable ou compostable), les bâtiments verts (nouveaux matériaux de construction) et les services et solutions environnementaux (traitement de l’eau, de l’air et des sols, technologies de dépollution). L’équipe de gestion dispose de quatre leviers : 

  • l’identification de solutions : le fonds sélectionne des entreprises apportant des solutions via leurs offres de produits ou de services, notamment des acteurs spécialisés fournissant des produits et services contribuant à réduire les pressions sur la biodiversité ;
  • l’engagement : LBP AM et Tocqueville Finance identifient et accompagnent, des entreprises ayant une empreinte significative sur la biodiversité dans la mise en place d’objectifs et stratégies pour l’atténuer, par exemple en matière de réduction de l’utilisation du plastique ; 
  • la sélection « Best in Class » :  elle vise à identifier les sociétés à enjeu, et qui ont engagé une transition positive pour maitriser leur empreinte Biodiversité, en adaptant leurs pratiques internes et dans leurs chaînes de valeur ;
  • l’exclusion : le fonds ne finance pas d’entreprises impliquées dans des activités qui exercent des pressions sur la biodiversité liées à la déforestation.

« Chez LBP AM et Tocqueville Finance, nous avons l’intime conviction que relever le défi climatique ne se fera pas sans une meilleure préservation du vivant.  Avec 3 milliards d’encours investis à fin août 2022 sur les thèmes de la transition énergétique et de la biodiversité, LBP AM et Tocqueville Finance se sont résolument engagés pour un monde plus durable et soutenable. Le lancement de Tocqueville Biodiversity ISR est une preuve supplémentaire de notre engagement », explique Vincent Cornet, Directeur de la gestion de LBP AM et Directeur général de Tocqueville Finance.

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Taxonomie européenne : le défi des conseillers financiers

Stéphane Fantuz
CNCEF Patrimoine
Après la Conférence de Charm el-Cheikh en Egypte qui s'est soldée par un échec, l'exigence climatique continue. Les Conseillers financiers vont être face au défi de la taxonomie européenne dès le 1er janvier prochain, devant collecter obligatoirement les préférences ESG des clients. Introduite par la révision de la MIFID II et issue du Pacte Verte européen, cette nouvelle réglementation met l’accent sur la finance durable. L'éclairage de Stéphane Fantuz, Président de la CNCEF Patrimoine.
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ISR : Ecofi s’engage pour le climat et la biodiversité

La Rédaction
Le Courrier Financier

Ecofi — société de gestion du Groupe Crédit Coopératif, membre de BPCE — annonce ce jeudi 17 novembre renforcer ses engagements ISR. Après avoir exclu plusieurs secteurs et 71 paradis fiscaux, Ecofi exclut désormais les fabricants de pesticides (à partir de 10 % du chiffre d’affaires) et les entreprises impliquées dans le développement des énergies fossiles non conventionnelles.

L'engagement ISR d'Ecofi

L’engagement investissement socialement responsable (ISR) d’Ecofi repose sur l’analyse des enjeux environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG), les exclusions sectorielles, celles des paradis fiscaux, la gestion des entreprises controversées et la réduction de l’intensité carbone. En tant qu'investisseur responsable, Ecofi met en place sur une démarche de progrès et de dialogue avec les entreprises.

A partir de 2019, la société de gestion a considéré qu'elle ne pouvait pas continuer à investir dans certains secteurs qui ont démontré leur nocivité ou voués à disparaître. Ecofi a ainsi exclu les armements controversés, les jeux d’argent, le tabac, les énergies fossiles non conventionnelles et le charbon. Le gérant a planifié la sortie progressive des énergies fossiles conventionnelles. Désormais, Ecofi a décidé d'aller encore plus loin.

S'engager pour le climat

Ecofi s'interdit d’investir dans des entreprises qui ont des plans de développement dans le pétrole et/ou le gaz non conventionnels. Ecofi exclut déjà dès le premier euro les entreprises impliquées dans les énergies non conventionnelles, soit les principales majors pétrolières (BP, ENI, Total, etc.). Ce critère, strict, ne suffit plus, et doit inclure les plans de développement. L’Observatoire de la finance durable explique ainsi que les énergies non conventionnelles présentent davantage de risques pour l'environnement que le pétrole et le gaz conventionnels.

De plus, une étude de 2019 des Amis de la Terre et de Reclaim Finance montre que leur développementaux Etats-Unis et au Canada pourrait représenter 85 % de la croissance globale de la production de pétrole et de gaz d’ici 2025. Cette décisionnous place au niveau des meilleures pratiques observées parmi les acteurs financiers par l’ONG Reclaim Finance. Sa mise en œuvre s’appuiera sur la « Global Oil and Gas Exit List » fournie par l’ONG allemande Urgewald, devenue une référence en Europe.

