Claire Castanet – AMF : éducation financière, « le conseiller a un rôle clé » auprès de l’épargnant

Pour la rentrée 2021, l'éducation financière revient au premier plan dans un contexte de reprise. Comment les conseillers peuvent-ils favoriser l'éducation financière des épargnants ? Quels outils le régulateur met-il à leur disposition ? Quels sont les points de vigilance à surveiller ?
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AMF : vers une supervision plus européenne et une meilleure réglementation

L’Autorité des marchés financiers (AMF) annonce ce mardi 13 juillet des propositions pour une supervision plus européenne et une meilleure réglementation. Dans le cadre de la consultation de la Commission européenne sur la convergence de la supervision, ouverte jusqu’en mai 2021, le régulateur publie ses principales propositions.

Celles-ci visent à confier un rôle plus important à l’Autorité européenne des marchés financiers (ESMA), pour une supervision harmonisée et unifiée, garantissant des conditions de concurrence équitables tout en minimisant les possibilités d’arbitrage réglementaire.

Union des marchés de capitaux

Deux ans après la réforme des autorités européennes de supervision, la Commission européenne a fait de la supervision et de l’amélioration du corpus de règles une priorité dans le cadre de son nouveau plan d’action pour le renforcement de l’Union des marchés de capitaux (UMC), publié en septembre 2020.

La consultation menée par la Commission au printemps est l’occasion d’effectuer un bilan des efforts déployés par le passé pour promouvoir la convergence de la supervision et l’application d’un corpus unique de règles au sein de l’Union européenne (UE).

Pour l’AMF, les efforts déployés en faveur de la convergence de la supervision au travers d’exercices, comme les revues par les pairs ou les actions de supervision communes, dans la mesure où ils dépendent très largement des ressources des autorités nationales et peuvent être chronophages, ont atteint leurs limites.

Pour autant, le marché de capitaux de l’UE a besoin d’une supervision harmonisée et unifiée, qui garantisse des conditions de concurrence équitables pour tous les acteurs du marché et élimine les possibilités d’arbitrage réglementaire, avec un rôle central pour l’ESMA dans ce dispositif.

Evolution des missions de l'ESMA

Dans cette perspective, l’AMF se positionne pour :

  • une évolution vers une supervision véritablement centralisée au sein de l’ESMA de nouvelles activités jusqu’ici non réglementées ainsi que de certaines catégories d’entités et d’activités, en raison de leur caractère transfrontières, de leur importance significative ou systémique : l’ESMA pourrait dans ce cadre se voir confier un rôle d’agrément et de suivi de ces entités, par exemple, pour les chambres de compensation européennes ;
  • une ESMA dotée d’outils repensés à l’image de lettres de non-intervention comparables à celles existantes dans d’autres juridictions comme les Etats-Unis par exemple. Celles-ci permettent de suspendre rapidement et temporairement l’application de certaines règles lorsque celles-ci peuvent avoir des conséquences néfastes ;
  • une gouvernance de l’ESMA permettant un processus décisionnel avec une dimension plus européenne qui pourrait passer par un directoire indépendant, composé de membres permanents, habilité à prendre les décisions en matière de convergence de la supervision et par un vote, par le conseil, des décisions stratégiques à la majorité pondérée ;
  • une simplification de la manière dont sont élaborées les règles, afin de faciliter les éventuels recalibrages — lorsque ceux-ci s’avèrent nécessaires — et en privilégiant les réglementations d’harmonisation maximale, pour minimiser les interprétations divergentes d’un pays à l'autre.
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AMF : sur Eurex, quel impact pour le ralentisseur sur la liquidité des options sur actions françaises ? [ETUDE]

L'Autorité des marchés financiers (AMF) publie ce jeudi 1er juillet une analyse de l’impact de l’introduction d’un ralentisseur sur la plateforme Eurex sur la liquidité des options sur actions françaises.

Options sur actions françaises

Cette étude analyse l’évolution de la liquidité des options sur actions françaises à la suite de la mise en œuvre d’un ralentisseur (speed bump) sur Eurex, marché allemand de dérivés, en juin 2019. À partir des données de transactions entre janvier et décembre 2019, l’AMF a pu constater les effets bénéfiques d’un tel mécanisme par une amélioration des spreads et une augmentation de la profondeur à la meilleure limite.

