DNCA FINANCE

DNCA Finance est une société de gestion créée par des spécialistes d’une gestion fondamentale, active et patrimoniale et propose une gamme de fonds simple, lisible et performante.

La politique d’investissement est le résultat avant tout d’une analyse macro-économique et de la valorisation des sociétés. Les gérants sélectionnent des valeurs par rapport à leurs qualités fondamentales et recherchent en permanence les meilleures opportunités pour optimiser le couple rendement/risque des fonds.

En complément des fonds ouverts, DNCA Finance propose une offre de gestion sous mandat.

Ces solutions d’investissement sont disponibles au sein d’enveloppes fiscales adaptées aux situations de chacun : contrats d’assurance-vie et de capitalisation de droits français ou luxembourgeois, fonds interne dédié ou collectif, comptes titres, PEA, PEA PME…

Les mandats peuvent être gérés en fonds DNCA Finance ou en architecture ouverte.

Les dernières infos de DNCA FINANCE

Super Mario est de retour

Texte achevé de rédiger le 15 juin 2018 par Igor de Maack, Gérant et porte parole de la Gestion.

Le sauveur de l’Europe a encore frappé. Mario Draghi, l’éternel européen, a sorti son deuxième « put » en assurant la visibilité aux marchés sur la suite de la politique monétaire de la BCE. Au menu, il propose désormais une réduction du montant d’achat d’actifs de 30 Md€ à 15 Md€ par mois à partir de fin septembre et un arrêt total de ces achats en décembre 2018.

Une potentielle première hausse des taux interviendrait courant de l’été 2019 selon les conditions macro-économiques. Si les marchés et plus globalement les multiples de valorisation ne résistent pas aux tweets de Donald Trump (ex : les valeurs automobiles européennes lors de l’annonce de taxes à l’importation aux Etats-Unis), ils ont en revanche apprécié les déclarations de Mario Draghi.

L’euro a baissé contre dollar autour du niveau de 1,15. La saison des résultats semestriels va bientôt débuter. Les fondamentaux économiques vont affronter l’aversion au risque qui prédominait ces derniers mois. Les marchés actions sont certes plus à risques qu’en 2017 mais il n’y a pas de solutions alternatives très enviables. Les secteurs technologiques évoluent, l’économie de services se transforme en économie du partage, les millenials partout dans le monde (notamment en Chine) prennent le pouvoir. Il faut trouver dans ces thèmes des sources d’inspiration pour engendrer de la performance.

Citons comme exemple l’évolution rapide du monde de la distribution. En effet, les alliances entre la distribution digitale et la distribution physique se multiplient. Ainsi, le français Carrefour a-t-il annoncé la conclusion d’un partenariat avec Google autour du e-commerce (notamment via son assistant personnel).

Investir sur les marchés en ce moment ressemble à de la navigation en haute mer : 1/ il faut tout d’abord un cap 2/ s’y tenir sous peine de dériver 3/ affronter le vent et la houle 4/ contourner les cyclones et tempêtes. Bref, pour celles et ceux qui ont le mal de mer, l’année 2018 ne sera peut-être pas la plus agréable mais il est toutefois possible d’arriver à bon port.


Consommation et Protection

Texte achevé de rédiger le 8 juin 2018 par Igor de Maack, Gérant et porte parole de la Gestion

A l’heure où les mesures protectionnistes et les tarifs douaniers fleurissent comme des coquelicots dans un champ de luzerne, il est peut-être intéressant de se remémorer les fondements du protectionnisme. Friedrich List, économiste allemand grand contradicteur d’Adam Smith, concevait le protectionnisme comme une période transitoire permettant aux entreprises nationales de s’adapter à la concurrence internationale. Il l’appelait d’ailleurs « protectionnisme éducateur ». C’est d’ailleurs probablement la philosophie derrière le système chinois qui impliquait le transfert de technologie, qui limitait l’implantation capitalistique en Joint Venture et qui contraignait le rapatriement des profits hors de Chine pour les entreprises étrangères.