Protéger la biodiversité

Ecofi applique également l'exclusion des fabricants de pesticides (à partir de 10% du chiffre d’affaires). La société de gestion intégrait déjà les risques liés à la biodiversité, à travers les exclusions sectorielles comme le charbon, l’extraction, le raffinage, le transport et la production d’énergie liée au pétrole ou encore l’extraction d’énergies fossiles non conventionnelles. Cet enjeu est également pris en compte dans l’analyse ESG ainsi que dans l’analyse des controverses.

Ecofi œuvre par ailleurs pour la préservation des espèces à travers sa politique d’engagement actionnarial. A travers cette nouvelle exclusion, Ecofi souhaite renforcer l’intégration de la biodiversité dans son processus ISR tant il y a urgence à agir. En effet le rapport Planète Vivante du WWF, publié en octobre dernier, fait un constat alarmant. Ce rapport, qui suit l'état de santé de la nature depuis près de 50 ans, montre un déclin moyen de 69 % des populations d'espèces sauvages surveillées dans le monde entre 1970 et 2018.

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Robeco lance une stratégie axée sur la biodiversité

La Rédaction
Le Courrier Financier

Robeco — spécialiste international de la gestion d'actifs, basée à Rotterdam — annonce ce mercredi 2 novembre le lancement du fonds « RobecoSAM Biodiversity Equities ». Cette stratégie d'investissement thématique à forte conviction classée Article 9 selon le règlement SFDR. Cette nouvelle stratégie cible les entreprises qui tirent parti de la transition vers un monde favorable à la nature. 

Gestion thématique à impact

La stratégie « RobecoSAM Biodiversity Equities » investit dans des entreprises qui favorisent l'utilisation durable des ressources naturelles et des écosystèmes, ainsi que les technologies, produits et services qui contribuent à réduire les menaces envers la biodiversité ou à restaurer les habitats naturels. Elle cible les opportunités de génération d'alpha dans la dynamique de croissance structurelle créée par les gouvernements, les entreprises et les consommateurs. Objectif, soutenir la biodiversité et la transition vers un monde favorable à la nature.

Cette nouvelle stratégie fait partie de la gamme de stratégies d’investissement à impact de Robeco. Objectif, générer des rendements à long terme ajustés du risque intéressants, avec une réelle différence sur le terrain. Elle est gérée par David Thomas, gérant de portefeuille senior, et Aaron Re'em, cogérant de portefeuille au sein de l'équipe d'investissement thématique durable de Robeco. Basée à Zurich et composée de 16 professionnels, cette équipe possède plus de 20 ans d'expertise dans la gestion de stratégies avec plus 12 Mds€ d'actifs sous gestion.

Quatre thèmes d'investissement

L'univers d'investissement s'articule autour de quatre thèmes qui couvrent l'utilisation durable des terres, les réseaux d'eau douce, les systèmes marins et les produits traçables. L'engagement est un élément essentiel de cette stratégie : l'équipe Actionnariat actif de Robeco dialoguera avec 25 % des sociétés en portefeuille afin d'améliorer encore leurs contributions à la biodiversité. Cet engagement bénéficiera des conseils d'une ONG de renommée mondiale spécialisée dans la conservation de la nature.

La perte de biodiversité est une urgence environnementale mondiale. La croissance démographique et économique continue d'avoir des conséquences graves sur les écosystèmes et la biodiversité, en accélérant l'extinction de masse et en mettant en péril la capacité de la nature à soutenir l'économie et la société. Des solutions sont donc nécessaires pour limiter la disparition de la biodiversité et des habitats, et assurer un avenir durable.

Favoriser la biodiversité

« RobecoSAM Biodiversity Equities est le fruit d'un travail d'un an et demi destiné à créer un produit qui, au lieu de simplement investir dans des titres liés à l'environnement ou au climat, favorise tout particulièrement la biodiversité au travers de l’investissement à impact. Le lancement de cette stratégie marque une nouvelle étape de la feuille de route pour la biodiversité que nous avions présentée plus tôt dans l’année, et nous sommes extrêmement fiers de ce que l'équipe a accompli », déclare Mark van der Kroft, CIO Actions fondamentales et quantitatives, Robeco.

« D'après le Forum économique mondial, le marché potentiel pour les nouveaux investissements favorables à la biodiversité représente plus de 10 000 milliards de dollars d'ici 2030. La protection de la biodiversité est non seulement un moyen de sauvegarder la nature, mais aussi l'une des plus grandes opportunités d'investissement de notre époque. Avec mon collègue Aaron Re'em ainsi que l'équipe d'investissement et les spécialistes de l'investissement durable, nous souhaitons offrir à nos clients une opportunité intéressante qui fasse sens », déclare David Thomas, gérant de portefeuille senior de la stratégie RobecoSAM Biodiversity Equities.