Les options sont des produits dérivés donnant le droit d'acheter ou de vendre une quantité d'actifs sous-jacents (actions, devises, etc.) pendant une période donnée et à un prix convenu à l'avance. Ces options peuvent être utilisées à des fins de couverture mais aussi de spéculation quant à l’évolution du prix et la volatilité des actions sous-jacentes.

Amélioration de la liquidité...

En juin 2019, Eurex a lancé un programme pilote visant à offrir une « protection de la liquidité passive » (PLP), c’est-à-dire une protection des teneurs de marché. Le mécanisme introduit, dit asymétrique, présente la particularité de ne ralentir de quelques microsecondes que les ordres agressifs venant consommer la liquidité disponible dans le carnet d’ordre, et non les ordres passifs, c’est-à-dire les ordres non immédiatement exécutables.

Ce mécanisme offre aux apporteurs de liquidité un délai supplémentaire afin qu’ils puissent mettre à jour leur prix à la suite d’une nouvelle information sans risque d’être exécuté, dans l’intervalle, par un trader haute fréquence qui bénéficie d’un avantage du fait de sa supériorité technologique. En limitant ainsi les possibilités d’arbitrage de latence, Eurex entendait générer un cercle vertueux amenant les fournisseurs de liquidité à être davantage présents dans le carnet d’ordres.

...sur Eurex et Euronext

Après un premier document consacré à la description du marché des options, l’AMF a concentré son analyse sur l’étude des ralentisseurs. L’analyse menée a permis d’évaluer les effets du ralentisseur à la fois sur Eurex et sur Euronext entre juin et décembre 2019. Il ressort que la mise en place du mécanisme a eu un effet significatif sur la liquidité du marché Eurex mais aussi sur celle du marché Euronext. Nous constatons :

  • une baisse de l’écart entre le meilleur prix proposé à l’achat et le meilleur prix proposé à la vente: pour les options concernées, il oscille entre -10 et -13 points de base ;
  • une amélioration de la profondeur, c’est-à-dire une plus grande quantité de contrats disponibles à ces meilleurs prix au moment de la transaction mesurée en valeur de l’ordre de +1,55 euros à +1,85 euros ;
  • l’effet du speed bump n’est en revanche pas statistiquement significatif sur les volumes échangés, signe que ce mécanisme vise surtout à impacter la qualité de la liquidité et pas nécessairement à augmenter les volumes.

Les résultats de cette étude montrent une amélioration de la liquidité des options sur actions françaises suite à la mise en œuvre du premier ralentisseur asymétrique en Europe démontrant ainsi son efficacité relative. Ce mécanisme doit néanmoins continuer à faire ses preuves dans le temps. De plus, l’extension en août 2020 par Eurex de ce mécanisme à l’ensemble des options sur actions et, plus récemment, des options sur indices échangées sur sa plate-forme, devrait permettre de mesurer son impact sur d’autres marchés et produits.

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L’AMF nomme son directeur des systèmes d’information

L’Autorité des marchés financiers (AMF) annonce ce mardi 29 juin la nomination de son directeur des systèmes d’information. Antoine Lair (42 ans) a rejoint l'AMF le 21 juin dernier, au sein de la Direction des Systèmes d’Information. Objectif, poursuivre et amplifier le développement des systèmes d’information métiers, en étroite collaboration avec les grandes directions de l’AMF ; mais également accélérer l’accompagnement de la digitalisation des processus et de l’exploitation des nouvelles technologies.

Focus sur Antoine Lair

AMF : nomination d’Antoine Lair en tant que directeur des systèmes d’information
Antoine Lair

Diplômé de l’Institut des Sciences et Techniques des Yvelines (ISTY), Antoine Lair a consacré l’ensemble de sa carrière professionnelle au secteur des services financiers, dont plus de dix ans dans l’assurance, en occupant des postes à responsabilités dans le domaine de l’IT.

Il débute sa carrière en 2003, chez EDF, en tant qu’auditeur sécurité informatique. En 2004, il est recruté par la société Deny All, un éditeur de logiciel, startup spécialisée dans la sécurisation des applications du web et des flux du digital dont il devient responsable Etude et Développement Produits.

Il rejoint en 2008 la Direction de programme de refonte des fonctions et du SI Finance du groupe La Poste. En 2011, il poursuit son parcours à La Banque Postale Assurances comme Responsable SI où il contribue activement au lancement de l’activité de banque-assurance du groupe au travers de la mise en place et du maintien en condition opérationnelle de son SI.