La réponse protectionniste américaine n’est pas le fruit d’un protectionnisme éducateur. En réaction à une Chine de plus en plus conquérante, il vise à contraindre les contreparties commerciales des Etats-Unis à retourner la valeur ajoutée sur leur sol et à permettre à America Inc. de mieux pénétrer les autres zones économiques. Il est difficile d’y voir un bienfait pour l’économie mondiale qui fonctionne sur les deux piliers de la consommation et de la circulation des biens et des individus. En effet, les consommateurs seront les grands perdants du protectionnisme car les prix des biens et services seront plus élevés et leur accès plus ardu. Or, la consommation est aujourd’hui la clé de voûte des économies dites libérales. Le statut de consommateur se confond d’ailleurs souvent avec le statut de citoyen. La Chine, dont 40% du PIB dépend de la consommation (contre 36% en 2008), est désormais traversée par les mêmes tendances que les économies capitalistes. Une étude récente de Mac Kinsey sur le consommateur chinois révèle que, comme le consommateur américain ou européen, les millenials chinois seront les portes étendards de la création de richesse et les relais de croissance à moyen terme.

« Happiness Seekers », « Spenthrifts », « Success Seekers » constituent des profils désormais mondiaux qui orientent les modes de consommation dans les domaines tels que le luxe, la digitalisation, le confort, la mobilité, le tourisme, le sport ou la santé. Les peuples, fortement perturbés et culturellement ébranlés par la globalisation et la virtualisation du monde, sont confrontés au dilemme suivant : Consommation ou Protection. Dans leurs votes, ils ont dans certains pays (Etats-Unis, Grande-Bretagne, Italie) plus ou moins consciemment exprimé le besoin, l’envie des deux et l’anxiété de les perdre aussi. Pourtant, ce sont parfois deux objectifs difficilement conciliables au même moment et sans consentir de sacrifices.

Pour les investisseurs, il faut aussi désormais évoluer avec agilité dans ce nouveau paradoxe tiraillant quitte à perdre un peu de performance au profit d’un meilleur contrôle du risque.


DNCA Invest Alpha Bonds

Obligations Multi-Stratégies Internationales

 

Pouvez-vous brièvement vous présenter ?

Nous avons respectivement plus de 30 ans et 15 ans d’expérience des marchés financiers. Et nous travaillons ensemble depuis 2006 sur des thématiques de fonds obligataires et indexés à l’inflation. Nous partageons la même conception du métier où la performance ne doit pas se faire au détriment de la sécurité d’un patrimoine.

Vous avez créé le fonds DNCA Invest Alpha Bonds (lancé le 14 décembre 2017), quel est son profil et son objectif de gestion ? Quels sont les investisseurs concernés ? ?

DNCA Invest Alpha Bonds est un fonds obligataire multi-stratégies internationales.

Son profil défensif vise à réaliser une performance nette de frais supérieure à l’indice Eonia + 2,5% en y associant une volatilité annuelle inférieure à 5% dans des conditions normales de marché sur la période d’investissement recommandée (3 ans).

Le fonds constitue une alternative de choix pour tous les investisseurs souhaitant diversifier leurs placements obligataires classiques.

En soi, il s’agit d’une gestion de type ‘performance absolue’ ?

Oui, car le fonds….

 

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"L’Italie au pied du mur de l’Europe et des marchés."

Texte achevé de rédiger le 1er juin 2018 par Igor de Maack, Gérant et porte parole de la Gestion

« L’Italie au pied du mur de l’Europe et des marchés. »

Le Président Mattarella a donc, dans un premier temps, refusé d’instituer un gouvernement dont la pierre angulaire (Ministère des Finances) s’avérait trop incompatible avec le système de la zone euro (voire avec son existence). Deux mois après le résultat des élections, l’Italie n’avait toujours pas de gouvernement (ce qui n’est pas franchement dérangeant pour la gestion des affaires courantes) et le coût de financement de tous les agents économiques (Etat, collectivités locales, banques, entreprises, consommateurs) s’est brutalement renchéri (+150 points de base sur les taux deux ans italiens). Ce dernier point est à relativiser puisque l’Italie n’est pas dans la même situation économique que dans les années 2011-2013. La reprise s’est confirmée et le bilan des banques italiennes est en partie nettoyé.