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Les A-Notations, par Anacofi Services : Eleva Capital

Anacofi Services

Créée à Londres en 2014, ELEVA CAPITAL a délocalisé son activité en France en 2017 (Brexit). Fin septembre 2022, les encours représentaient plus de 9,2 Mds€ (gestion collective et mandats), après une collecte nette positive pour les derniers exercices (mars 2019-mars 2022).

Les A-Notations, par Anacofi Services : Eleva Capital
Source : Anacofi Services

7 OPCVM pour une clientèle diversifiée

La société a été agréée par l’AMF en 2017 (Directive OPCVM) ainsi que par la FCA et le CSSF (Luxembourg). Elle commercialise une offre composée de 7 OPCVM destinés à une clientèle diversifiée (privée, CGP, institutionnelle).

Elle dispose en interne d’un service de compliance ainsi que de suivi des risques. Constituée de 44 collaborateurs, ELEVA CAPITAL a mis en place une équipe de 10 commerciaux dont 3 personnes dédiées à la clientèle Conseillers financiers et réseaux.

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Foncier : Immo Blockchain acquiert un premier immeuble à Lille avec sa plateforme Investoken

La Rédaction
Le Courrier Financier

Immo Blockchain (ALIMB) — groupe associant gestion dynamique d’actifs fonciers propriétaires et Hospitality (évènementiel, hôtels, coliving, flex- office, etc.) — annonce ce mardi 6 décembre avoir réalisé sa première acquisition d’actif immobilier sur la Blockchain à travers sa filiale Investoken, plateforme d’investissements fonciers en utility tokens.

Investoken est un « Club d’investissement » fondé sur la technologie Blockchain. La plateforme réunit un groupe d’investisseurs qualifiés qui bénéficieront d’un utility token. Ce dernier leur permet le versement mensuel d’un revenu ainsi qu’un accès aux services privilèges du club — avantages premiums, partenariats avec des lieux prestigieux, opportunités de co-investissement en avant-première, etc.

Miser sur le marché du coliving

Investoken a signé un compromis portant sur un actif immobilier situé à Lille (Nord) pour un montant de 680 K€. Il s’agit d’un immeuble rénové et occupé, dont la gestion sera confiée à One Nest. Cette filiale du groupe Immo Blockchain est dédiée au marché en pleine expansion du coliving. L’acquisition définitive du bien se fera d’ici la fin du mois de février.

Avec l’ambition de créer la première plateforme française d’investissements fonciers en tokens, Immo Blockchain a déjà sélectionné de nombreux autres actifs, notamment sur le marché en croissance du coliving (formule de colocation « tout inclus »). Selon une récente étude Xerfi, le marché du coliving devrait quasiment tripler d'ici 2025 à 24 000 unités, versus 8 300 places dans l’hexagone fin 2021.

L'immobilier VS la volatilité des cryptos

« Les tokens adossés sur des biens et des services immobiliers sont très utiles dans un environnement crypto trop volatile. La valeur intrinsèque de notre token s’appuie sur des biens tangibles et de qualité. Ils représentent une valeur stable, qui s’apprécie dans le temps tout en proposant du rendement. Cela permet également aux investisseurs immobiliers d’envisager un marché secondaire plus fluide et de rendre la pierre plus liquide », déclare Antoine Tartiere, Co-fondateur et Directeur général de la société Investoken.

« La crise actuelle que rencontre les cryptomonnaies conforte bien notre stratégie selon laquelle sécuriser et diversifier une partie de son portefeuille crypto dans de l’immobilier devient quasiment une évidence ! », assure Edouard Masseau, Président directeur général du groupe Immo Blockchain.

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Finance durable : La Financière de l’Echiquier est partenaire du MOOC Biodiversité, Relever le défi du vivant

La Rédaction
Le Courrier Financier

 Engagée en faveur de la préservation de la biodiversité et du climat, La Financière de l’Echiquier (LFDE) — société de gestion entrepreneuriale française, filiale à 100 % du groupe Primonial — annonce ce mardi 4 octobre s’associer avec ENGAGE, organisation dédiée à la transition environnementale et sociale, dans la création d’une plateforme en ligne gratuite destinée à faciliter la compréhension des enjeux de biodiversité et de ses liens avec l’économie. 

Ce dispositif pédagogique réunit plus de 20 experts de la transition écologique, tels que François Gemenne, chercheur et membre GIEC, Bruno David, Président du Muséum national d’Histoire naturelle ou encore Philippe Grandcolas, Directeur de recherche au CNRS, ainsi qu’un écosystème de partenaires tels que l’Office Français de la Biodiversité, la Macif et LFDE.

Un MOOC accessible dès le 7 novembre 

Investisseur responsable depuis plus de 30 ans, convaincu de l’importance de l’éducation financière, LFDE déploie des initiatives pédagogiques au profit de ses clients et collaborateurs ainsi que des entreprises. Sur le terrain de l’ISR, LFDE a notamment lancé en 2019 L’Ecole de l’ISR, un dispositif de formation destiné à ses partenaires, un podcast décryptant les grands concepts de l’investissement durable ou encore une bande dessinée en 2021.