En 2015, il est nommé directeur des systèmes d’information de l’Institution de Prévoyance Kerialis, où il est en charge de la gouvernance du SI et du pilotage stratégique et opérationnel des projets d’entreprises par l’association du numérique.

En 2018, il intègre le groupement GPSA (GIE de la Fédération Française de l’Assurance - FFA) en tant que directeur des systèmes d’information. Sa mission y sera de définir, de mettre en œuvre et de maintenir le SI des 27 organismes membres ainsi que les systèmes de place de marché à destination de l’ensemble des entreprises d’assurance et de réassurance opérant en France. 

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IVO Capital Partners recrute un Responsable Relations Partenaires France

IVO Capital Partners — société de gestion française indépendante créée en 2012, spécialiste de la dette cotée / non cotée et des marches émergents — annonce ce jeudi 23 septembre la nomination de Lucas Bourbon en tant que Responsable Relations Partenaires France. Créée en 2012, IVO Capital Partners a une prédilection pour les situations offrant des primes de rendement sur les marchés internationaux, notamment émergents.

La société gère plus d'1 Md€ d’encours au travers de mandats de gestion, de quatre fonds obligataires UCITS et de véhicules dédiés à des opérations de dette privée dans les domaines du financement de contentieux juridiques et de l’octroi de prêt à des sociétés en forte croissance. La société compte une vingtaine de collaborateurs au sein de ses bureaux de Paris et Mexico.

Développer la gestion d'actifs

Cette nomination intervient après l’atteinte du seuil du milliard d’euros d’encours sous gestion avant l’été, contribuera à développer l'activité de gestion d'actifs d'IVO (distribution de fonds et mandats) principalement auprès des Conseillers en Gestion de Patrimoine en France, mais également auprès des Family offices et des cabinets de Gestion Privée.

Lucas Bourbon et toute l’équipe Relations Investisseurs seront présents à Patrimonia du 30 septembre au 1er octobre 2021. Pendant ce rendez-vous incontournable, ils y présenteront la gamme de fonds UCITS d’IVO aux professionnels de l’univers du conseil patrimonial.

Focus sur le parcours de Lucas Bourbon

IVO Capital Partners recrute un Responsable Relations Partenaires France
Lucas Bourbon

Lucas Bourbon est titulaire d’un double diplôme Master II « Banque Finance et Négoce International » et Magistère « Économie et Finance Internationales » de l’Université de Bordeaux. Il débute sa carrière chez Allianz Global Investors en tant qu’assistant commercial dans les équipes Institutionnelles et Distribution.

Avant d’intégrer l’équipe de distribution d’IVO, Lucas Bourbon était Responsable Relations Investisseurs chez MyFunds qu’il a rejoint en 2019 afin de développer la clientèle Conseillers en Gestion de Patrimoine et Distribution dans le Sud de la France et à Monaco.

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Euryale Services accueille son Directeur Général Opérationnel

Euryale Asset Management (Euryale AM) — société de gestion de portefeuille, spécialisée en immobilier de santé — nomme ce jeudi 23 septembre son Directeur Général Opérationnel, en en charge de la distribution des produits. Ce poste a été confié à Thierry Scheur, précédemment directeur commercial et marketing d’Ageas Patrimoine.

Dans cette filiale française du groupe international d’assurance Ageas, Thierry Scheur avait la responsabilité du développement du marché des conseillers en gestion de patrimoine indépendants (CGPI) et de la Gestion Privée en B to B.

Focus sur le profil de Thierry Scheur

Thierry Scheur est Diplômé du DESS de gestion et d’administration des entreprises de l’IAE de Bordeaux et titulaire d’une maîtrise de sciences économiques. Son expertise est reconnue en matière de modes de distribution et en développement de plateformes commerciales, fonctions qu’il a développées tout au long de sa carrière. Son expérience du pilotage de projets se conjugue avec sa faculté d’innovation.

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Participation : Flornoy et Ferri Gestion unissent leurs forces

Le Groupe Premium annonce ce jeudi 24 juin avoir signé un protocole d’accord pour la prise de participation de Ferri Gestion à 100 % par sa filiale Flornoy. Cette opération donnera naissance à Flornoy Ferri, société de gestion entrepreneuriale avec 2 milliards d’euros d’encours sous gestion.

Ce sont deux entités aux noms historiques sur les marchés financiers qui s’unissent : Flornoy — société de gestion issue la fusion en 2020 entre Flornoy & Associés gestion et FOX Gestion d’Actifs — et Ferri Gestion — société de gestion fondée en 2006 par Sylvain Ferri et Nicolas Ferri, accompagnés de cinq associés.

