La Parole aux Assos’ – La Compagnie des CGP : « l’ADN fort de notre association, c’est l’humain »

Actualités - Dans ce nouvel épisode de « La Parole aux Assos’ », Le Courrier Financier reçoit la Compagnie des CGP. Un an après être devenue une fédération, quel bilan pour l'organisation ? Comment La Compagnie des CGP va-t-elle continuer à défendre les métiers du patrimoine en 2021 ? Philippe Feuille, Président de la Compagnie des CGP, répond à nos questions.

Fin avril 2020, La Compagnie des CGP — association professionnelle de conseillers en gestion de patrimoine (CGP) — est devenue une fédération qui regroupe désormais quatre associations. Il s’agit de La Compagnie CIF (ex Compagnie des CGP-CIF) dédiée au conseil en investissement financier ; La Compagnie IAS (courtage en assurances) ; La Compagnie IOBSP (intermédiation en crédit) et La Compagnie Immo (professionnels de l’immobilier). Ce mardi 27 avril, nous recevons son président, Philippe Feuille. Avec une hausse de +15 % du nombre de membres depuis début 2021, « le bilan est globalement très positif » se félicite-il.

Au plus près des adhérents

Ce succès repose sur des fondations solides. « Il y a deux ans, nous avions créé — de façon tout à fait collégiale d’ailleurs — une société de formation, qui vient apporter toutes les formations qualitatives nécessaires », précise Philippe Feuille. LCGP Formation a ainsi obtenu la certification Qualiopi au titre de la catégorie « Actions de formation ». La société de formation propose à ce jour 850 modules de formation (e-learning et présentiel), sur des thématiques réglementaire et autres. La fédération prend ainsi « tout son sens », à l’heure où la réforme de l’autorégulation du courtage vient d’être adoptée par le Sénat le 1er avril dernier.

Au sein de la fédération, les quatre associations sont complémentaires. La Compagnie des CGP entend renforcer l’univers de la gestion de patrimoine en créant des passerelles entre les métiers. Sur fond de crise sanitaire, plusieurs commissions ont ainsi vu le jour. Dans un premier temps, la Commission Résilience a permis de « soutenir et accompagner les adhérents » au travers d’un kit réglementaire — très utile pour les démarches administratives. Dans un deuxième temps, la Commission Formation a permis de créer « des ateliers qui gardent la dimension humaine ». Un moyen de proposer aux CGP des axes de développement et de diversification.

En 2021, suivez le fil vert

La diversification se révèle vertueuse à plus d’un titre, pointe Philippe Feuille. Actuellement, les CGP sont rémunérés grâce à un modèle hybride — qui inclut des honoraires et des commissions. Cette particularité « peut être parfois décriée par certains pays anglo-saxons » qui y voient un manque de transparence. La directive européenne MIF 2 — transposée en droit français depuis janvier 2018 — répond en partie à cette problématique. Toutefois, relève Philippe Feuille, c’est ce même modèle tant décrié « qui a permis de maintenir nos cabinets, mais aussi d’accompagner et soutenir nos épargnants » pendant la crise de la Covid-19.

L’heure serait plutôt au verdissement de l’économie et de l’épargne. Le 22 avril dernier, les Etats-Unis organisait un Sommet sur le Climat avec 40 présidents et chefs de gouvernement. Objectif, promouvoir la lutte contre le réchauffement climatique. Ce n’est pas La Compagnie des CGP qui dira le contraire. En 2021, « le premier sujet qui nous tient à cœur c’est le fil vert » rappelle Philippe Feuille. Il s’agit de proposer aux CGP des formations adaptées aux enjeux ESG mais aussi à l’évolution de la réglementation autour du label d’Etat Investissement Socialement Responsable (ISR). De quoi répondre à la demande grandissante des investisseurs.

Mathilde Hodouin - Le Courrier Financier

Rédactrice en chef

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