Croissance : La France dans la moyenne européenne

Asset Management - Au cour du dernier trimestre de 2017, la croissance française est revenue dans les standards européens.

Depuis plus de deux ans, la France avait un taux de croissance trimestrielle inférieur à la moyenne européenne. Avec le 4e trimestre de l’année dernière, le PIB de la France a augmenté au même rythme que celui de la zone euro et de l’Union européenne. Le taux de croissance de 0,6 % est également identique à celui de l’Allemagne. En rythme annuel, la France est juste en-dessous de la moyenne de la zone euro et de l’Union européenne (respectivement 2,5 %, 2,7 % et 2,6 %). Par ailleurs, la France, tout comme l’Europe, fait désormais jeu égal avec les Etats-Unis. En effet, au cours du quatrième trimestre 2017, le PIB des États-Unis a progressé de 0,6 % par rapport au trimestre précédent (contre +0,8 % au troisième trimestre 2017). Par rapport au même trimestre de l’année précédente, le PIB a progressé de 2,5 % Sur l’ensemble de l’année 2017, le PIB a augmenté de 2,3 % dans la zone euro et de 2,4 % dans l’UE28, contre 1,8 % et 2,0 % en 2016. La France est encore un peu en retrait avec un taux de 2 %.

En Europe, au cours du 4e trimestre 2017, sur une base annuelle, les plus forts taux de croissance sont enregistrés en Roumanie (7 %), en Slovénie (6,2 %), en Estonie (5,3 %) et en République tchèque (5,2 %). Les plus faibles taux de croissance ont été remarqués au Danemark (1,2 %), au Royaume-Uni (1,4 %) et en Grèce (1,9 %). Comme pour la France, la dépense de consommation finale des ménages a moins progressé au cours du 4e trimestre au sein de la zone euro (+0,2 %) et de l’Union européenne (+0,3 %) que lors du trimestre précédent (+0,3 % et +0,4 %). Les conditions climatiques clémentes ont freiné les dépenses d’énergie. En revanche, l’investissement a fortement contribué à la croissance. En effet, la formation brute de capital fixe a progressé de 0,9 % dans les deux zones (contre -0,2 % dans la zone euro et +0,2 % au sein de l’Union au 3e trimestre). Les faibles taux d’intérêt et le climat de confiance élevé contribuent à cette progression de l’investissement. Les exportations ont également augmenté de 1,9 % dans la zone euro et de 1,7 % pour l’ensemble de l’Union (contre +1,6 % et +1,3 %). Les importations ont, par ailleurs, augmenté de 1,1 % dans la zone euro et de 1,3 % pour l’Union européenne.

Philippe Crevel

Directeur du Cercle de l'Épargne

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