Le nouveau partenariat de LFDE avec ENGAGE s’inscrit dans ce sillage pédagogique.  Organisé autour de quatre modules, parmi lesquels « Pionnier dans mon entreprise » et « L’économie au service du vivant », le MOOC Biodiversité, Relever le défi du vivant sera accessible à partir du le 7 novembre 2022. 

Agir pour le climat et la biodiversité

« L’éducation est un enjeu  majeur porté par La Financière de l’Echiquier depuis plusieurs années. La formation de notre écosystème est primordiale à nos yeux, nos différents dispositifs d’apprentissage se sont ainsi progressivement étendus à nos clients, entreprises et collaborateurs. L’esprit pionnier de La Financière de l’Echiquier résonne dans ce MOOC dédié à la biodiversité, un format innovant, à la fois expert et pédagogique », déclare Bettina Ducat, Directrice Générale de LFDE.

« Agir en faveur du climat et de la biodiversité avec son épargne peut changer la donne. A La Financière de l’Echiquier, nous sommes convaincus que la finance durable peut être une partie de la solution. Nous restons mobilisés, et nous sommes engagés dans le cadre du Finance for Biodiversity Pledge, à approfondir la prise en compte des enjeux de biodiversité dans notre gestion », ajoute Coline Pavot, Responsable de la Recherche Investissement Responsable chez LFDE.

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L’économie circulaire : une partie de la solution pour le maintien de la biodiversité ?

François Lett
Ecofi
A l'heure du changement climatique, l'économie circulaire pourrait permettre de préserver la biodiversité en danger. La prochaine conférence COP 15 lui accordera-t-elle un rôle plus central ? Les explications de François Lett, Directeur du département éthique et solidaire chez Ecofi.
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Finance verte : Robeco publie son enquête annuelle sur le climat

La Rédaction
Le Courrier Financier

Robeco — spécialiste international de la gestion d'actifs, basé à Rotterdam (Pays-Bas) — publie ce lundi 21 mars sa deuxième enquête annuelle sur le climat. Cette étude approfondie porte sur la manière dont les investisseurs abordent les opportunités et les risques liés au réchauffement climatique. Cette enquête a été effectuée auprès de 300 des plus grands investisseurs institutionnels et « wholesale » du monde en Europe, Amérique du Nord et Asie-Pacifique, représentant un total d'environ 23 700 Mds$ d'actifs sous gestion.

Neutralité carbone, une évidence

Réalisée par CoreData Research, l'enquête mondiale sur le climat 2022 de Robecomontre que les investisseurs considèrent le réchauffement climatique comme l'un des problèmes ESG les plus importants auxquels ils sont confrontés. Pour les trois quarts (75 %) des investisseurs, le réchauffement climatique est au cœur de leur politique d'investissement ou un facteur important de celle-ci, soit une hausse par rapport aux 34 % d'il y a deux ans.

Entre-temps, les engagements en matière de neutralité carbone sont devenus la norme. Près de la moitié des investisseurs se sont engagés publiquement à atteindre zéro émission nette de gaz à effet de serre pour leur portefeuille d'investissement d'ici 2050 ou sont en train de le faire. Seuls 11 % des investisseurs nord-américains se sont engagés à atteindre la neutralité carbone, soit bien moins que leurs homologues d'Europe (40 %) et d'Asie-Pacifique (31 %).

Un constat frappant de l'enquête est que les investisseurs sont de plus en plus nombreux à envisager de désinvestir des sociétés pétrolières et gazières utilisant des énergies fossiles, passant de 11 % à 22 %, soit le double au cours des deux prochaines années.

Essor de l'investissement à impact

L'une des principales conclusions de l'enquête sur le climat de cette année est la volonté accrue des investisseurs de rechercher un impact sur le monde réel. Cela se remarque tout d'abord dans l'adoption de l'investissement thématique dans des thèmes liés à la durabilité tels que les énergies renouvelables ou les technologies vertes. Près des trois quarts (70 %) des investisseurs mettent actuellement en œuvre l'investissement thématique, les investisseurs européens et d'Asie-Pacifique étant en avance sur les Nord-Américains.

Ensuite, l'actionnariat actif, qui comprend l'engagement et le vote, est passé d'un rôle central ou important dans 54 % des politiques d'investissement il y a deux ans à 73 % aujourd'hui. Si cette tendance est la plus forte parmi les investisseurs européens (de 81 % à 90 % dans les deux prochaines années), elle est également présente en Amérique du Nord (de 60 % à 68 %) et en Asie-Pacifique (de 80 % à 82 %).

La neutralité carbone, la réduction des déchets au niveau mondial, l'arrêt de la déforestation et la préservation de la biodiversité sont considérés comme les thèmes d'engagement environnemental les plus importants sur lesquels il faudra se concentrer au cours des deux à trois prochaines années.