L’opération devrait être finalisée avant la fin décembre 2021. Cette opération a reçu le soutien unanime des actionnaires du Groupe Premium et du Conseil d’Administration de Ferri Gestion. Elle reste soumise aux conditions suspensives d’usage, notamment le visa de l’Autorité des Marchés Financiers (AMF).

ADN commun

Ferri Gestion et Flornoy se rapprochent fortes d’un ADN commun et d’importantes complémentarités. Flornoy, dont les encours s’élèvent aujourd’hui à 1,46 milliard d’euros, portera notamment ses actifs en gestion privée à près d’1 milliard d’euros.

Ferri Gestion, dont les encours s’élèvent à 540 M€, rejoindra quant à elle à travers cette opération une structure en fort développement, adossée au groupe Premium, et dotée d’une gamme de 16 fonds (actions, obligations, diversifiés et thématiques).

Au closing de l’opération, le nouvel ensemble formera une société de gestion entrepreneuriale de taille conséquente, qui réunira 40 collaborateurs et totalisera 2 milliards d’euros d’actifs sous gestion, répartis de façon équilibrée entre gestion privée et gestion collective.

3 milliards d'euros

« Je suis ravi de diriger Flornoy Ferri avec les frères Ferri à nos côtés (...) Ensemble nous sommes plus forts pour répondre mieux encore aux exigences de création de valeur de nos clients. Grâce à notre complémentarité et nos belles synergies je suis très enthousiaste sur la rapidité de notre intégration », déclare Benoit Jauvert, Président de Flornoy.

« Ce rapprochement avec Ferri Gestion constitue une avancée majeure dans la stratégie du Groupe Premium. Nous dépassons désormais les 3 milliards d’euros d’encours sous gestion et conseillés. Cette opération nous permet également de mieux équilibrer nos activités principales : le courtage de produits retraite et assurance vie, et la gestion d’actifs », commente Olivier Farouz, Président de Groupe Premium et PDG de Predictis.

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ACPR-AMF : le Pôle commun Assurance Banque Epargne publie son rapport 2020

Dans le contexte de la crise sanitaire, le Pôle commun Assurance Banque Epargne de l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR) et de l’Autorité des marchés financiers (AMF) annonce ce mercredi 16 juin publie son rapport annuel 2020. En 2020, les deux institutions ont poursuivi leurs actions en matière de veille et de contrôle des pratiques commerciales et de lutte contre les escroqueries financières.

Dix ans après sa création, le Pôle commun s’est installé dans le paysage réglementaire comme un lieu de coopération renforcée entre les deux autorités, au service de la protection des clients du secteur financier. Les confinements et mesures sanitaires qui se sont succédés en 2020 ont accéléré la modification du comportement des épargnants et la généralisation de l’usage du numérique dans le secteur financier.

Transformation des usages

Cette transformation des usages est observée de près par les autorités. Elle facilite la fluidité de la relation-client, allège les contraintes de temps et de lieu. Pour autant, elle ne devrait pas amoindrir la compréhension ou la qualité du consentement du client mais au contraire les renforcer.
Face à la recrudescence des offres frauduleuses dans cette période troublée, les équipes du Pôle commun ont intensifié leurs actions de prévention et de communication, en particulier sur les réseaux sociaux.

Des vidéos pédagogiques et des communiqués de presse ont notamment permis d’informer les épargnants des nouveaux risques d’arnaques financières sur internet ou au travers de contacts téléphoniques non sollicités. Cette année, les autorités ont spécifiquement appelé les épargnants à redoubler d’attention face à l’augmentation des usurpations d’identité d’acteurs autorisés. Elles ont ajouté plus de 1 100 acteurs non autorisés sur les différentes listes noires.

Informer les épargnants

Dans un contexte d’incertitudes sur le plan économique et financier, le Pôle commun a répondu aux nombreuses interrogations des épargnants, certains inquiets ou en difficultés, d’autres faisant leurs premiers pas en Bourse. La plateforme téléphonique Assurance Banque Épargne Info Service (ABEIS) a reçu plus de 170 000 appels.

De nouveaux contenus informatifs et des vidéos sur des sujets clés, notamment les projets d’épargne, ont été mis en ligne sur le site Internet qui a enregistré une audience de 1,3 million de visites en 2020, en hausse de 16 % par rapport à 2019. Les autorités ont également organisé à l’automne 2020 un cycle de 40 conférences pédagogiques en ligne, les « Rendez-vous de l’épargne », en collaboration avec la Banque de France.