A l’heure où ces lignes sont écrites, les discussions menées par les partis vainqueurs du suffrage se sont mis d’accord sur un gouvernement équilibré avec un ministre de l’économie plus euro-compatible. Dans l’état actuel des sondages, de nouvelles élections n’auraient pas forcément donné des résultats plus faciles à transcrire politiquement et économiquement (Lega en position de force) sauf si cette dernière s’était allié avec un parti comme Forza Italia et  avait édulcoré son programme anti-euro. De plus, le Président Mattarella n’aurait probablement pas eu la possibilité de refuser un nouveau premier ministre issu d’une majorité plus large autour des idées de la Lega (immigration, baisse des impôts…).

L’histoire nous rappelle qu’en France aussi sous la troisième République en 1879, le Président d’alors, le Général de Mac Mahon, avait utilisé la même technique (autorisée par la Constitution) pour finalement démissionner par la suite face à la force du suffrage populaire qui s’opposait et s’imposait à une décision institutionnelle et technocratique. La formation d’un nouveau gouvernement en Italie rassurera sûrement les investisseurs à court terme. Mais la coalition ne sera pas moins bancale pour autant.

De plus, l’Espagne pourrait aussi changer de gouvernement à la suite de la motion de défiance votée au Parlement. Si on rajoute les difficultés chroniques des émergents (Argentine, Turquie et Brésil), les menaces protectionnistes de l’administration Trump confortées par la suprématie du dollar et le coût global de la facture pétrolière pour l’économie mondiale, il est légitime dès lors de se poser la question d’un possible ralentissement généralisé de la croissance mondiale.

L’Europe, potentiellement engluée dans une nouvelle crise souveraine et financière (venant d’Italie voire d’Espagne), en serait une nouvelle fois…la grande perdante. Les décideurs politiques sont désormais prévenus des risques.


Eurose | Mixte Patrimonial - Retrouvez l'interview de l'équipe de gestion sur les quatre classes d'actifs du fonds.

Poche taux : 57%. Une allocation diversifiée, une gestion dynamique du risque

La maturité  moyenne des obligations détenues est courte (3,14 années) et l’échéancier est très concentré sur les 3 prochaines années (17% des titres  arrivent à terme en 2018 puis 18% en 2019 et 22% en 2020).

Comment gérez-vous  activement les flux de liquidités correspondants pour saisir de nouvelles  opportunités sur les taux et diluer les risques au sein du portefeuille ?

Cette politique visant à disposer d’un échéancier concentré sur un avenir proche a été mise en place depuis plusieurs années face aux épisodes de volatilité élevée qu’a traversés le marché obligataire en zone euro. Pendant les périodes calmes comme en 2017, les opportunités sont plus rares et la part de liquidités est augmentée. Ce sont autant de moyens qui peuvent ensuite être mobilisés dès que les marchés se dégradent, comme cela a été le cas à partir du mois de février.

Cette manière de travailler garde tout son intérêt pour les années à venir face à une Banque centrale qui devrait retirer progressivement son soutien massif aux différents secteurs du marché obligataire.

En ce sens, l’identification et la répartition des risques sont effectivement essentielles afin de maitriser des corrélations probablement coûteuses lors des épisodes de volatilité, comme ce pourrait être le cas entre les actions et les marges de crédit, par exemple.

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La revanche des indices en 2018 ?

Texte achevé de rédiger le 18 mai 2018 par Igor de Maack, Gérant et porte parole de la Gestion.