Sensibiliser les investisseurs

La sensibilisation des investisseurs à la biodiversité augmente rapidement et a plus que doublé, passant de seulement 19 % des investisseurs déclarant que la biodiversité était un facteur important de leur politique d'investissement il y a deux ans à 41 % aujourd'hui. Toutefois, 50 % des investisseurs estiment la mise en œuvre difficile en raison d'un manque de données sur les entreprises en matière de biodiversité. Par ailleurs, 43 % considèrent que le manque de produits et de stratégies d'investissement adaptés constitue un obstacle à la prise en compte de la biodiversité, quand 46 % indiquent une demande insuffisante de la part des investisseurs finaux.

« L'enquête sur le climat met en lumière la façon dont les investisseurs institutionnels perçoivent certaines des questions clés liées au réchauffement climatique, à la biodiversité et au stewardship. Si l'incertitude règne autour de ces sujets, nous savons aussi que nous devons agir de toute urgence. Nous ne pouvons pas nous permettre le luxe d'attendre d'avoir des données ou des solutions parfaites », analyse Lucian Peppelenbos, stratégiste climat chez Robeco.

« En tant qu'investisseurs, nous devons nous atteler à la tâche et résoudre ces problèmes, car nous avons les moyens financiers de faire la différence. En tant que leader mondial de l'investissement durable, nous considérons qu'il est de notre devoir de partager notre expertise et nous espérons que ces recherches contribueront à inciter le secteur de l'investissement à jouer un rôle constructif dans la lutte contre le réchauffement climatique et la perte de biodiversité », ajoute-il.

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Finance verte : La Française signe le « Finance for biodiversity pledge »

La Rédaction
Le Courrier Financier

La Française — groupe de gestion d’actifs multi-spécialiste avec 55 Mds€ sous gestion au 31 décembre 2021 — annonce ce lundi 21 mars être l'un des cinq nouveaux signataires du « Finance for Biodiversity Pledge ». Dans ce document, les signataires s’engagent à protéger et restaurer la biodiversité à travers leurs activités financières et de leurs investissements, grâce à :

  • la collaboration et le partage des connaissances ;
  • la discussion avec les entreprises ;
  • l’évaluation de l’impact ;
  • la mise en place d’objectifs ;
  • Le reporting sur chacun de ces points avant 2025.

Associer performance et durabilité

« La Française est fière de figurer parmi les 89 institutions financières leaders qui s’engagent formellement à protéger, restaurer, et gérer de manière durable les ressources naturelles au travers d’une stratégie d’investissement responsable basée sur l’engagement et priorisant la biodiversité. En tant qu’investisseur responsable, notre objectif est de concevoir et de gérer des solutions d’investissements qui associent performance et durabilité », déclare Laurent Jacquier-Laforge, Global Head of Sustainable Investing du Groupe La Française.

La Française est une filiale de la Caisse Régionale du Crédit Mutuel Nord Europe (CMNE), membre du Crédit Mutuel Alliance Fédérale. Le groupe utilise sa capacité d’innovation et sa technologie afin d'allier rendement et durabilité. Autour des piliers « actifs financiers » et « actifs immobiliers », La Française se développe auprès d'une clientèle institutionnelle et patrimoniale en France et à l’international.

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Accord de Paris : DWS lance un nouvel ETF Xtrackers

La Rédaction
Le Courrier Financier

DWS Group (DWS) — gérants d’actifs mondial, avec 833 Mds€ d’actifs sous gestion au 30 septembre 2022 — annonce ce mardi 6 décembre le lancement d'un nouvel ETF Xtrackers basé sur les marchés d'actions émergents. Il met l'accent sur les caractéristiques environnementales, sociales et de gouvernance (ESG), et est aligné sur les objectifs de l'Accord de Paris de 2015.

DWS a déjà lancé six ETF d'actions basés sur la même méthodologie d'indice, offrant une exposition aux marchés d'actions suivants : Global, USA, Europe, Eurozone, Japon et désormais les marchés émergents. DWS a lancé en novembre 2022 quatre ETF Xtrackers qui suivent le marché des obligations d'entreprises en euros et en dollars américains avec différentes échéances et dont les indices suivis sont également alignés sur les objectifs de cet accord.

S'aligner sur l'Accord de Paris

Le Xtrackers Emerging Markets Net Zero Pathway Paris Aligned UCITS ETF est coté sur la Deutsche Boerse et le London Stock Exchange, d'autres bourses sont prévues à l’avenir. L'ETF vise à réduire les émissions conformément aux objectifs de l'accord de Paris sur le climat, l'indice sous-jacent correspondant donc aux règlements de l'UE sur les indices de référence alignés sur Paris.

