L’AMF publie une étude sur les FIA

Les sociétés de gestion françaises gèrent 5 168 fonds d'investissement alternatifs (FIA). Ces fonds représentaient 688 milliards d’euros d’actif net à fin 2017 et 915 milliards d’euros d’exposition. Pour y voir plus clair, l'AMF publie une étude en s'appuyant sur la directive AIFM adoptée en juin 2011. Cette législation fournit un cadre de surveillance harmonisé pour tous les gestionnaires dans l’Union Européenne et vise à renforcer leur transparence, à sécuriser les placements des investisseurs ainsi qu’à surveiller et limiter les risques systémiques.

Les exigences en matière de reporting de cette Directive constituent un point central en matière de suivi des risques et de surveillance des FIA. Les gestionnaires doivent communiquer aux autorités nationales des informations détaillées concernant leurs investissements et leurs investisseurs, notamment leurs principales expositions, leur risque de liquidité et les outils de gestion de la liquidité mis en place, ou leur niveau de levier. L'étude de l'AMF a été réalisée à partir des reportings AIFM à fin 2017 et d'autres données à la disposition du régulateur.

Les principales tendances des FIA

  • une faible représentation des fonds les plus spéculatifs (hedge funds) parmi les FIA faisant l’objet d’un reporting en France (0,6% de l’actif net total). La plupart des FIA présente des caractéristiques semblables à celles de fonds plus traditionnels, moins risqués : 59 % de l’actif net total est constitué de fonds actions, obligataires ou diversifiés ;
  • une liquidité des portefeuilles permettant de faire face à la temporalité des rachats des investisseurs en situation normale de marché. En-dehors des fonds immobiliers et de private equity, dont les détentions à l’actif sont à long-terme, les FIA peuvent liquider une majorité de leur actif en un jour ou moins ;
  • des niveaux de levier globalement en adéquation avec les stratégies d’investissement mises en œuvre ;
  • des expositions en cohérence avec les stratégies des FIA: les fonds immobiliers sont exposés à 71 % à des actifs physiques, les fonds de private equity à 85 % à des titres, les fonds de fonds à 58 % à des organismes de placement collectifs, et les fonds de stratégie "autre" à 60 % à des titres.

Les limites du reporting AIFM

Au-delà de ces tendances, l’étude démontre les limites du reporting issu de la Directive. Concernant la typologie des FIA, il apparait que la majorité des fonds déclare ne pas se reconnaître dans les stratégies principales proposées par le reporting, ce qui empêche une classification correcte des fonds. Par ailleurs, le reporting AIFM repose en grande partie sur des variables facultatives, ce qui rend leur traitement statistique difficile.

Ainsi, l’ampleur des données recueillies et le travail nécessaire à l’amélioration de leur qualité poussent-ils à mettre en avant le caractère encore améliorable de l’utilisation de ce reporting. De futures éditions de ce panorama pourront ainsi inclure davantage d’indicateurs de risque ou d’outils de surveillance, une meilleure couverture des données ou de possibles révisions. 

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Axiom AI renforce son équipe de gestion

Laurent Henrio, Gérant de Portefeuille Crédit

Axiom AI nomme Laurent Henrio en tant que Gérant de Portefeuille, pour accompagner la société dans son développement et sa diversification dans l’univers du crédit. Ancien responsable mondial du crédit trading au sein de la Société Générale et avec 16 ans d’expérience en trading crédit, Laurent rejoint le bureau de Londres, au sein duquel il aura pour mission de gérer le nouveau fonds de crédit synthétique qui viendra compléter la gamme d’Axiom AI.

Laurent Henrio, était auparavant responsable mondial du crédit trading au sein de la Société Générale, qu’il a rejoint en 2011 en tant que Trader Crédit Exotique et de CDS, avant d’être nommé responsable mondial des activités de trading crédit début 2017. Laurent a commencé sa carrière en 2002 chez Icomos Pangea Global Hedge Fund en tant qu’analyste quantitatif dans le département de Trading de crédit émergent. Il a ensuite occupé le poste de Vice-Président en Structuration et Pricing de Dérivés Crédit chez JPMorgan Chase (2003-2010).

Laurent est diplômé de l’École Polytechnique et de l’Ecole des Mines de Paris.