Lutter contre le Green Washing

En 2020, la veille réalisée sur quelque 1 500 publicités financières a révélé deux tendances marquées : la promotion des contrats d’assurance-vie en unités de compte (UC) et la promotion des produits d’investissement mettant en avant des arguments liés à la finance durable. La proposition d’une épargne plus dynamique s’inscrit dans un environnement macroéconomique de taux d’intérêt durablement bas.

Les autorités attendent des professionnels un accompagnement adapté des clients, dans le respect des promesses faites aux épargnants. Le Pôle commun coordonne les actions des autorités pour lutter contre le « verdissement de façade » des produits financiers. Il accompagne la mise en œuvre du nouveau cadre réglementaire européen sur le recueil des préférences environnementales, sociales et de gouvernance (ESG) des clients.

Se préparer pour 2022

Le Pôle commun s’est attaché tout au long de 2020 à coordonner les contrôles menés auprès des professionnels du secteur financier par chacune des autorités et à en partager les constats pour améliorer la supervision de la Place. Les travaux thématiques se sont poursuivis sur le parcours digital du client, la déshérence de l’épargne salariale ou l’auto-placement de titres financiers auprès d’une clientèle non professionnelle.

S’agissant de la commercialisation de produits financiers aux personnes âgées vulnérables, à l’issue des échanges du Pôle commun avec la Place au travers de cinq ateliers thématiques, les autorités ont publié en avril 2021 un rapport de synthèse et une communication aux acteurs du secteur financier les appelant à se saisir du sujet pour être en mesure de présenter leurs avancées en 2022. 

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L’AMF nomme son nouveau secrétaire général adjoint

L’Autorité des marchés financiers (AMF) annonce ce mardi 1er juin le nom de son secrétaire général adjoint en charge de la Direction de la régulation et des affaires internationales (DRAI). Jérôme Reboul (44 ans), en poste actuellement à la Direction générale du Trésor, rejoindra l’AMF le 1er juillet 2021. Il succède à Natasha Cazenave qui a quitté l’AMF le 1er juin pour assurer la direction exécutive de l’autorité européenne de régulation, l’ESMA.

Focus sur le parcours de Jérôme Reboul

Jérôme Reboul est ingénieur en chef des ponts, des eaux et des forêts, ancien élève de l’École normale supérieure de la rue d’Ulm, titulaire d’une thèse en économie obtenue à l’Université de Toulouse et d’un Mastère d’affaires publiques de l’École nationale des Ponts et Chaussées. Il débute sa carrière en juin 2007 au Ministère de l’Équipement en qualité de chargé de mission au sein de la Direction de l’Urbanisme et de l’Habitat.

En juillet 2008, Jérôme Reboul devient chargé d’affaires au sein de l’Agence des participations de l’État. En août 2010, il rejoint la Direction du Trésor, en qualité d’adjoint au chef du Bureau des affaires bancaires, en charge des dossiers de régulation bancaire nationale et internationale. En mai 2013, il prend en main la direction du Bureau Épargne et marchés financiers, puis celle du Bureau Financement du logement et des activités d’intérêt général. 

En juin 2016, il est nommé directeur adjoint de la direction Participation, services et finances au sein de l’Agence des participations de l’État. Depuis août 2017, il occupe le poste de sous-directeur en charge des banques au sein de la Direction du Trésor. 

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Particuliers en bourse : le regain d’intérêt se confirme au premier trimestre 2021

L’Autorité des marchés financiers (AMF) a publié ce vendredi 16 avril sa deuxième édition du tableau de bord des investisseurs particuliers actifs. Ce document montre que le nombre d’épargnants intervenant sur les marchés d’actions s’est maintenu à un niveau élevé au cours des trois premiers mois de l’année. Le flux régulier de nouveaux investisseurs augmente et les volumes de transaction ont atteint un record.

70 000 nouveaux investisseurs

De début janvier à la fin mars 2021, quelques 772 000 particuliers ont acheté ou vendu des actions. Une hausse par rapport au quatrième trimestre 2020 et se situant au plus haut niveau depuis un an. Le premier trimestre 2020 avait connu une forte activité et un afflux d’investisseurs particuliers pendant les turbulences sur les marchés — sans dépasser le pic de l’automne 2019 au moment de l’introduction de la Française des Jeux (FDJ), qui avait rencontré un franc succès auprès des investisseurs de détail.