La semaine fut compliquée pour les marchés financiers qui ont dû affronter successivement des taux 10 ans américains qui ont atteint la barre des 3,1%, des prix du pétrole toujours en hausse avec un Brent proche de 80$, un échec (certes provisoire) des négociations sur la formation d’un gouvernement italien. Les deux formations italiennes (Mouvement 5 Étoiles, La Lega) se seraient finalement mises d’accord sur un ensemble de proposition assez utopiste mêlant stimulus fiscal et dépense publique.

Cette alliance de la carpe et du lapin va donc clairement défier l’Europe et remettre en cause toutes les améliorations récentes accomplies. Pour la première fois depuis la crise en effet (si on exclut la Grèce qui est un cas particulier), les populistes ont pris le pouvoir dans un pays européen. La réalité financière risque une nouvelle fois de ramener tout le monde à la raison. Les marchés sont dans une situation d’observateurs attentifs prêts à vendre le BTP 10 ans (obligation souveraine italienne) au moindre blocage ou dérapage.

Le contexte international s’est lui aussi dégradé au Proche-Orient et dans la préparation du sommet entre les Etats-Unis et la Corée du Nord. Les flux des investisseurs se dirigent de plus en plus vers les actifs dollarisés, grands gagnants du nouveau paradigme installé par l’équipe de Donald Trump (réforme fiscal, protectionnisme en faveur des entreprises américaines…). D’ailleurs, les chiffres de l’économie n’en finissent pas d’étonner (indice Phil Fed récent au-dessus des attentes). Malgré tous ces risques et des flux sortants, les grands indices européens ont plutôt bien résisté. C’est même le facteur étonnant de ce début d’année.

Sans valeurs pétrolières, bon nombre de gérants ont du mal à suivre les indices. L’année 2018 sera-t-elle la revanche des indices ? Temporairement cela peut être le cas mais la gestion active demeure sur le long terme la réponse idoine pour une allocation efficiente surtout dans des périodes d’incertitude.


EUROSE - L'incontournable de la gestion patrimoniale

COMMENTAIRE DE GESTION

Jean-Charles Mériaux – Philippe Champigneulle – Romain Grandis – Damien Lanternier – Adrien Le Clainche – Baptiste Planchard   Achevé de rédiger le 1er juin 2018

La situation politique italienne provoque en cette fin de mois un épisode de volatilité exceptionnel sur certains marchés de la zone euro. Les taux souverains italiens à deux ans passent par exemple d’un niveau de -0,17% fin avril à un pic de 2,70% le 29 mai pour retomber à 0.99% en fin de mois. Cette situation affolante ravive les fantasmes de sortie d’un pays de l’union monétaire et déstabilise par ricochet les marchés considérés comme les plus risqués : actions et obligations sud-européennes, dettes subordonnées et « high yield », titres bancaires. A l’inverse, …..

 

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DNCA EVOLUTIF - Flexible

COMMENTAIRE DE GESTION

Pierre Pincemaille – Augustin Picquendar – Thomas Planell    Achevé de rédiger le 1er juin 2018

Au cours de la campagne électorale italienne qui vit leur première accession au gouvernement, le M5S et la Ligue du Nord se sont bien gardés de batailler sur le thème du retour à la Lire, peut-être grâce aux récents sondages confirmant la volonté du peuple italien de conserver l’Euro… Moins qu’un Brexit italien, c’est surtout le niveau d’endettement du pays qui est préoccupant. A 132% du PIB, sa trajectoire devrait s’aggraver fortement si les mesures populistes (flat tax, revenu universel) estimées à 7 point de PIB par an étaient adoptées, sachant que la péninsule est déjà l’un des états les plus généreux d’Europe en termes de transferts sociaux. Une volte-face radicalement opposé au « réformisme » de Renzi.