Antonio Roman, Analyste

L'équipe de recherche se renforce également avec l’arrivée d’Antonio Roman en tant qu’analyste recherche.

Il rejoint le bureau de Londres au sein duquel il aura pour mission de développer différents modèles quantitatifs sous Solvabilité II et Bâle III qui viendront compléter les outils utilisés par la gestion. Antonio a commencé sa carrière chez Goldman Sachs Asset Management (2016) dans l’équipe chargée d'optimiser les stratégies d'investissement des clients institutionnels sous des angles économiques, réglementaires et comptables. Il a ensuite occupé le poste d’analyste quantitatif chez JP Morgan Asset Management (2017), où il a renforcé son expertise en assurance à travers le développement de divers outils d’optimisation de portefeuille en environnement Solvabilité II.

Antonio est diplômé de l’École Polytechnique (X2012) et de l’ENSAE. Il est également membre de l’Institut des Actuaires Français.

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KBL Richelieu devient Compagnie Financière Richelieu

La Compagnie Financière Richelieu pilotera cette nouvelle plateforme de banque privée et de gestion d’actifs, en confortant chacune de ces entités dans son positionnement et en leur permettant de s’inscrire résolument dans une dynamique et une perspective de développement à long terme.

Banque Richelieu France (anciennement KBL Richelieu Banque Privée) accompagne depuis toujours ses clients en leur offrant un suivi patrimonial complet, des solutions d’investissement sur mesure et une large gamme de financements. Elle est présidée par Monsieur Antoun Sehnaoui. Monsieur Régis Brochot reste Président du Directoire.

Banque Richelieu Monaco (anciennement KBL Monaco Private Bankers) propose depuis toujours à une clientèle internationale des services financiers exclusifs et personnalisés. Elle est présidée par Monsieur Antoun Sehnaoui. Monsieur Jean Danckaert reste Administrateur Délégué.

Richelieu Gestion (anciennement KBL Richelieu Gestion) construit depuis toujours une gamme de fonds ciblés avec une expertise historique en stock-picking et une gestion de conviction. La société de gestion est présidée par Monsieur Georges Saghbini. Monsieur Christophe Boulanger est nommé Directeur Général.

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Jean-Marie Paluel-Marmont réélu à la présidence de l’AFFO

Le conseil d’administration a réélu à l’unanimité Jean-Marie Paluel-Marmont président de l’AFFO pour un troisième mandat de 3 ans. L’AFFO fédère mono-family offices, multi-family offices indépendants, multi-family offices adossés (banques et sociétés de gestion) et partenaires spécialisés (avocats, fiscalistes, notaires,…) au service des familles entrepreuneuriales.

Composition du nouveau conseil d’administration :

  • Jean-Marie Paluel-Marmont, Président
  • Bernard Camblain, Président d’honneur
  • Thierry Mabille de Poncheville, Vice-président
  • François Mollat du Jourdin, Secrétaire général
  • Christophe Achard, Trésorier
  • Rémi Béguin, Administrateur
  • Myriam Combet, Administrateur
  • Bertrand Savouré, Administrateur
  • Jérôme Barré, Administrateur
  • Claire Goudet, Administrateur
  • Yohann Floc’h, Administrateur
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DNCA Finance renforce ses équipes de gestion

DNCA Finance renforce ses équipes de gestion

DNCA Finance, affilié de Natixis Investment Managers, qui réunit plus de cent vingt personnes au sein de ses trois bureaux à Paris, Luxembourg et Milan, annonce ce vendredi 15 février l'arrivée d'une nouvelle gérante–analyste dans son équipe de gestion. Dans le cadre de ses fonctions, cette nouvelle recrue interviendra sur les actions françaises et européennes des fonds de la gamme.

Emilie Brunet-Manardo, 36 ans, est diplômée de l’ESCP. Elle affiche 13 ans d’expérience en analyse financière et en investissement (public ou privé). Emilie Brunet-Manardo a débuté sa carrière chez Oddo & Cie en 2006 en tant qu’analyste financier sell-side sur les valeurs européennes du secteur Agroalimentaire et Boissons.

Focus sur le parcours d'Emilie Brunet-Manardo

En 2010 elle rejoint l’équipe d’investissement du FSI, devenu Bpifrance, où elle occupe à partir de 2013 le poste de directrice d’investissement dans l’équipe de capital développement. Son rôle inclut le sourcing d’opportunités d’investissement au sein des Mid & Large capitalisations françaises, cotées ou non cotées, le pilotage du processus d’investissement et le suivi des participations.