Plus de 600 000 investisseurs particuliers ont réalisé au moins un achat d’actions au cours du trimestre écoulé, près du double des niveaux observés en 2019 en dehors du quatrième trimestre. Le nombre de nouveaux investisseurs — qui n’ont jamais passé d’ordre de bourse jusqu’ici ou inactifs depuis janvier 2018 — s’est élevé à 70 000, en progression par rapport aux deux trimestres précédents.

18,2 millions de transactions

Le nombre de transactions réalisées par des particuliers en France sur des actions admises aux négociations en Europe a atteint un niveau record au premier trimestre, à 18,2 millions. Ce chiffre s'inscrit dans le prolongement des volumes élevés constatés en 2020 : plus de 60 millions de transactions enregistrées sur l’année, contre 25 millions les années précédentes.

« Nous ne pouvons que nous réjouir de cette évolution qui permet de créer un lien plus direct entre les Français et le développement de nos entreprises, ainsi que de mobiliser nos forces vives pour contribuer au renforcement de leurs fonds propres. Encore faut-il que cette évolution s’inscrive bien dans une perspective de long terme et ne se traduise pas par des prises de risques excessives. Attention aussi à ne pas céder à la magie du « zéro commission » qui est une illusion », se félicite Robert Ophèle, le président de l’AMF.

Directive européenne MIF2

Le nombre d’investisseurs particuliers acheteurs d’actions est redevenu légèrement supérieur au nombre de vendeurs d’actions ce trimestre. Le tableau de bord de l’AMF s’appuie sur les données de transactions détaillées fournies par les établissements financiers français et les succursales en France d’établissements de l’Union européenne (UE).

Cette transmission date de l’entrée en vigueur de la directive européenne sur les marchés d’instruments financiers MIF2 en janvier 2018. Les prestataires de services d’investissement doivent notamment indiquer la date de naissance de la personne ayant passé un ordre sur un instrument financier, le montant et le « sens » de l’ordre (achat ou vente) ainsi que le type d’instrument financier traité.

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Label Relance : Aviva France l’obtient pour son fonds Aviva Impact Investing France

Aviva France — acteur majeur de l’assurance et de l’épargne — annonce ce jeudi 23 septembre avoir reçu le « Label Relance » pour son fonds « Aviva Impact Investing France ». Ce label, dans le cadre du plan de relance de l’économie, lui est attribué pour sa capacité à mobiliser des ressources financières soutenant les fonds propres des entreprises françaises.

30 millions d'euros investis

Créé en 2014, le fonds « Aviva Impact Investing France » est entièrement financé par Aviva France, assureur qui a fait de l’Investissement Responsable l’un des trois piliers de ses engagements en RSE. Il est géré par INCO Ventures, pionnier de l’investissement à impact en Europe. En 7 ans, le fonds a investi 30 millions d’euros dans une soixantaine de TPE et PME innovantes sur l’ensemble du territoire.

Ces entreprises sont pionnières en matière de transition écologique (énergies vertes, économie circulaire, agriculture biologique, etc.) ou de modèles économiques alternatifs de plus en plus prisés (circuits-courts, commerce équitable, auto-partage, etc.) dans des secteurs comme la santé, l’éducation, la dépendance, etc., au service de l’intérêt général.

Intégration des critères ESG

Le « Label Relance », créé par le Ministère de l’Economie et des Finances, a pour objectif d’orienter l’épargne des épargnants particuliers et des investisseurs professionnels vers des placements qui répondent aux besoins de financements de l’économie française, consécutifs de la crise sanitaire.

« Aviva Impact Investing France » soutient les fonds propres et quasi-fonds propres des entreprises françaises, cotés ou non. Le fonds intègre dans sa gestion des critères environnementaux, sociaux et de bonne gouvernance (ESG), incluant l’interdiction du financement d’activités charbonnées et le suivi d’une note ou d’un indicateur ESG.