Si la première victoire de deux partis populistes pour le pays rappelle la crise vécue par l’Union en 2011, tâchons d’observer que l’Italie n’est pas la Grèce. Avec un excédent budgétaire de 1,7% par an avant service de la dette, l’économie continue de croître et le système bancaire s’est renforcé. A court terme, la démocratie et l’économie italienne sont moins fragiles qu’il n’y paraît et la BCE désormais experte en gestion de crises se tient prête à agir.

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Pékin et Washington soufflent le chaud et le froid sur les marchés

Texte achevé de rédiger le 6 avril 2018 par Igor de Maack, Gérant et porte parole de la Gestion.

Les investisseurs réagissent au souffle chaud et au vent froid des négociations en cours entre les Etats-Unis et la Chine. Dans le fond, la communauté financière espère que les 40% de PIB cumulés entre les deux grandes puissances économiques trouveront un terrain d’entente. La rhétorique guerrière sur les tarifs douaniers, même si les impacts se chiffrent en centaine de milliards de dollars, a en réalité plus un impact psychologique sur la confiance des investisseurs que de conséquences matérielles sur la croissance mondiale.

Elle traduit aussi un changement de fonctionnement de l’administration américaine qui estime désormais pouvoir récupérer plus dans des confrontations bilatérales que dans des consensus multilatéraux. Ce contexte survient à un moment où les indicateurs macroéconomiques montrent un léger tassement en mars par rapport au pic de janvier.

C’est compréhensible après la phase d’accélération mais cela ne signifie pas que la croissance économique s’avère évanescente. Elle se maintient à des niveaux élevés mais l’Europe devra trouver les ressources internes (les réformes) pour ne pas trop souffrir des relations sino-américaines. La situation des taux d’intérêt (longs) reflète d’ailleurs peut-être cette crainte sur le rythme de croissance. L’inflation n’est pas jugée suffisante non plus et l’aversion au risque a dominé le mois de mars.

L’issue des négociations entre les Etats-Unis et la Chine n’est pas connue. Elle demeure le fil conducteur des marchés pour l’instant. Ne négligeons pas la réalité des chiffres toutefois. Lorsque les entreprises publieront leurs résultats, il sera temps de se préoccuper de la santé de la micro-économie, reflet de la macro-économie. Pour les investisseurs, 2018 est assurément une année avec un peu plus d’embûches que 2017 et moins d’éléments contextuels favorables.

Mais cela ne veut pas dire que les performances (notamment boursières) ne seront pas au rendez-vous. Elles seront juste plus difficiles à obtenir car les investisseurs disposent de moins de supports. En hindi, on appelle cela le « jugaad » (faire plus avec moins).


L'aversion au risque domine

Texte achevé de rédiger le 29 mars 2018 par Igor de Maack, Gérant et porte parole de la Gestion.

 

Les investisseurs sont de nouveau entrés dans une phase d’aversion au risque. Le début d’éclatement de la bulle de valorisation sur les valeurs technologiques américaines, le discours anti-globalisation et le tassement des indicateurs macro-économiques provoquent des remous sur les marchés actions mondiaux et bien évidemment sur les marchés obligataires.

Les taux longs semblent indiquer d’ailleurs un pessimisme ambiant sur l’évolution de la croissance mondiale. Ou alors, ils sont juste le refuge habituel (« fly to quality ») des investisseurs en cas de turbulences. En bref, les anticipations de début d’année (poursuite du mouvement haussier des taux longs, rebond de l’inflation, accélération de la croissance) ne se sont pas pour l’instant réellement réalisées. Pour le moment, les prévisions de bénéfices tiennent le choc mais 2018 n’a vu qu’un trimestre. La volatilité des changes n’est pas une bonne nouvelle. Le dollar végète autour de 1,23.-1.24 et les futures hausses de taux de la Fed n’y font rien.

