Meeschaert AM : les PME françaises comme levier de la relance

Asset Management - Après le choc conjoncturel de 2020, la reprise économique semble favorable aux petites et moyennes valeurs. Comment accompagner les PME françaises et européennes sur le long terme ? Où trouver des opportunités d'investissement ? Ce jeudi 18 mars, Meeschaert AM organisait une webconférence sur cette thématique. Tour d'horizon avec Le Courrier Financier.

Les petites et moyennes entreprises (PME) sont-elles la clé de la relance ? D’après l’Insee, la France comptait environ 3,8 millions de PME en 2018. Ces structures de taille modeste — moins de 250 salariés, pour un chiffre d’affaires qui n’excède pas 50 millions d’euros — représentent l’écrasante majorité (99 %) des entreprises françaises. Sur les marchés actions début 2021, elles suscitent un intérêt croissant. Les petites et moyennes valeurs ont « tendance à surperformer les autres classes d’actifs » dans un environnement de reprise, d’après Meeschaert AM (MAM). Ce jeudi 18 mars, le gérant organisait un webinaire sur cette thématique.

Les petites et moyennes valeurs « profitent d’une part d’une exposition plus importante aux valeurs cycliques et industrielles — grandes gagnantes du rebond de la croissance économique — et d’autre part elles sont protégées contre une baisse du dollar ». Elles opèrent dans des secteurs de niche, à forte valeur ajoutée. « Les entreprises du secteur de la technologie, de la santé et celles exerçant dans l’environnement sont sur le devant de la scène. Elles devraient donc tirer leur épingle du jeu grâce à des dirigeants innovants apportant des solutions disruptives », explique Aurélien Taïeb, gérant des fonds MAM Entreprises Familiales et MAM France PME.

Contexte de relance

Les PME « bénéficieront pleinement des plans de relance nationaux mis en place par les gouvernements européens », souligne MAM. En France, les PME emploient 6,3 millions de salariés en équivalent temps plein (ETP) et réalisent 43 % de la valeur ajoutée (source Insee, 2018). Compte tenu de leur poids économique, la France a sorti son chéquier aider les PME à encaisser l’impact de la crise sanitaire — à travers un plan exceptionnel de 100 milliards d’euros. Désormais, l’Etat souhaite rediriger « l’épargne Covid » des particuliers vers le financement des entreprises. L’occasion pour les CGP de s’intéresser aux fonds de Meeschaert AM.

Les FCP MAM Entreprises Familiales et MAM France PME ont obtenu le label France Relance en novembre 2020, pour une durée de quatre ans. Soutenu par la Direction générale du Trésor, ce label permet d’identifier les fonds « qui s’engagent à mobiliser rapidement des ressources nouvelles pour soutenir les fonds propres et quasi-fonds propres des entreprises françaises (PME et ETI) cotés ou non », précise le site du Gouvernement. Il fait partie des outils mis à disposition des investisseurs en quête de sens pour leur épargne, désireux d’investir dans l’économie réelle pour soutenir la croissance et l’emploi sur le long terme.

Bonne performance des IPO

Début 2021, les petites et moyennes valeurs tire parti d’une liquidité plus abondante suite aux politiques monétaires accommodantes des banques centrales. Dans le cas français, la loi PACTE du 22 mai 2019 permet de bénéficier d’une réglementation plus favorable aux retraits de côte et aux offres publiques d’achat (OPA) — avec des primes intéressantes pour les actionnaires. Meeschaert AM en veut pour preuve « la réussite et les bonnes performances des IPO de 2020 depuis le début de l’année [chiffres arrêtés en date du 5 mars 2021, NDLR] » comme Hoffman Green Cement (+ 34 %), Paulic Meunerie (+ 42 %) ou encore Alchimie (+ 32 %).

La tendance se poursuit au premier trimestre 2021. Les premières introductions en bourse (IPO en anglais) de l’année affichent ainsi de bons résultats depuis leur première cotation — Pherecydes (+ 38 %), Hydrogen Refueling Solutions (+ 38 %), Medesis Pharma (+ 73 %). Les petites valeurs présente des opportunités d’investissement, notamment parce qu’elles bénéficient encore d’une décote par rapport aux grandes valeurs. « Elles n’ont pas totalement retrouvé leur prime qui leur permettent de se traiter sur des niveaux de valorisation plus élevés, eut égard à leur profil de croissance plus important », analyse Aurélien Taïeb.

Investir sur le long terme

Le fonds MAM Entreprises Familiales (+ 4,04 % depuis le début de l’année, au 5 mars 2021) « accompagne sur le long terme des sociétés françaises et européennes à fort potentiel de croissance et créatrices d’emplois, notamment dans le secteur technologique ». Il a participé à 68 opérations de financement depuis 2018 — soit 17 IPO et 52 augmentations de capital et/ou placement. En moyenne, la capitalisation boursière des entreprises du portefeuille a été multipliée par 2,3 depuis 2014. Par exemple, la valeur Esker — spécialiste de l’automatisation et de la dématérialisation des documents de gestion — affiche une capitalisation boursière multipliée par 13 en six ans (2014-2020).

Meeschaert AM : les PME françaises comme levier de la relance
Le fonds MAM France PME (éligible PEA/PME)
Meeschaert AM : les PME françaises comme levier de la relance
Le fonds MAM Entreprises Familiales

De son côté, MAM France PME (+ 10,78 % depuis le début de l’année, au 5 mars 2021) concrétise un objectif comparable. Le fonds compte 38 entreprise qui sont présentes depuis plus de 2 ans en portefeuille (soit 51 % de ses encours) et 12 depuis plus de 6 ans (13 % du fonds). 97 % des entreprises en portefeuille ont leur siège social en France. Le gérant a participé à 56 opérations de financement depuis février 2018 — dont 19 IOP et 37 augmentations de capital et/ou placements. En moyenne, la capitalisation boursière des entreprises du portefeuille a été multipliée par 2,9 depuis 2014. Par exemple, la valeur Ekinops — spécialiste du transport optique — affiche capitalisation boursière multipliée par 10 depuis 2014.

Mathilde Hodouin - Le Courrier Financier

Rédactrice en chef

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