Financer l'économie réelle

Grâce à ce label, les épargnants ont la possibilité de « donner du sens » à leur épargne en identifiant — grâce à leur conseiller — les placements à même de répondre à la fois à leurs attentes et aux besoins de financement de l’économie, favorisant ainsi la relance. Depuis sa création, « Aviva Impact Investing France » a notamment soutenu :

  • Rogervoice est un opérateur de téléphonie mobile dédié à l'accessibilité pour les personnes sourdes et malentendantes.  Aviva France a été l'une des premières entreprises à avoir soutenu financièrement ce projet via le fonds « Aviva Impact Investing France ». Depuis février 2021, Aviva France met à disposition de ses clients et prospects sourds et malentendants, l’applicatif Rogervoice sur son site internet ;
  • Ecomouton, créée en 2012, a relancé, en la modernisant, l’activité ancestrale d’éco-pâturage. En 2017, Ecomouton a levé 450 000€ auprès du fonds « Aviva Impact Investing France » ;
  • Telegraphik, start-up toulousaine créée en 2013 et spécialisée dans l’intelligence artificielle et le big data, a été financée par « Aviva Impact Investing France » à hauteur de 150 000€ pour développer sa solution de téléassistance enrichie Otono-me dédiée aux personnes âgées vivant seules à leur domicile.

« Aviva Impact Investing France confirme son engagement indéfectible à soutenir les entrepreneurs à impact, qui œuvrent pour une relance encore plus inclusive et respectueuse de l’environnement. Depuis plus de 2 ans, par le biais de notre UC Aviva La Fabrique Impact ISR, nous donnons à nos clients la possibilité de participer au financement de l’économie réelle », explique Philippe Taffin, Directeur des Investissements Aviva France.

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SCPI : Iroko ZEN acquiert un nouveau local d’activités à 6,30 % de rendement

Après l’acquisition de locaux d’activités à Tigery (Essonne) début 2021, la fintech Iroko — agréée en tant que société de gestion — annonce ce jeudi 23 septembre l'acquisition de son deuxième bâtiment dans cette classe d’actif à Saint-Maur dans l’agglomération de Châteauroux (Indre) pour le compte de sa SCPI Iroko Zen.

Idéalement desservie par la route (autoroute A20), le rail (ligne Paris-Orléans-Limoges-Toulouse) et les airs (aéroport international Châteauroux-Centre), l’agglomération de Châteauroux bénéficie de nombreuses zones d’activités dont la ZAC Cap Sud, située directement au Sud-Est de la ville.

Un immeuble loué jusqu'en 2030

Le bâtiment est récent, puisque sa construction date de 2018. Il respecte les normes de la RT 2012. Il développe une surface de 2 000 m2 et bénéficie d’une très bonne visibilité le long du boulevard du Franc. Les locaux sont dans un état d’entretien excellent.

L’actif est 100 % loué par la société LISI Aerospace Cargo dans le cadre d’un bail de 12 ans — d'une durée résiduelle ferme de 9 années, soit jusqu’en 2030. Cette société est spécialisée dans l’aéronautique civile et de la défense pour la conception et l’assemblage de composants d’équipements et de moteurs, mais aussi dans les fixations et assemblage de structures.

3 millions d'euros d'investissement

Parmi ses clients, elle équipe par exemple, les hélicoptères indispensables de la sécurité civile pour des opérations de sauvetage en mer et en montagne, ou bien encore les canadairs pour les incendies. De telles opérations sont vitales et LISI Aerospace a pu continuer ses activités sans discontinu au cours des derniers mois.

L’investissement approche les 3 millions d’euros acte en main pour un taux de rendement immédiat de 6,30 %. « L’activité du locataire est clé et ce bâtiment répond parfaitement à ses besoins d’ingénierie et d’assemblage. Cela en fait un outil de travail indispensable à son développement continu », déclare Phong Hua, Directeur des investissements de la SCPI Iroko ZEN.

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Cybersécurité des sociétés de gestion : l’AMF publie une synthèse de contrôles thématiques

Après un premier exercice dont les enseignements ont été publiés en décembre 2019, l’Autorité des marchés financiers (AMF) a examiné les dispositifs mis en place par 6 autres établissements, tests d’intrusion à l’appui. Dans un document de synthèse publié ce mercredi 7 avril, elle met en avant les bonnes pratiques et les points de vigilance.

A travers une nouvelle série de contrôles thématiques courts (SPOT), l’AMF a analysé les pratiques opérationnelles de 5 sociétés de gestion de taille moyenne pour faire face au risque d’une atteinte malveillante à la disponibilité, l’intégrité, la confidentialité et la traçabilité de leurs systèmes d’information.