Les consensus prédit un dollar qui s’affaiblirait. D’ailleurs, il faut rappeler qu’entre 2004 et 2006, lorsque la Fed avait relevé 17 fois ses taux, le dollar avait baissé. Les mouvements peuvent donc être particulièrement contre-intuitifs et la communication sur les relations commerciales globales (notamment entre la Chine et les Etats-Unis) n’arrangent rien pour apaiser les investisseurs.

Par ailleurs, la poursuite de la hausse du prix du pétrole constitue aussi un élément négatif pour la croissance économique dans les pays importateurs. On conseillera dès alors peut-être de privilégier les thèmes domestiques en zone euro. Le premier semestre n’est pas favorable pour le moment.

Les marchés actions sont suspendus aux lèvres des dirigeants quant à la guerre commerciale. Pourtant, les relations géostratégiques pourraient, elles, apporter un peu de sérénité avec la prochaine réunion entre les Etats-Unis et la Corée du Nord sous l’égide de la Chine. Les fêtes de Pâques vont marquer une pause dans cette première partie chahutée de l’année mais les sujets de préoccupation vont encore demeurer pendant quelques temps.


De l’importance de répartir les richesses

Texte achevé de rédiger le 23 mars 2018 par Igor de Maack, Gérant et porte parole de la Gestion.

La guerre commerciale est rentrée dans une nouvelle phase plus critique de confrontation entre les Etats-Unis et la Chine. Des tarifs douaniers seraient appliqués sur 1 300 produits chinois pour un montant estimé de 60 Md$. Des restrictions limiteraient également les investissements chinois dans les secteurs technologiques.

Magnanime, Donald Trump a laissé jusqu’en mai aux Européens pour trouver un accord sur les tarifs de l’acier et de l’aluminium. Cette technique du bâton et de la carotte perturbe fortement les marchés financiers et entraîne une volatilité des taux de change et des taux d’intérêt. Tant que cette rhétorique guerrière commerciale se poursuit, il y a de fortes chances pour que les marchés financiers demeurent instables. Pour les Américains, il faudra cependant veiller à ne pas trop irriter ses partenaires commerciaux car ce sont aussi des partenaires financiers gros acheteurs de dette américaine. Le chemin de hausse des taux tracé par Jérôme Powell (trois hausses en 2018, trois hausses en 2019 et deux en 2020) devrait inciter les investisseurs européens à continuer à se porter acquéreurs de la dette.

Cette bataille pour une meilleure répartition des richesses mondiales issues de l’ultra-globalisation des échanges s’avère aussi perceptible au sein même des entreprises. Le sujet de la répartition entre le facteur capital et le facteur travail n’est pas nouveau. Elle hante tous les économistes car c’est la clé de voûte de la cathédrale capitaliste.

Plusieurs grandes entreprises ont récemment infléchi à la hausse leur politique salariale en octroyant des augmentations ou indemnités significatives (Toyota, Skoda, Porsche, JP Morgan, Walmart…). La déviation croissante de l’évolution des revenus de la classe moyenne par rapport à sa tendance moyenne historique constitue un défi pour les dirigeants et les gouvernements. Sans inflation salariale, il n’y aura ni inflation ni saine inflation. La pénurie de main-d’œuvre est déjà une réalité en Europe car le chômage y a baissé de plus de trois points.

Les entreprises vont donc devoir trouver des moyens pour protéger leurs marges dans un environnement volatil. Pour l’heure, l’année est trop peu entamée pour avoir une première vision de la robustesse des perspectives de progression des bénéfices. Les estimations des bénéfices seront encore plus déterminantes que l’année dernière car les vents contraires se sont levés (politique monétaire moins accommodante et discours de guerre commerciale). Et ils ne constituent en aucun cas des éléments susceptibles de rasséréner les marchés financiers.


Focus Fonds

Point sur Eurose

Retrouvez notre point sur le fonds par Jean-Charles Mériaux, Directeur de la Gestion, et Philippe Champigneulle, Gérant.

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Expertise | Pourquoi investir dans les Mid-Cap Européennes avec DNCA Invest Archer Mid-Cap Europe ?

