La France, mauvaise élève des énergies renouvelables

Responsabilité sociale - Si, de 2004 à 2015, la part de l'énergie provenant de sources renouvelables dans la consommation finale brute d'énergie est passée de 8,5 à 16,7% au sein de l'Union européenne, la France figure parmi les mauvais élèves au regard des objectifs fixés par la Commission de Bruxelles.

Avec plus de la moitié de sa consommation finale brute d’énergie (53,9 %) provenant de sources renouvelables, la Suède affichait de loin la plus forte proportion en 2015, devant la Finlande (39,3 %), la Lettonie (37,6 %) l’Autriche (33,0 %), ainsi que le Danemark (30,8 %).

À l’inverse, les plus faibles proportions d’énergies renouvelables ont été enregistrées au Luxembourg et à Malte (5,0 % chacun), aux Pays-Bas (5,8 %),
en Belgique (7,9 %) ainsi qu’au Royaume-Uni (8,2 %).

Chaque État membre de l’UE a son propre objectif Europe 2020.

Les objectifs nationaux tiennent compte des différences dans les situations de départ ainsi que des potentiels d’énergies renouvelables et des performances économiques propres aux États membres. Parmi les 28 États membres de l’UE, onze ont déjà atteint le niveau requis pour réaliser leurs objectifs nationaux 2020 respectifs: la Bulgarie, la République tchèque, le Danemark, l’Estonie, la Croatie, l’Italie, la Lituanie, la Hongrie, la Roumanie, la Finlande et la Suède. En outre, l’Autriche et la Slovaquie sont aux alentours de 1 point de pourcentage de leurs objectifs 2020.

À l’autre extrémité de l’échelle, les Pays-Bas (à 8,2 points de pourcentage de son objectif national 2020), la France (à 7,8 pp), l’Irlande et le Royaume-Uni (à 6,8 pp chacun) ainsi que le Luxembourg (à 6,0 pp) sont les plus éloignés de leurs objectifs.

Philippe Crevel

Directeur du Cercle de l'Épargne

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