Dans ce cadre, Emilie Brunet-Manardo a l’occasion de travailler sur différents secteurs comme l’agroalimentaire, les énergies renouvelables, l’Oil & Gas ou encore les services aux entreprises. Elle participe également à des opérations de restructuring. Elle occupe par ailleurs des fonctions d’administratrice de certaines sociétés du portefeuille.

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L’AMF approfondit son analyse des effets du régime harmonisé de pas de cotation

Après une première étude réalisée après la mise en place au 3 janvier 2018 du régime harmonisé de pas de cotation en Europe découlant du nouveau cadre des marchés d’instruments financiers (MIF 2), l’Autorité des marchés financiers publie ce vendredi 15 février une analyse sur une période plus longue.  Celle-ci vient confirmer les premiers effets vertueux observés.

Une nouvelle étude sur une période de 10 mois

Cette nouvelle étude couvre une période de dix mois autour de la date d’entrée en application de MIF 2 et du nouveau régime européen de pas de cotation, soit d’août 2017 à mai 2018, et inclut des phases de volatilité plus élevée. Le périmètre d’analyse reste inchangé avec plus de 500 valeurs françaises : CAC 40, autres titres présentant une capitalisation supérieure ou proche de 1 milliard d’euros et titres de petites et moyennes entreprises.

Pour mémoire, le pas de cotation est l’écart minimum permis entre deux prix directement consécutifs sur le marché. Par exemple, si le pas est fixé à 5 centimes d’euros, cela signifie qu’après une cotation à 10 euros, la première surenchère possible est à 10,05 euros. D’une manière générale, un pas trop faible engendre des variations de prix insignifiantes et incessantes. Il se traduit par une augmentation du bruit dans le carnet d’ordres et une dégradation du mécanisme de formation des prix. En sens inverse, un pas trop élevé peut entraîner une liquidité réduite.

Le nouveau pas de cotations a eu l'effet recherché

Afin d’éviter ces écueils, l’Autorité européenne des marchés financiers (ESMA) a défini les pas de cotation en fonction du profil de chaque titre (nombre de transactions par jour) et de son prix. La nouvelle étude de l’AMF, sur une période d’observation plus étendue, démontre que le nouveau régime de pas de cotation a eu l’effet recherché sur la qualité du marché.

Plusieurs indicateurs témoignent d’une profondeur accrue, de la réduction du bruit et d’une meilleure stabilité du carnet d’ordres : augmentation de la durée de vie médiane des ordres, fréquence de modifications des meilleurs prix moins importante, ratio ordres / transactions moins élevé. Ces éléments se vérifient dans des volumes constants voire supérieurs pour les PME. Il en découle une lisibilité accrue du processus de formation des prix sur le marché.

Cette nouvelle édition a été également l’occasion d’évaluer le coût effectif des transactions par catégorie d’acteurs : celui-ci a légèrement reculé sur les transactions réalisées pour le compte de client et apparaît légèrement en hausse pour les intervenants à haute fréquence.

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Les A-Notations, par Anacofi Services : Entrepreneur Venture

La société commercialise une gamme de produits investis pour une large part dans les obligations convertibles. Il s’agit de portefeuilles FIP et également d’un FCP dédié à la clientèle institutionnelle.

L’offre d’une gestion sous mandats constitue une activité également agréée et s’adresse notamment à la clientèle privée.

Forte de plus de 517 millions d'euros d’actifs gérés, la société a financé plus de 150 entreprises.

Avec ses 21 collaborateurs, Entrepreneur Venture s’appuie sur une Direction du développement et une équipe commerciale. La société est notamment composée d’une équipe de 12 analystes.

Sous la responsabilité de ses dirigeants, l’entreprise a renforcé les pôles RCCI et risques par l’intervention d’un prestataire externe.

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L’AMF rappelle aux sociétés de gestion leur obligation de transparence

A la suite de sa publication au Journal officiel de l’Union européenne, les premières obligations du règlement relatif à la transparence des opérations de financement sur titres et de la réutilisation des instruments financiers entreront en vigueur le 12 janvier 2016.
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