– Les « mid-cap européennes », un segment de marché attractif.
– Un portefeuille composé d’entreprises qui affichent :

  • une valorisation attractive,
  • un avantage concurrentiel,
  • un alignement des intérêts des dirigeants et des actionnaires.
– Un portefeuille équilibré : 40 à 65 positions
– +19,13% de performance annualisée depuis création* avec une volatilité de 10,27%
– Un gérant expérimenté, Don Fitzgerald, 12 ans d’expérience, noté « AA » par Citywire**.

L'Europe à la traîne de Wall Street malgré de bons indicateurs macro-économiques

Texte achevé de rédiger le 5 mars 2018 par Igor de Maack, Gérant et porte parole de la Gestion.

Le paradoxal Donald Trump a encore frappé la planète Capitalisme en annonçant la mise en place de tarifs douaniers sur les importations d’acier (25%) et d’aluminium (10%) aux Etats-Unis. Ces mesures protectionnistes (déjà perceptibles dans le programme du président américain) ont envoyé les indices boursiers, notamment européens, au purgatoire en ce début de mois de mars.

Alors qu’ils avaient résisté lors du « flash crash » de février aux Etats-Unis, l’Europe accuse désormais un retard significatif (si on ne prend que la comparaison en monnaie locale) significatif par rapport aux indices américains. Le DAX 30 est même devancé par le CAC 40. Bref, tout est à refaire pour l’Europe et la zone euro alors même que l’horizon politique se dégage (vote du SPD en faveur de l’accord de coalition et résultat assez anticipé quoique toujours bancal issu des élections législatives italiennes). Les données macroéconomiques y sont excellentes sur la composante réelle (volume). En revanche, les prix n’évoluent toujours pas franchement à la hausse et les indices d’inflation sont positionnés toujours assez loin de la cible des 2% (1,3%). L’omniscience du capitalisme ultra-globalisé est désormais remise en cause par de nombreux pays dans le sillage des Etats-Unis.

Les pays émergents ne sont pas en reste puisque l’Inde applique déjà depuis quelques mois des contraintes lourdes aux importateurs. La Chine, qui a toujours bien su défendre ses intérêts économiques sur son sol, change son modèle institutionnel pour donner les pleins pouvoirs à Xi Jinping de manière indéfinie. Ce n’est probablement pas pour répondre de façon molle aux coups de boutoirs de son meilleur ennemi commercial (les Etats-Unis). Le Japon fait figure d’exception en ouvrant petit à petit ses frontières (notamment aux touristes en dérégulant sa politique de visa) dans la perspective des Jeux Olympiques de 2020 (objectif de 40 millions de visiteurs contre 28 millions aujourd’hui). Mais il apparaît bien démuni face aux puissances qui ont contribué à sa fabuleuse capacité exportatrice depuis de nombreuses années. 2018 ne sera pas une année facile pour les gérants car de nombreuses zones de risque sont apparues (volatilité, change, taux d’intérêt).

Il faudra donc être aussi agile que la frêle embarcation qui défie la fameuse vague de l’estampe du grand maître nippon Hokusai.


DES MARCHÉS TECHNIQUES

Texte achevé de rédiger le 23 février 2018 par Igor de Maack, Gérant et porte parole de la Gestion.

Depuis la Grande Correction de février, les marchés sont entrés dans une phase technique, volatile et incertaine. Ils viennent régulièrement tester des niveaux et supports dont les chartistes raffolent : 1,25 pour l’euro/dollar, 70 dollars pour le pétrole et 2,9-3% pour les emprunts d’Etat américains à dix ans. Les données fondamentales restent bonnes également aux Etats-Unis où même la Fed a avoué être surprise par l’ampleur de l’effet de la réforme fiscale.