Plus précisément, l'ETF suit l'indice Solactive ISS ESG Emerging Markets Net Zero Pathway. Ce dernier vise à atteindre une réduction de 50 % de l'intensité carbone par rapport à un indice de marché équivalent non ESG, conformément aux objectifs de Paris, ainsi qu'une réduction continue de 7 % par an de l'intensité carbone. 

« Avec ce nouvel ETF, nous proposons désormais une gamme complète de produits alignés sur l'accord de Paris sur le climat — offrant aux investisseurs des solutions adaptées aux marchés développés et émergents », déclare Simon Klein, responsable mondial des ventes passives chez DWS.

Contre le changement climatique

Tous les ETF actions Xtrackers de la série Net Zero Pathway se caractérisent par le fait qu'ils sont alignés sur l'Accord de Paris sur le climat. Ils tiennent également compte des recommandations de l'Institutional Investors Group on Climate Change (IIGCC), telles que définies dans le « Net Zero Investment Framework Implementation Guide ». Cela signifie que les indices ne pondèrent pas uniquement les membres de l'indice inclus sur la base de leur intensité carbone, conformément aux recommandations de l'IIGCC.

La surpondération des entreprises dans les indices est basée sur leur degré d'adoption d'objectifs scientifiques, tels que définis par l'initiative du même nom. Sont également pris en compte pour la pondération de l'indice les normes relatives au reporting climatique définies par la Task Force on Climate-related Financial Disclosures (TCFD) et les efforts déployés pour lutter contre le changement climatique.

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Epargne : Iroko lance son deuxième produit, la SCI Iroko Next

La Rédaction
Le Courrier Financier

La fintech Iroko — société de gestion, spécialiste des investissements immobiliers — annonce ce mardi 6 décembre compléter son offre avec le lancement de la SCI Iroko Next. Créé en juin 2022, ce produit d’épargne permet aux conseillers en gestion de patrimoine (CGP) de proposer l’expertise immobilière d’Iroko en assurance vie. Iroko suit le succès de la SCPI Iroko Zen, lancée il y a deux ans. Ce fonds compte désormais plus de 4 000 épargnants et 180 M€ sous gestion.

Vers un label Finansol pour la SCI

Comme la SCPI Iroko Zen, la SCI Iroko Next ne présente pas de frais d’entrée. Elle vise à investir dans des actifs qui accompagnent les transitions générationnelles, digitales et démographiques. La SCI Iroko Next se positionne directement et indirectement sur des actifs comme :

  • des bureaux adaptés avec des lieux de réception et de convivialité ;
  • des actifs logistiques qui répondent à la demande croissante du e-commerce ;
  • ou encore des maisons en coliving poussées par les besoins du vivre ensemble.

La SCI Iroko Next est membre de l’association FAIR, et vise le label Finansol pour début 2023. Cet objectif estg motivé par son engagement dans des fonds à impact. 5 % de la capitalisation de la SCI sera alloué au financement d’activités génératrices d’utilité sociale et/ou environnementale — à travers des investissements dans des fonds à impact. 

Performance annuelle cible de 5 %

La SCI Iroko Next aura la particularité de présenter deux moteurs de performance et d’investir dans les deux états naturels de l’immobilier :

  • l’immobilier qui est bien positionné dans son marché, qui sert un loyer et qui offre donc du rendement (jusqu’à 50 % du fonds) ;
  • et l’immobilier qui nécessite une restructuration, une réorganisation ou un développement et qui offrira de la création de valeur potentielle (jusqu’à 40 % du fonds).

Au travers de ces deux moteurs, la SCI vise une performance annuelle non garantie de 5 %. Elle investit sans limitation thématique et auprès des meilleurs gérants tiers du marché. 5 % de la SCI sont alloués à une poche de liquidité.

Optimiser le couple rendement-risque

La SCI Iroko Next est déjà investie pour le moteur rendement dans la SCPI Iroko Zen qui a su démontrer sa solidité via ses performances en 2021 — meilleur taux de distribution des SCPI avec un taux de 7,1 %, selon l’IEIF. Au gré de la collecte, cette poche ira chercher des véhicules d’asset managers tiers sur des thématiques peu adressées par la SCPI Iroko Zen comme par exemple la santé ou encore l’éducation.

Le moteur création de valeur (value added) a quant à lui pris une participation dans un fonds spécialisé en logistique géré par la société Braxton Asset Management. Cette participation a une maturité de cinq ans et vise un TRI non garanti de 15 %. Plusieurs thématiques sont à l’étude pour la compléter : logistique, résidentiel ou encore bureaux nouvelle génération. A titre d’information, les dirigeants de Braxton Asset Management ont un lien capitalistique avec Iroko.

Ce double moteur de performance et son allocation diversifiée permettront d’optimiser le couple rendement-risque de la SCI. La SCI est en cours de référencement chez plusieurs assureurs et est déjà disponible chez PREPAR-VIE Assurances.