Cybersécurité et analyse des risques

Les constats de l'AMF ont été enrichis des observations faites à l’occasion d’un contrôle classique réalisé auprès d’un sixième établissement, spécialisé dans le capital-investissement. Le régulateur a porté son attention sur les points suivants :

  • l’organisation et la gouvernance du dispositif de cybersécurité ;
  • le pilotage des prestataires informatiques sensibles ;
  • la gestion des incidents d’origine cyber ;
  • la supervision des processus d’accès à distance au système d’information.

La période d’étude (2017-2020à a permis une analyse du dispositif de pilotage des risques d’origine cyber mis en place lors du premier confinement, incluant l’activation des plans de continuité d’activité et la supervision des connexions à distance des collaborateurs et des partenaires au système d’information des sociétés de gestion. L’AMF a complété son examen par des tests d’intrusion, dont la réalisation opérationnelle a été déléguée à un prestataire externe qualifié par l’Agence nationale de sécurité des systèmes d’informations (ANSSI).

Bonnes pratiques et points de vigilance

Dans son document de synthèse, le régulateur constate un renforcement de l’organisation et de la gouvernance des dispositifs de cybersécurité au sein des sociétés de gestion. Parmi les bonnes pratiques observées, le régulateur a relevé la prise en charge du sujet par un cadre dédié au sein du comité exécutif, la mise en œuvre de campagnes de sensibilisation régulières des collaborateurs et la prise en compte des risques d’origine cyber dans les cartographies des risques et les plans de contrôle.

En revanche, le travail de formalisation progressive d’une stratégie de cybersécurité, déjà observé en 2019, demeure non abouti sans l’élaboration, au préalable, d’une classification et d’une cartographie des données sensibles et des systèmes critiques. En outre, compte tenu de la multiplication et de la sophistication croissante des attaques observées par le régulateur, le pilotage et le contrôle des interactions entre les sociétés de gestion et leurs prestataires informatiques externes doivent rester des priorités au moment de définir, en amont, les efforts de sécurisation.

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AMF : fonds européens d’investissement à long terme, comment revoir le règlement ELTIF ?

Dans le cadre de la révision du règlement ELTIF, l’Autorité des marchés financiers (AMF) publie ce lundi 29 mars ses propositions pour rendre les fonds européens d'investissement à long terme plus attractifs auprès d’un plus grand nombre d’investisseurs — tout en préservant un cadre protecteur pour les épargnants.

Les fonds ELTIF ont pour objectif d'apporter des financements de longue durée à des projets d'infrastructure, des sociétés non cotées ou à des petites et moyennes entreprises (PME) cotées, qui émettent des instruments de capitaux propres ou de dette. Lancés en 2015, ils n’ont pas connu le succès escompté. La revue des règles qui les encadrent permettra de mieux les accorder aux attentes des investisseurs institutionnels et des épargnants.

Six propositions phares de l'AMF

Pour le régulateur, cette revue doit être l’occasion de faire en sorte que le développement des fonds ELTIF soutienne davantage le financement de l’économie européenne — tout en permettant aux investisseurs de diversifier leur épargne en s’exposant à des actifs de long terme dans un cadre sécurisé. L’AMF met en avant les propositions suivantes :

  • relever de 500 millions à 1 milliard d'euros le plafond de capitalisation boursière des émetteurs cotés dans lesquels les ELTIF sont autorisés à investir ;
  • clarifier l’éligibilité au portefeuille des entreprises financières telles que les holdings d’acquisition et les SPV, afin de permettre l’investissement dans les montages propres au capital-investissement ;
  • autoriser des fonds ELTIF qui seraient dédiés uniquement aux investisseurs professionnels, en les dotant d’une structure plus souple incluant par exemple la possibilité de recourir aux dérivés ou de constituer des structures maîtres - nourriciers ;
  • supprimer le seuil minimum d'entrée de 10 000 euros par épargnant, tout en maintenant le devoir de conseil et le questionnaire d’adéquation préalablement à toute commercialisation aux investisseurs de détail ;
  • maintenir le caractère fermé des ELTIF, afin d’assurer la cohérence entre la politique de rachat et le profil de liquidité des actifs sous-jacents, mais envisager des mécanismes de liquidité périodique et promouvoir les plateformes susceptibles d’offrir un marché secondaire pour les fonds ELTIF ;
  • si toutefois les co-législateurs décidaient d’autoriser les ELTIF à offrir des rachats plus fréquents et donc à basculer d’un statut de fonds fermés à celui de fonds ouverts, prévoir des exigences strictes de gestion de la liquidité et confier la supervision des fonds ELTIF par l’ESMA. 
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