La construction résidentielle y affiche en janvier une bonne croissance (+9,7% sur les mises en chantier) et les enquêtes sur le climat des affaires enregistrent aussi des niveaux satisfaisants en février sur les deux composantes (industrie et services). Les chiffres d’inflation très (trop?) longuement commentés ne sont pas encore effrayants mais un peu partout dans le monde les thématiques du pricing power et de la pénurie de matières et de main d’œuvre résonnent de plus en plus. La véritable entrée en piste du banquier central américain Powell alimente les doutes et les questions des investisseurs. Powell est d’abord dans l’imaginaire collectif, le nom du général américain qui remporta la victoire dans la première guerre du Golfe. Le banquier central reprendra-t-il à son compte la doctrine de force écrasante chère à son homonyme en se montrant très agressif ?

Sa conférence mercredi prochain pourrait donner une première réponse aux investisseurs sur la vitesse de normalisation et donc des hausses de taux de la Fed : 3 ou 4 sont les chiffres qui circulent actuellement pour 2018. Le premier des risques à contenir pour lui sera celui de la surchauffe potentielle de l’économie américaine. Pour la première fois depuis longtemps, l’Europe fait moins peur que les Etats-Unis. Depuis le début de l’année, les flux son nettement en faveur des actions européennes au détriment des actions américaines. En effet, les investisseurs ont retiré 22 Md$ des actions américaines alors qu’ils ont investi 15 Md$ dans les actions européennes. Souhaitons que la date du 4 mars (élections italiennes et vote interne du SPD en Allemagne sur l’accord de coalition) ne vienne pas inverser cette tendance favorable.


EUROSE - L'incontournable de la gestion patrimoniale

COMMENTAIRE DE GESTION

Jean-Charles Mériaux – Philippe Champigneulle – Romain Grandis – Damien Lanternier – Adrien Le Clainche – Baptiste Planchard Achevé de rédiger le 1er février 2018

2018 démarre fort sur les marchés d’actions de la zone euro, avec un indice Euro STOXX 50 Net Return en progression de plus de 3% en janvier. La macro-économie est au beau fixe. Les résultats des entreprises devraient être au rendez-vous, mais les attentes des analystes sont déjà importantes, à en croire la progression des valorisations. Du côté des taux, les anticipations de conditions moins accommodantes commencent à se faire sentir : le taux à 10 ans de l’emprunt d’État allemand, à +0,43% fin décembre, s’affiche déjà un mois plus tard à +0,70%, envoyant en territoire négatif les performances de tous les compartiments des marchés obligataires, hors crédit à haut rendement. L’indice FTSE MTS Global perd 0,40%.

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R é u n i o n A n n u e l l e P a v i l l o n V e n d ô m e 2 4 j a n v i e r 2 0 1 8


Retrouvez l'interview de Don Fitzgerald, CFA, gérant de DNCA Invest Archer Mid-Cap Europe. LIRE LA SUITE

1er décile de sa catégorie Morningstar[1]

+25,62% de performance annualisée depuis création[2]

Quelles sont les principales caractéristiques du fonds ?

La capitalisation moyenne des entreprises en portefeuille est de 4 Mrds d’euros en moyenne. La répartition géographique du fonds est assez large car notre
terrain de chasse s’étend sur toute l’Europe, Royaume-Uni, pays nordiques et Suisse inclus.
Le portefeuille est diversifié avec environ 50 titres tout en ayant une attention particulière à la volatilité du portefeuille.

Comment expliquez-vous la performance de plus de 23% du fonds en 2017 ?

Le fonds a terminé l’année à +23,18%, surperformant largement son indice de référence[3] de +8,76%. Ce résultat n’a pas été obtenu par la bonne performance d’une ou deux valeurs surpondérées mais par le cumul de plusieurs bonnes performances en portefeuille. Notre sélection de titres paneuropéens a démontré sa solidité et nos convictions placées en elle.
Par ailleurs, en 2016 le fonds avait aussi surperformé son indice et surtout ses principaux concurrents notamment ceux avec un style de gestion croissance.

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