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LFDE : bilan des premières Rencontres du Climat et de la Biodiversité

La Rédaction
Le Courrier Financier

La Financière de l’Echiquier (LFDE) — société de gestion entrepreneuriale française, filiale à 100 % du groupe Primonial — présente ce mercredi 16 mars le bilan de la première édition des Rencontres du Climat et de la Biodiversité. L'événement a réuni experts, entreprises et clients, afin de stimuler l’échange de bonnes pratiques et de dégager des pistes concrètes de travail pour lutter contre le changement climatique et préserver la biodiversité.

Trois ateliers de travail

Ces Rencontres s’inscrivent dans le cadre de la très ambitieuse stratégie Climatadoptée par LFDE en mai 2021. Elles permettent de consolider sa démarche d’engagement auprès de ses parties prenantes, dont les entreprises. Trois ateliers de travail étaient organisés sur les thèmes de la taxonomie européenne, la biodiversité et la mise en œuvre d’une stratégie climat.

Ils ont réuni 13 entreprises européennes et 10 clients autour de l’équipe de gestion d’Echiquier Climate Impact Europe et de l’équipe de Recherche Investissement Responsable de LFDE. Animés par des experts climatiques européens — CDP, Entreprise pour l’Environnement, I-Care — ces ateliers ont livré de précieux premiers enseignements et dégagé des pistes d’engagements qui seront suivies dans le temps.

Sur la taxonomie européenne 

Investisseurs et entreprises — ASML, DSM, SCA, Thermador Groupe, Albioma — accueillent positivement cette réglementation. Elle est perçue comme un outil neutre offrant l’opportunité de valoriser leurs produits et services à impact positif et d’améliorer leur communication sur le sujet. Cependant, de nombreux aspects rendent difficile sa mise œuvre : différences méthodologiques, décalages de calendrier entre les reportings sur l’éligibilité des investisseurs et des entreprises, publication partielle du dispositif, etc.

La publication de l’éligibilité, puis de l’alignement des entreprises et des fonds dans un second temps, est soumise à une pression concurrentielle qui nous l’espérons ne biaisera pas les données communiquées. Les gérants d’actifs ont un important rôle d’accompagnement des entreprises pour les aider à s’approprier le cadre réglementaire de la taxonomie. La pédagogie de leur communication sera cruciale, en particulier les premières années de mise en place du règlement.

Concernant la biodiversité 

Les entreprises présentes lors des Rencontres — L’Oréal, Kering, Remy Cointreau et Voltalia —déploient déjà un panel d’actions destinées à analyser et minimiser leur impact direct ainsi que celui de leur approvisionnement, ou à inciter leurs fournisseurs à instaurer des pratiques durables et raisonnées. Les entreprises les plus matures sur le sujet ne sont pas toujours celles générant le plus d’impact, mais plutôt celles dont l’activité est très dépendante de la biodiversité.

Les entreprises qui appréhendent cet enjeu de longue date ont partagé leurs pratiques et leurs pistes de réflexion. Les enjeux de la biodiversité apparaissent très locaux, spécifiques aux activités des entreprises, et sont aujourd’hui difficiles à prendre en compte dans des reportings et indicateurs agrégés.

La matière est en constante évolution. La complexité pour les investisseurs réside principalement dans le manque d’uniformité des données, organismes, méthodes, référentiels et certifications. Un impératif commun de gouvernance a émergé : il est nécessaire de prendre en compte les enjeux de biodiversité au plus haut niveau de l’entreprise (Conseil d’Administration) afin de mieux évaluer les risques et d’appréhender les modalités.

Stratégie climat des entreprises 

L’atelier a mis en lumière l’importance de l’appropriation des enjeux climatiques par la direction des entreprises, quels que soient leur taille ou secteur d’activités. Un enjeu décisif pour définir une stratégie cohérente et ambitieuse, incluant des objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre chiffrés et datés. Le déploiement des stratégies est complexe en raison du manque d’uniformisation des données, du manque d’expertise sur les méthodologies de mesure d’impact et de ressources humaines et techniques.

Le défi commun à l’ensemble des entreprises – Aker Carbon Capture, SAP, Kemira, Vow ASA ­– réside dans l’intégration du scope 3 c’est-à-dire de l’ensemble de la chaîne de valeur dans leur stratégie climatique. Les difficultés sont liées au manque de visibilité sur les chaînes d’approvisionnement, à la capacité de l’entreprise à influencer les pratiques des fournisseurs et à la qualité de la donnée. Les entreprises les plus matures souhaitent pouvoir intégrer leurs émissions évitées dans leur reporting.

Intensifier la finance à impact

Un premier bilan des engagements pris sera dressé lors de l’édition 2022 des Rencontres Climat & Biodiversité. « Cette initiative unique sur la Place de Paris traduit notre ambition d’être force d’innovation sur les sujets finance-climat et biodiversité. La gestion d’actifs a un rôle majeur à jouer pour orienter les capitaux vers les entreprises les plus engagées et sensibiliser nos clients à ces enjeux d’avenir », déclare Bettina Ducat, Directrice Générale de LFDE.

