Indice Mondial des Retraites : la France gagne une place

Patrimoine - La France améliore son score sur les 4 facteurs étudiés : le financement des retraites, la santé, la qualité de vie et le bien-être matériel. Les retraités français bénéficient d’un système de santé efficace et d’une espérance de vie parmi les plus élevées au monde. Un endettement public maîtrisé et une bonne gouvernance font la force des trois premiers pays du classement : la Norvège, la Suisse et l’Islande.

La France se classe au 19ème rang de l’Indice Mondial des Retraites 2017 (Global Retirement Index), publié aujourd’hui par Natixis Global Asset Management. Cet indice constitue un outil de comparaison des meilleures pratiques en matière de politiques publiques à travers 43 pays. Créé en 2013, il attribue aux pays comparés une note globale en matière de pérennité des systèmes de retraites, sur la base de quatre facteurs ayant un impact sur la vie des retraités. Le financement des retraites est le facteur le plus important, mais l’indice tient également compte du bien-être matériel, de la santé et de la qualité de vie des retraités afin de dresser un tableau complet.

« Les évolutions démographiques et la situation macro-économique font vaciller le modèle historique français des retraites et compromettent ainsi la pérennité de son financement, ce qui représente un des défis sociaux les plus urgents à relever », explique Jean-François Baralon, Directeur de Natixis Global Asset Management Distribution France, Suisse romande et Monaco.

Les pays d’Europe de l’Ouest dominent le classement 2017, avec 8 pays figurant dans le top 10 : la Norvège, la Suisse, l’Islande, la Suède, l’Allemagne, le Danemark, les Pays-Bas et le Luxembourg. Ils sont rejoints par la Nouvelle-Zélande (en 5ème position) et l’Australie (en 6ème position). Les trois premiers bénéficient d’un endettement public maîtrisé et d’une bonne gouvernance, qui, conjugués à de bons scores sur la santé, la qualité de vie et le bien-être matériel, leur permettent de rester, cette année encore, en tête du classement.

Qualité de vie et système de santé sont des atouts forts de la France, qui pâtit en revanche d’un endettement excessif et d’une pression fiscale

La France gagne une place dans le classement 2017 en améliorant son score sur les 4 facteurs étudiés. Le bien-être matériel est en hausse, grâce à l’amélioration des indicateurs sur l’égalité de revenu et le revenu par habitant, malgré le 7ème plus haut taux de chômage des pays étudiés.

Le financement des retraites est également sur une tendance positive même si la pression fiscale (second taux le plus élevé dans l’indice) et l’endettement public restent très importants. Les évolutions démographiques représentent également un challenge avec un taux de dépendance des personnes âgées qui augmente.

La qualité de vie et surtout l’efficacité du système de santé (pour lequel la France atteint la 2ème place) sont des atouts majeurs pour les retraités français. Les indicateurs environnementaux sont en hausse grâce à une diminution des émissions de CO2 et à l’augmentation des énergies renouvelables. Du côté de la santé, l’espérance de vie progresse, comme la couverture santé et les dépenses de santé par habitant.

L’intégration des critères ESG (Environnementaux Sociaux et Gouvernance) dans les plans épargne-retraites : une solution pour la pérennité des retraites ?

Bien que la situation en France s’améliore, les investisseurs particuliers sont conscients que les systèmes publics ne pourront leur procurer un revenu suffisant et qu’ils seront de plus en plus mis à contribution pour financer leur retraite. Il est donc essentiel de mettre en place des mesures, fiscales par exemple, pour les inciter à épargner davantage en vue de leur retraite. Mais la diversité des solutions d’épargne retraite doit également être améliorée.

La récente étude ESG de Natixis Global Asset Management démontre que trois quarts des investisseurs individuels souhaitent que leurs investissements soient en accord avec leurs valeurs personnelles et que l’intégration des critères ESG dans les plans d’épargne salariale se développe pour répondre à une demande croissante de la part des investisseurs.

« L’intégration des critères ESG devient donc un moyen d’inciter les investisseurs à épargner d’avantage. Proposer plus de solutions d’épargne-retraite intégrant des critères ESG pourrait ainsi contribuer à améliorer le financement et la pérennité des systèmes de retraites », conclut Jean-François Baralon.

La Rédaction - Le Courrier Financier

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