« La première édition de nos Rencontres Climat & Biodiversité a permis de préciser les enjeux auxquels les entreprises sont confrontées et d’enrichir le dialogue entre les entreprises et les investisseurs. Notre engagement en faveur de la finance à impact s’intensifiera encore », ajoute Olivier de Berranger, Directeur Général Délégué et CIO.

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Océans : Amundi et Accor s’allient à la Fondation de la Mer

La Rédaction
Le Courrier Financier

Amundi (spécialiste de l’investissement responsable) et Accor (spécialiste mondial de l’hôtellerie) annoncent ce jeudi 10 février leur engagement renforcé en faveur de la protection des océans avec l’adoption du Ocean Framework, élaboré par Fondation de la Mer dans le but d’aider les entreprises et les investisseurs à mesurer l’impact de leurs activités sur la vie marine. Accor est la première entreprise à adopter ce référentiel, défini avec l’aide d’Amundi, dans le cadre d’une stratégie et d’un reporting dédiés sur les océans.

En cohérence avec leurs engagements environnementaux, Amundi et Accor ont entamé une étroite coopération avec la Fondation de la Mer, qui a mis au point un cadre d’analyse pour aider les entreprises à mesurer et à corriger leurs impacts sur les fonds marins en ligne avec l’Objectif de Développement Durable numéro 14 des Nations Unies (vie aquatique). Cet objectif vise à la préservation des mers et des océans et à une utilisation responsable des ressources marines.

Objectifs de ce partenariat

L’un des premiers contributeurs à l’élaboration du Ocean Framework, et en lien avec l’engagement du groupe Crédit Agricole en faveur de la sauvegarde des océans et de la biodiversité, Amundi s’est appuyé sur cet outil pour engager un premier cercle d’entreprises dès l’an dernier, dont Accor, dans quatre domaines essentiels (pêche et aquaculture, énergie hôtellerie, fret maritime/croisières). L’objectif était de les inciter à :

  • évaluer l’impact de leurs activités sur les océans en utilisant la grille d’analyse du Ocean Framework ;
  • documenter les impacts spécifiques sur les océans sur la base d’indicateurs du Ocean Framework ;
  • développer des stratégies dédiées aux océans et des politiques incluant la préservation des océans dans les stratégies de biodiversité.

A l’avenir, Amundi vise à doubler le nombre d’entreprises qu’il engage sur le thème des océans, afin de les encourager à réduire leurs impacts négatifs à l’aide d’indicateurs de performance spécifiques. Amundi a aussi pour objectif d’allouer plus de capital à la protection des océans.

Label « Ocean approved »

Accor a annoncé l’adoption d’une stratégie et d’une politique de reporting dédiées aux océans sur la base du Ocean Framework, sous le label international « Ocean approved ». Le Groupe a éliminé six espèces de poisson en danger ou menacées localement de ses menus et s’assure que les produits de pêche utilisés aussi bien sauvage que d’élevage proviennent de pêcheries durables, partout où cela est possible.

Accor s’est aussi fixé des objectifs ambitieux en matière de développement durable, visant à la préservation de la biodiversité au sens large. Il s’est engagé à supprimer le plastique à usage unique de l’expérience client dans ses hôtels d’ici à la fin 2022, afin de réduire son empreinte carbone et dans l’espoir de ne plus contribuer aux 14 millions de tonnes de plastique qui sont déversées chaque année dans les océans.

Stratégie de biodiversité

« En tant qu’acteur global de l’hospitalité nous devons placer les océans au cœur de notre stratégie de biodiversité, en mettant en place des actions concrètes en vue de leur protection. Pour ce faire, nous avons besoin non seulement d’une stratégie claire mais aussi d’un système de reporting solide. Travailler main dans la main avec nos investisseurs et partenaires tout au long de notre chaîne de valeur nous aide à concevoir des stratégies efficaces en faveur des océans et de la biodiversité », déclare Brune Poirson, Directrice du Développement Durable chez Accor.

« Le Ocean Framework est un outil essentiel dans l’engagement d’Amundi en faveur de la préservation du capital naturel, car il fournit des indicateurs concrets sur la base desquels Amundi peut engager un dialogue plus fructueux avec les entreprises sur les océans. Nous sommes fermement déterminés à soutenir les entreprises dans leurs contributions positives à l’environnement. Nous sommes fiers d’avoir travaillé avec Accor, entreprise pionnière dans l’adoption de ce cadre, afin de nous assurer que les océans ne sont pas oubliés dans nos engagements environnementaux », commente Jean-Jacques Barbéris, Directeur de la Clientèle Institutionnelle et Corporate, ESG chez Amundi.

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